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    A la Une: la crise vénézuélienne devient une crise régionale

    media Des migrants vénézuéliens venus se réfugier à Boa Vista, au Brésil cherchent un emploi, le 17 octobre 2017. ©Reuters/UNODC

    Plus de 70 000 Vénézuéliens se sont réfugiés au Brésil, notamment dans l’Etat de Roraima. Les autorités locales ont du mal à gérer la situation, le gouvernement fédéral leur vient en aide. Le président Michel Temer a décidé d’interrompre ses vacances à Rio (où il suit le Carnaval) pour se rendre à Boa Vista, capitale de Roraima, où 30 000 à 40 000 migrants vénézuéliens vivent dans des conditions précaires. « Après deux ans de crise, le président s’occupe de l’exode vénézuélien », écrit Folha de Sao Paulo. D’éventuelles mesures d’urgence devraient être discutées selon de journal.

    La visite éclair du président intervient alors que la tension monte à Boa Vista. Les autorités locales sont submergées par l’arrivée des réfugiés, environ mille par jour, d’après O Globo. Les actes de violences se multiplient à l’encontre de ces migrants du pays voisins confrontés à un climat hostile à leur égard. Selon la Folha de Boa Vista, les commerçants se plaignent d’une baisse de leurs chiffres d’affaires. La clientèle éviterait le centre-ville à cause des mauvaises odeurs. Des odeurs qui viendraient des immigrants qui feraient leurs besoins dans la rue, selon le journal local. Le gouvernement brésilien en tout cas qualifie cette situation de dramatique. « Il ne faut pas attendre la fin du Carnaval pour agir », a déclaré le ministre de la Sécurité nationale, cité par O Globo.

    La crise vénézuélienne s'invite aussi dans la campagne électorale en Colombie.

    Un candidat à la présidence proche de la révolution bolivarienne monte dans les sondages et affole la classe politique, rapporte El Pais. Comment réagir face à la crise vénézuélienne ? Certains candidats demandent de ne pas reconnaître le résultat de la présidentielle au Venezuela, d'autres, les plus radicaux, voudraient une intervention militaire au pays voisin. Et puis, raconte encore le quotidien de Cali, il y a ceux qui n'hésitent pas à mener campagne à Cúcuta, ville frontalière où arrivent des milliers de Vénézuéliens, pour dénoncer en même temps « La dictature de Maduro et le manque de moyens mis à disposition des autorités locales pour affronter le flux incessant de réfugiés vénézuéliens ».

    Pourtant le gouvernement colombien semble prendre les devants concernant la crise dans le pays voisin. El Universal révèle que Bogota a contacté les agences internationales afin de préparer un plan de sauvetage financier à hauteur de 60 mille millions de dollars américains pour le Venezuela, sous condition que le président Nicolas Maduro quitte le pouvoir. Selon le ministre colombien des Finances, « le Fond monétaire international, la Banque interaméricaine de développement et la Banque mondiale commence à réfléchir au " jour après ". « En cas de changement de gouvernement, nous ne pourrons pas improviser », explique le ministre colombien dans les colonnes du journal. « Nous devrons avoir un plan de financement tout près, car le Venezuela aura besoin d'aide ».

    Ce lundi marque le dernier jour d’une grève armée, lancée par l'ELN.

    La dernière guérilla encore active en Colombie avait lancé cette grève samedi pour protester contre la suspension des pourparlers de paix de la part du président Juan Manuel Santos. La guérilla exige que cessent les transports et toute autre activité dans les territoires où elle est implantée, sous menace d'actions violentes.

    D'après les informations d'El Tiempo, de nombreuses entreprises de transport ont diminué leur présence sur les routes, par peur des attaques. Et en effet, poursuit le journal, la guérilla a incendié des véhicules, commis des attentats à l'explosif contre des infrastructures routières et s’est livrée à toutes sortes d'intimidation de la population. « L'escalade armée entreprise par l'ELN rend l'avenir des pourparlers entre la guérilla et le gouvernement de plus en plus incertain », constate de son côté El Colombiano.

    Le plan de Trump en faveur des infrastructures américaines

    Donald Trump doit dévoiler aujourd'hui les grandes lignes de son plan d'investissement pour améliorer les infrastructures. Selon les premiers détails dévoilés hier par la Maison Blanche et repris par le Washington Post, 200 milliards de dollars devraient être consacrés aux infrastructures routières. Et puis le président devrait aussi revenir à la charge concernant le mur à la frontière avec le Mexique pour lequel il sollicitera près de 23 milliards de dollars, rapporte The Hill.

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