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    A la Une: deux semaines sans nouvelles du journaliste haïtien Vladjimir Legagneur

    media Le photojournaliste, Vladjimir Legagneur est porté disparu depuis le 16 mars dernier à Haïti : une marche blanche est organisée ce mercredi 28 mars à Port-au-Prince, la capitale. ©Valerie BAERISWYL/AFP

    Ce mercredi, cela fait exactement deux semaines que Vladjimir Legagneur a disparu. Ce photojournaliste, âgé de 30 ans, effectuait un reportage à Grand-Ravine, dans le quartier de Martissant, dans le sud de Port-au-Prince.

    « La disparition du photojournaliste a été signalée par sa femme le 16 mars auprès de la Direction centrale de la police judiciaire, qui a affirmé avoir ouvert une enquête à ce sujet. Depuis lors, plusieurs associations de médias, de journalistes et des organisations de droits humains réclament une enquête approfondie, sérieuse et diligente pour retrouver Legagneur », rappelle l'agence en ligne Alterpresse.

    A ce propos une marche blanche est aujourd'hui organisée dans la capitale haïtienne. Elle part ce matin du Champ de Mars pour finir devant le parquet de Port-au-Prince. Les proches et confrères de Vladjimir Legagneur « dénoncent la passivité du gouvernement et des autorités haïtiennes face à la disparition du journaliste », explique le Miami Herald. « Nous n'avons aucune information pour savoir si Vladjimir est vivant ou mort et si il est mort, dans quelles circonstances il est décédé », constate l'un des organisateurs de la marche dans les colonnes du journal. « Aucun quartier en Haïti ne devrait être une zone de non-droit ».

    « Pourtant Grand-Ravine, où a disparu Vladjimir Legagneur, semble être exactement cela, même pour la police nationale haïtienne », écrit le Miami Herald. « Le 13 novembre dernier, des centaines d'officiers de la PNH, appuyés par la Mission des Nations unies pour le soutien à la Justice en Haïti, avaient mené une opération anti-gang à Grand-Ravine. Opération qui s'est soldée par la mort de deux policiers et de plusieurs civiles », rappelle la correspondante du journal. « La mission onusienne avait condamné ces violences et réclamé une enquête judiciaire - un appel qui n'a pas été suivi d'effets ».

    Sous pression, la Police nationale haïtienne promet de « pacifier Grand-Ravine ».Son directeur général, Michel-Ange Gédéon, s'exprime aujourd'hui dans Le Nouvelliste. « La seule garantie que je peux donner, aussi difficile que puisse être cette zone, c'est que nous nous donnons comme obligation de pacifier ce quartier », affirme-t-il.

    Selon le chef de la police, la PNH dispose d'éléments précis sur la disparition de Vladjimir Legagneur mais se refuse à les communiquer car l'enquête, y compris à Grand-Ravine, est en cours. Et Le Nouvelliste de conclure : « Jusqu’à la découverte du corps de Vladjimir Legagneur, la police considère que le journaliste est encore en vie, malgré des informations laissant croire le contraire ».

    En Equateur aussi, deux journalistes et leur chauffeur manquent à l'appel

    Les trois hommes, dont les noms n’ont pas été divulgués par mesure de sécurité, étaient en reportage à la frontière colombienne pour l'un des principaux journaux du pays, El Commercio, quand ils ont été enlevés ce lundi. Selon les déclarations du ministre équatorien de l'Intérieur, César Navas, et relayées par El Telegrafo, ils vont bien et se trouvent probablement en Colombie. Lors d'une conférence de presse, le ministre a indiqué qu'un contact avait été établi avec les ravisseurs et que le gouvernement tentait d'obtenir la libération des trois hommes.

    Le gouvernement équatorien soupçonne les dissidents de la guérilla colombienne des Farc d'être derrière ce rapt. Selon les estimations, quelque mille ex-guérilléros n'ont pas adhéré au processus de paix en 2016 et se livrent depuis au trafic de drogue entre la Colombie et l'Equateur. Ils seraient également responsables des attaques perpétrées ces dernières semaines contre des commissariats de police et des postes militaires dans le nord de l'Equateur. « Les narcotrafiquants passent des attentats aux enlèvements », s'alarme Expreso. « Malgré la présence de près de 12 000 soldats déployés dans la zone, le kidnapping des trois journalistes met en lumière la fragilité de notre frontière », souligne le journal.

    Le gouvernement de Quito prend cet incident en tout cas suffisamment au sérieux pour convoquer le Conseil de sécurité publique de l'Etat. Cette réunion aura lieu ce mercredi avec pour objectif d'analyser la situation des trois journalistes et de coordonner au mieux les opérations à la frontière avec la Colombie entre l'armée et les forces de police, explique El Telegrafo.

    En attendant, les Equatoriens se mobilisent en solidarité avec les trois journalistes, leurs proches et leurs collègues. « Après la confirmation de leur enlèvement, toutes les institutions publiques équatoriennes, les élus, les ambassades de pays étrangers, les organisations internationales et de simples citoyens ont envoyé des messages de solidarité », rapporte El Comercio. Plusieurs veillées ont eu lieu hier soir à travers le pays, dont la plus importante sur la Place de l'Indépendance à Quito. « Les élus et même les membres du gouvernement, comme le ministre de la Défense, ont fait le déplacement », se réjouit le quotidien. « La vice-présidente de la République, Maria Alejandra Vicuña, a déclaré aux centaines de personnes présentes sur la place : « L'Equateur est un pays de paix, et nous travaillons inlassablement pour que cela reste toujours le cas. Le gouvernement, ici présent, n'abandonnera pas ses citoyens ».

    Etats-Unis : « êtes-vous citoyen américain » ?

    L’administration Trump a pris une décision très controversée, et elle concerne le prochain recensement de la population. Aux Etats-Unis, les recensements se tiennent tous les dix ans. Le prochain est prévu pour 2020. Ce mardi, l'administration Trump a annoncé qu'elle y ajoutera une question sur la citoyenneté. Pourtant, la question « Êtes-vous citoyen des Etats-Unis » n'était plus présente dans les formulaires de recensement depuis 1950.

    « On s'y attendait presque avec cette administration grossière qui n'en a rien à faire de nos principes constitutionnels », fustige USA Today. « Et elle ne semble pas perturbée pour un sou par le fait que des experts aient justement mis en garde contre une telle question qui pourrait provoquer, selon eux, une grave baisse de participation parmi les migrants, légaux ou pas ».

    Pour le New York Times, il n'y a pas le moindre doute : « L'administration Trump sabote le recensement ». Et ceci dans un but purement politique, critique le journal. Pour rappel : le recensement détermine le nombre de sièges que chaque Etat détient à la Chambre des représentants. Le comptage précis de la population détermine également la distribution des fonds fédéraux.

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