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    A la Une: quitter le Venezuela et tout abandonner, y compris ses enfants

    media Des officiers des services d'immigration colombiens prennent en photo des migrants vénézuéliens, à Cucuta, en janvier 2018. REUTERS/Carlos Garcia Rawlins

    Les Vénézuéliens sont très nombreux à fuir leur pays pour des raisons économiques. Ils sont notamment des milliers à tenter de franchir la frontière colombienne. Semana propose cette semaine un long reportage sur le voyage semé d’embuches de ces migrants, qui cheminent à travers le désert de La Guajira, dans le nord-est de la Colombie. A noter aussi, ce mardi, un reportage inquiétant en Une du Washington Post : le journaliste soutient que ces derniers mois, dans l’ensemble du Venezuela, des centaines d’enfants ont été abandonnés par leurs parents pour des raisons économiques.

    Ces parents réalisent « l’impensable », écrit-il, car ils n’ont plus les moyens de les nourrir ou de les soigner. Le Washington Post cite l’exemple de cette petite fille de trois ans « qui ne parle plus vraiment » depuis que sa mère l’a laissée au mois de septembre avec un sac de vêtements dans une station de métro, avec une petite note suppliant une bonne âme de la nourrir.

    Il n’existe aucun chiffre officiel sur le sujet et il est impossible de pénétrer dans les orphelinats publics, explique le reporter ; mais sous couvert de l’anonymat, un responsable en charge de l’aide à l’enfance dans un quartier de Caracas qualifie de catastrophique la situation dans ces structures, car les enfants y parviennent « sous-alimentés et en mauvaise santé ». « Nous n’avons pas les moyens de nous en occuper », résume-t-il.

    « Irresponsabilité fiscale » aux États-Unis ?

    Aux États-Unis, l’administration Trump a envoyé au Congrès son projet de budget 2019. En résumé : les dépenses militaires sont dopées et le déficit s’alourdit. Il est même projeté à « perte de vue », écrit le Los Angeles Times ! « Le parti républicain a placé les réductions d’impôts avant l’équilibre budgétaire sur sa liste de priorités », ce qui est le cas, en général, à chaque mandat républicain, consent le journal, « mais les précédentes administrations s’étaient au moins efforcées de présenter un budget équilibré sur le papier ». Même le pourtant très conservateur Washington Times s’étonne que « contrairement à l’année dernière, on n’essaye même pas d’équilibrer le budget fédéral sur 10 ans ».

    Le déficit augmente, et en parallèle, note le New York Times, le projet réduit « les dépenses dans l’assurance-maladie, les transports et d’autres services gouvernementaux essentiels ». Pour le Washington Post, ce budget « est le contraire de ce qu’aurait fait un gouvernement responsable ». « L’irresponsabilité fiscale est la marque de la gouvernance populiste », ce qui place, selon le journal, l’administration Trump au même rang que Chavez au Venezuela ou Perón en Argentine. « La gueule de bois, économique et politique, est toujours douloureuse ».

    Chicago : 20 ans en prison pour rien

    Direction Chicago maintenant, où quatre hommes noirs emprisonnés à tort pendant plus de 20 ans, portent plainte contre la police. Sur le banc des accusés notamment : deux enquêteurs déjà connus, rapporte le Chicago Tribune, pour avoir obtenu des confessions de manière douteuse. Ce dont ils sont accusés cette fois, c’est d’avoir extorqué ces confessions à des enfants, car les quatre hommes avaient 16 ans à l’époque, sans leur accorder d’aide juridique ni leur permettre de consulter des adultes de leurs familles.

    L’un des plaignants affirme qu’il a signé des aveux alors qu’on lui avait dit qu’il s’agissait « d’un document de routine qui mènerait à sa libération ». Des aveux, qui ne concordaient pas et qui n’étaient étayés d’aucune preuve matérielle. Les quatre hommes réclament aujourd’hui une compensation financière, qui n’a pas été précisée.

    Michelle et Barack Obama se font tirer le portrait

    Un mot encore des États-Unis, avec ces portraits de Michelle et Barack Obama, qui s’installent à la National Portrait Gallery de Washington. Pour les anciens présidents, c’est une tradition. Pour la première fois, ces portraits ont été commandés à des peintres afro-américains. Ils sont encensés par les critiques, mais ont suscité de nombreux commentaires sur Twitter, s’amuse Politico. « Le mur de verdure derrière le président Obama entraine, par exemple, des blagues sur l’histoire [de l’ancien président] avec la marijuana ». Beaucoup critiquent aussi le visage de Michelle Obama, jugé pas franchement ressemblant. D’après certains twittos, il ressemblerait davantage à celui de Kerry Washington, l’actrice de la série Scandal.

    Mais si le visage de Michelle Obama est « insignifiant », écrit Politico, c’est aussi pour mettre en valeur cette longue robe qui occupe les trois quarts du tableau. Une robe Milly inspirée, raconte la créatrice au Washington Post, par un « désir d’égalité des droits, d’égalité raciale, d’égalité LGBT ». Bref, « une robe qui est, autant que son visage, une fenêtre sur l’identité de l’ancienne première dame, et peut-être même une fenêtre plus juste, estime Politico. Peut-être aussi l’énoncé politique le plus frappant jamais trouvé dans les détails d’un portrait présidentiel ». Newsweek, pour sa part, s’amuse du show télévisé de Jimmy Kimmel lundi soir, qui imagine de quelle manière le président Trump pourrait être peint. On vous laisse découvrir le résultat dans la vidéo publiée sur le site du magazine !

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