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    Le carnaval d'Oruro en Bolivie, l'autre carnaval sud-américain

    media Le carnaval d'Oruro est une fête populaire, le plus grand festival folklorique et religieux du pays. Jose Luis Quintana/LatinContent/Getty Images

    Dans la ville d’Oruro a lieu l’un des plus beaux carnavals du continent sud-américain. Ce n’est pas Rio mais l’ambiance y est tout aussi chaleureuse. Au programme deux jours de défilés de danses traditionnelles, défilés qui durent 20 heures par jour. Cet événement est classé au patrimoine mondial immatériel de l’Unesco. Le week-end dernier, c’était donc la fête.

    De notre envoyée spéciale à Oruro,

    Pendant le carnaval,la ville minière d’Oruro se transforme complètement. C’est même un peu le chaos car cette ville d’à peine 270 000 habitants en temps normal, accueille pour un week-end 450 000 spectateurs, 60 000 danseurs et 6 000 musiciens. Samedi 10 février, un accident tragique a d’ailleurs fait 8 morts dans une rue de la ville lors de l’explosion d’une bonbonne de gaz d’un poste ambulant de vente de nourriture. Chaque année la fête est entachée de décès, comme des gradins qui s’effondrent ou des accidents de la route.

    Une fête du folklore bolivien

    Mais malgré tout, les Boliviens viennent de tout le pays pour assister au défilé. On peut y voir toutes les danses traditionnelles boliviennes, la diablada, la morenada, les tinkus et bien d’autres, le tout dans des costumes à couper le souffle. Très tôt le matin à l’entrée du parcours, les maquilleuses, les coiffeuses sont sur le pied de guerre depuis 4h du matin. Patty coiffe ici depuis 15 ans, elle en a vu de toutes les couleurs : « Certaines danseuses font la fête toute la nuit et quand elles arrivent elles sont toujours un peu éméchées. D’autres fois, elles arrivent avec une seule tresse de leurs faux cheveux et me disent : ‘J’ai oublié l’autre tresse dans la voiture !’ Et nous, on doit se débrouiller avec ça ! »

    Une fête religieuse

    Le parcours est de 4 km à travers la ville et ce que l’on appelle le « défilé » est en réalité une procession jusqu’à la Virgen du socavón, la Vierge de la Mine. Car le carnaval est avant tout un moment religieux. Pour danser plus de 4 heures, la motivation des participants, c’est la foi. « Moi je danse car j’ai la foi, je danse pour la Vierge de la Mine. Cela fait 11 ans que je participe, et même enceinte je dansais ! Le parcours c’est un très beau moment, parce qu’une fois que tu y es, que tu danses, il y a une émotion… je ne peux pas l’expliquer, il faut la vivre, il faut venir au carnaval d’Oruro pour sentir cette émotion, pour danser et pour crier avec les gens ! », raconte Pamela. Le carnaval d’Oruro est un très bon exemple du syncrétisme bolivien, soit le mélange des rites andins et de la religion catholique. Dans la diablada par exemple, on voit défiler le Supay, seigneur des enfers et dieu de la mort dans les mythologies andines, au côté de l’Archange Saint-Michel.

    Un coût important

    A Oruro, il faut croire pour danser, mais pas seulement. Il faut également économiser toute l’année. Mélanie est une Française, qui danse comme chola antigua dans la fraternité des Cocanis et elle détaille le coût de son week-end : «Il faut compter 200 dollars pour le costume avec les bottes et les bijoux, après il faut payer le droit d'entrée et je crois que dedans il y a les musiciens qui sont inclus, cela fait 400 dollars auxquels il faut rajouter l'hébergement, le transport, plus l'argent pour se maquiller et se coiffer». Aujourd’hui, tous ont fini de danser et chacun est rentré chez soi, mais avec une seule chose en tête : revenir l’année prochaine.

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