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    Amériques

    A la Une: la présidentielle au Venezuela

    media L'opposant et candidat à la présidentielle Henri Falcon lors d'une conférence de presse, le 27 février 2018 à Caracas. REUTERS/Marco Bello

    L’élection présidentielle au Venezuela, prévu le 22 avril, se tiendra finalement le 20 mai. Cette annonce, faite hier par les autorités électorales du pays, est le fruit d’un accord, conclut le parti socialiste de Nicolas Maduro et les formations politiques qui soutiennent la candidature de celui qui sera le principal adversaire du président sortant durant ce scrutin : Henri Falcon, ancien chaviste mais qui depuis 2010 avait soutenu l’opposition.

    Cet accord prévoit non seulement le report d’un mois de la présidentielle mais aussi la tenue, le même jour, des élections législatives régionales et municipales, ainsi qu’une série de garanties pour améliorer les conditions pour la tenue des scrutins, comme la présence d’observateurs internationaux ou la prolongation des délais d’inscriptions sur les listes électorales des Vénézuéliens émigrés, entre autres.

    Pourtant, une partie de la presse vénézuélienne se montre aujourd’hui extrêmement sévère envers cet accord et la candidature d’Henri Falcon qui a rendu l’entente possible. Car l’opposition de coalition, la MUD, appelle toujours et encore au boycott de la présidentielle et voit en Henri Falcon un traître.

    « Si Henri Falcon participe à cette élection, c'est parce qu'il est convaincu que la majorité des Vénézuéliens veulent voter. Et il croit même en une véritable avalanche de votes contre le gouvernement », explique le site internet Efecto Cocuyo qui poursuit avec un ton presque biblique : « La prophétie d’un vote massif contre le régime n'est pas nouvelle. Elle fait son apparition avant chaque scrutin. C'est la version modérée du soulèvement militaire, ou encore de l'illusion d'un coup d'Etat qui apporterait un retour à l'ordre constitutionnel au Venezuela. Mais c'est oublier que l’organisation, le déroulement et le résultat des élections sont entièrement contrôlés par le Chavisme ».

    « Mais de facto », constate laconiquement l'éditorialiste de La Verdad, « nous n'avons pas d'autre arme pour affronter ce régime corrompu que notre vote. Même si nous avons peur que ce vote soit manipulé par le gouvernement qui a à ses bottes les principales institutions du pays ».

    Une chose semble évidente dans les commentaires des journaux vénézuéliens aujourd'hui : la participation d'Henri Falcon à la présidentielle donne le coup de grâce à la coalition d'opposition qui avait appelé au boycott du scrutin. Est-ce que ce chaviste dissident, qui fût ces dernières années membre de la MUD, est finalement « l'allié ou l'adversaire de Nicolas Maduro », s'interroge le Diaro de los Andes.

    « Ne nous voilons pas la face, répond Tal Cual , pour rendre crédible cette élection présidentielle, le régime avait besoin d’un candidat, capable de représenter un contrepoids au président sortant, Nicolas Maduro. Mais quand les lumières des projecteurs se sont éteintes hier, et que les caméras avaient disparu, le chef de l'Etat et son soit-disant adversaire se sont serré la main, et, très émus, se sont mutuellement félicités pour le spectacle grandiose qu'ils venaient de produire pour démontrer l'esprit démocratique de cette dictature », termine le quotidien.

    El Nacional n'arrive plus à cacher son amertume : « Ce qui a détruit l'opposition, c’est sa carence en densité morale, son absence de force, son manque de leadership, capable d'imposer une ligne politique incontestée et d'obtenir le soutien de la société civile », écrit l'éditorialiste avant de conclure : « A la place, la MUD a permis que se développe en son sein une sorte de ‘chavisme light’, en la personne d’Henri Falcon, qui s'est porté candidat à la présidentielle et servira désormais de punching-ball au boucher Maduro ».

    Pérou : Kenji Fujimori démissionne du parti Force populaire

    Au Pérou le fils cadet de l'ancien dictateur Alberto Fujimori quitte définitivement le parti Force populaire dirigé par sa sœur. Kenji Fujimori a annoncé son départ hier, « un jour seulement après les déclarations de l'ex-représentant d'Odebrecht au Pérou révélant que l'entreprise brésilienne avait financé une partie de la campagne présidentielle de sa sœur, Keiko Fujimori », rapporte El Commercio, qui poursuit : « Par conséquent le fils cadet de l'ancien dictateur estime devoir quitter le parti Force Populaire, dépourvu, selon lui, de toute autorité morale ».

    Un Fujimori qui quitte le parti fujimoriste… quelles seront les conséquences pour ce mouvement politique au Pérou? A en croire les analystes, cités par El Commercio, le départ de Kenji représente un point de rupture. Nombreux sont ceux qui croient que le jeune frère de Keiko créera son propre parti. « Le paysage politique péruvien s’en trouvera durablement changé », prédit le quotidien.

    Haïti : les écoliers encore une fois dans les rues

    En Haïti, les écoliers étaient encore une fois dans les rues ce jeudi. « Ils réclament des professeurs, des cours, une vie scolaire normale  », explique Frantz Duval du Nouvelliste. « Quitter chez soi, parcourir parfois des kilomètres pour se retrouver à se tourner les pouces dans une salle de classe n'est en effet pas chose acceptable », renchérit Gary Victoir du quotidien Le National.

    Les deux éditorialistes critiquent aujourd'hui sévèrement aussi bien la corruption que le gaspillage des fonds publics. Le Nouvelliste parle de « gangs organisés qui soutirent sans fin les fonds publics sans dispenser en retour la meilleur des formations aux élèves dont ils ont la charge ». Le National n'y va pas par quatre chemins et fustige « ce hold-up effectué par nos gouvernements successifs sur les ressources du pays siphonnées autre part, là où elles ne vont servir qu'à des intérêts particuliers ». Et le journal de conclure : « Si on coupait le robinet partout où il ne s'agit que de permettre à des particuliers de s'enrichir, on trouverait certainement de quoi ramener à la normale ce pays ».

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