GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 18 Avril
Jeudi 19 Avril
Vendredi 20 Avril
Samedi 21 Avril
Aujourd'hui
Lundi 23 Avril
Mardi 24 Avril
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Amériques

    A la Une: Brésil, l’assassinat d’une icône de la lutte contre les violences policières

    media Le 15 mars 2018, des jeunes se consolent auprès d'un portrait dessiné de Marielle Franco, conseillère municipale de Rio de Janeiro assassinée. REUTERS/Ricardo Moraes

    Le Brésil est sous le choc après l’assassinat mercredi soir à Rio de Marielle Franco, conseillère municipale afro-brésilienne du PSOL, le parti socialisme et liberté. En Une de tous les quotidiens brésiliens, des photos et des vidéos des milliers de personnes qui se sont rassemblées jeudi au centre-ville de Rio de Janeiro pour un adieu plein de colère et d’émotion avant l’enterrement en fin d’après-midi de Marielle Franco et de son chauffeur Anderson Pedro Gomes. Sur les affiches brandies dans la foule, des inscriptions telles que « Nos vies comptent » avec le hashtag #Marielle, en l’honneur de Marielle Franco et de son combat pour les Afro-Brésiliennes, pour les gays, bis et transsexuels : « On est toutes un peu mortes » dit une femme, une autre ajoute : « mais on va continuer le combat qu’elle a mené ».

    « L’assassinat de la conseillère municipale est un affront à la démocratie » s’exclame l’éditorialiste du journal O Globo. Dans cette escalade de la violence dans l’Etat de Rio « les criminels agissent comme des mafieux, ils attaquent désormais des représentants des institutions. C’est un chemin dangereux qui nécessite un holà immédiat de l’Etat et de toute la société. Et il faudra se demander, même si c’est une question qui dérange, si certains de ces groupes mafieux ne sont pas infiltrés dans l’appareil d’État », conclut le quotidien.

    Même interrogation du côté de la Folha de São Paulo qui se demande « Qui a tué Marielle ? » Selon les premiers éléments de l’enquête, indique l’éditorialiste, « rien n’a été volé, les neuf balles ont été retrouvées du côté du siège arrière de la voiture où se trouvait Marielle Franco. Il n’y a donc aucun doute : elle a bien été exécutée. La question est : pour quel motif ? Cet assassinat intervient à un moment très délicat, alors que les forces armées sont appelées à intervenir dans les favelas. Et justement Marielle Franco interpelait les autorités à propos des violences policières dans ces quartiers pauvres, des violences qui visent particulièrement les Noirs », rappelle la Folha de São Paulo, qui poursuit : « Élucider ce cas au plus vite donnerait une réponse à la société brésilienne et réaffirmerait l’Etat de droit démocratique à un moment où celui-ci est dangereusement menacé par le banditisme ».

    États-Unis : Washington sanctionne Moscou

    Dans un contexte particulièrement tendu entre les pays occidentaux et la Russie après l’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal, l’administration Trump a finalement annoncé hier une série de sanctions contre Moscou. Non pas pour l’affaire Skripal, mais en réponse à l’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine de 2016. Ces sanctions concernent 19 individus et cinq entités russes, dont les services de renseignement intérieurs et de l’armée. Et elles sont aujourd’hui largement commentées dans la presse outre-Atlantique.

    « Pour une présidence réticente à critiquer la Russie, ce jeudi a apporté un changement de ton », constate le Washington Post. « Mais guère plus. Donald Trump, d’une certaine façon, a donné à Vladimir Poutine une claque sur la main. Mais il doit faire bien plus s’il veut éviter que son homologue russe s’en prenne aux élections de mi-mandat en novembre et perpétue d’autres attaques brutales contre l’Occident, des attaques que Moscou est déjà en train de préparer », estime l’éditorialiste.

    Un point de vue que ne partage pas le journal local de San Diego, en Californie : « Hier, la Maison Blanche a apporté la preuve que l’apparente russophilie du président a ses limites », écrit le San Diego Tribune. « Nombreux seront ceux qui qualifieront ces sanctions de trop tardives et pas assez efficaces », concède l’éditorialiste. « Mais concernant un sujet d’une telle importance, même des pas de bébé doivent être applaudis ».

    USA Today souligne que les personnes et entités russes visées par les sanctions américaines « ont été pointées du doigt en février déjà par le procureur spécial pour avoir saboté les élections américaines. Avant tout, les mesures annoncées hier par l’administration Trump valident enfin l’enquête de Robert Mueller, une enquête qualifiée pourtant par le président de chasse aux sorcières ».

    Donald Trump continuerait à faire le ménage dans son entourage

    Après le limogeage spectaculaire du secrétaire d’État, Rex Tillseron, Donald Trump continuerait à faire le ménage dans son entourage. C’est en tout cas ce que rapportent depuis hier soir plusieurs journaux américains, dont le Wall Street Journal. Le président aurait décidé de se séparer de son conseiller à la Sécurité nationale, le général trois étoiles, McMaster. D’après les informations du Washington Post, Donald Trump envisagerait même « un chamboulement plus large qui inclurait probablement de hauts responsables de la Maison Blanche ». La porte-parole du président, cité par USA Today, a réfuté ces informations.

    Colombie : la « justice spéciale pour la paix » commence sa difficile mission

    En Colombie, la justice spéciale pour la paix a officiellement commencé ses travaux ce jeudi. Cette juridiction d’exception a été créée par l’accord de paix négocié avec la guérilla des FARC. Ses magistrats devront juger les violations des droits de l’homme et les crimes les plus graves commis pendant un demi-siècle de conflit armé.

    « Est-ce que la justice spéciale pour la paix guérira la Colombie ? », s’interroge aujourd’hui El Espectador. « Depuis hier, cette expérience judiciaire, qui se veut un modèle pour la Colombie et le monde entier, enregistre les victimes, reçoit les ex-guérilleros et établit des rapports... des éléments essentiels dans le processus de la réconciliation. Tous ses fonctionnaires portent sur leurs épaules l’immense poids d’un pays méfiant, d’un gouvernement affaibli et d’une paix qui ne mobilise pas les électeurs ». Et El Espectador de conclure : « Ce qui est en jeu ici n’est rien moins que leur capacité à guérir les blessures d’un pays rongé par les rancœurs. Voilà la tâche historique de la Justice spéciale pour la paix. »

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.