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    Amériques

    Aux Etats-Unis, un nouveau mais éphémère «shutdown»?

    media Le républicain Rand Paul, à l'origine du blocage au Sénat, le 8 février 2018 à Washington. ALEX WONG / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

    Pour la deuxième fois en moins d’un mois, les autorités fédérales sont paralysées, faute d’accord au Congrès sur le budget. Mais alors qu'il y a un peu plus de deux semaines, c'étaient les démocrates qui avaient empêché le vote, cette fois, c’est le sénateur du Kentucky, le républicain Rand Paul qui est à l’origine du blocage. Dans la foulée, le Sénat a revoté et obtenu un accord, mais ce nouveau texte doit être approuvé par la Chambre des représentants.

    Ce nouveau et peut-être éphémere « shutdown », indique notre correspondante à Washington, Anne Corpet, est une surprise car mercredi soir, les chefs des deux partis au Sénat avaient annoncé un compromis budgétaire, et le vote s’annonçait sans problème.

     → A (RE)LIRE : Etats-Unis: le Sénat s'accorde sur le budget et éloigne la menace du « shutdown »

    Mais c’était sans compter sur Rand Paul, qui s’est interposé ce jeudi soir à la tribune pour vilipender le dérapage budgétaire induit par le texte.

    Il faut dire que le compromis trouvé prévoit d'accroître les dépenses publiques de près de 300 milliards de dollars sur deux ans et suspend le plafond de la dette jusqu’en mars 2019. Il est donc en rupture totale avec l’orthodoxie budgétaire habituelle des conservateurs. C’est ce pourquoi Rand Paul a décidé de bloquer toute possibilité de vote avant minuit.

    « L'hypocrisie flotte dans l'air »

    « Comment pouviez-vous être contre le déficit du président Obama mais pour un déficit républicain ? Est-ce que ce n’est pas la définition exacte de la malhonnêteté intellectuelle ?, s’est emporté l’élu républicain à la tribune. Est-ce que ce n’est pas la définition exacte de l’hypocrisie ? Quand les démocrates étaient au pouvoir les républicains étaient le parti conservateur. Mais quand les républicains sont au pouvoir on dirait qu’il n’y a plus de parti conservateur. »

    Et Rand Paul de conclure : « L’hypocrisie flotte dans l’air et choque quiconque à un minimum de décence ou d’honnêteté intellectuelle. Le sale petit secret c’est qu’en fait personne ne se soucie de la dette. Le budget fait 700 pages. Et il n’y aura pas d’amendement. Donc c’est un choix binaire. C’est à prendre ou à laisser. Et vous savez quoi, je vais laisser… »

    De son côté, le sénateur républicain John Cornyn a tenté à plusieurs reprises de faire procéder au vote et éviter le « shutdown », mais sans succès : « en faisant objection à de multiples reprises au vote, le sénateur du Kentucky nous conduit effectivement à la paralysie du gouvernement fédéral. Pour aucune raison valable. Je sais qu’il veut faire valoir ses arguments, il en a le droit. Je suis d’accord avec beaucoup de ses préoccupations concernant le déficit et la dette mais nous sommes dans une situation d’urgence. »

    La présidence du Sénat a dû suspendre la séance à minuit pour en ouvrir une nouvelle une minute plus tard et convoquer un vote. Celui-ci s'est conclu par une large approbation avec 71 voix contre 28. Cela n'a rien d'étonnant, puisque cet accord budgétaire avait été proposé par des sénateurs républicains et démocrates.

    Mais le tour n'est pas encore joué. Pour entrer en vigueur, le texte doit maintenant être voté par la chambre des représentants. Et là, les choses risquent de se compliquer. Les représentants démocrates sont toujours mécontents du fait que le sort des « Dreamers », ces migrants arrivés aux Etats-Unis en tant que mineurs, ne figure pas dans l'accord budgétaire. De leur côté les Républicains ne sont pas non plus certains de pouvoir compter sur l'ensemble de leurs troupes. Les plus conservateurs risquent de s'opposer à un texte qui entrainerait, selon eux, un dérapage budgétaire.

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