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    A la Une: recrudescence de maladies infectieuses au Venezuela

    media Une Vénézuélienne et son bébé sont vaccinés contre la rougeole à Cúcuta, en Colombie, au Pont international Simon Bolivar, à la frontière avec le Venezuela, le 21 mars 2018. AFP/Schneyder Mendoza

    La première des maladies infectieuses au Venezuela est la rougeole avec un nombre de cas alarmant et des victimes mortelles alors que cette maladie est normalement tout à fait guérissable. El Nacional cite notamment une communauté d’Indiens Waraos qui a dénombré le décès de 26 enfants depuis le début du mois de février. On estime que plus de 900 cas de rougeole sont actuellement répertoriés. Et ce n’est pas la seule maladie infectieuse qui a fait sa réapparition : la diphtérie également prévient le quotidien, alors qu’elle avait disparu depuis plus de vingt ans. Parallèlement, les cas de paludisme sont aussi en train d’exploser. Des maladies, explique El Nacional, qui ressurgissent à cause de la crise, de la pauvreté, du manque de médicaments et surtout de vaccins. Une crise sanitaire qui est en train de s’étendre puisque des cas commencent à être signalés dans les pays voisins conclut le quotidien.

    Deuxième nuit en prison pour l’ancien président brésilien Lula

    Tous les journaux publient en Une la photo du siège de la police fédérale à Curitiba où est incarcéré Lula. O Globo raconte les conditions de détention : une chambre de 15 m2, une fenêtre qui donne sur l’extérieur, une salle de bain privative et – à la demande des avocats – une télévision. Grâce au récit du journal, les Brésiliens savent aussi ce que leur ancien-président a mangé dimanche matin : du pain avec du beurre et un café au lait bien chaud. Pendant ce temps-là, les sympathisants de Lula ont organisé une « veillée permanente » devant le bâtiment de la police. Une veillée qui a débuté avec des échauffourées entre militants, syndicalistes et forces de l’ordre. C’est à lire dans le journal local Tribuna do Paraná. Selon ce quotidien, environ 500 sympathisants se sont installés dans des tentes d’où ils organisent la résistance. La Centrale syndicale des travailleurs, la CUT, dit attendre des dizaines de caravanes de manifestants venant de tout le pays.

    Malgré son incarcération : Lula restera-t-il candidat à la présidence ?

    Cette question sera discutée ce lundi lors d’une réunion de crise du Parti des travailleurs. D’après Folha de Sao Paulo, des divergences au sein du parti commencent à émerger quant à la stratégie à adopter. Officiellement le PT devrait aujourd’hui réaffirmer la candidature de Lula et appeler à la mobilisation. Mais un courant du parti craint que l’amplification des attaques ne fasse qu’empirer la situation. Tous les yeux de la direction et des militants sont à nouveau tournés vers la Cour suprême qui doit se prononcer sur un nouveau recours des avocats demandant la libération de Lula. C’est à lire dans le journal Gazeta do Povo. En attendant, d’autres responsables politiques affichent clairement leurs ambitions présidentielles. Selon Zero Hora, pas moins de quatorze candidats ont déjà déclaré leurs intentions de se présenter à la présidentielle d’octobre prochain. Le défi pour la gauche sera de présenter un candidat unique explique le philosophe Renato Lessa dans une interview avec Folha de Sao Paulo. Ce professeur d’université estime en fait que si la gauche ne parvient pas à se rassembler autour d’une seule personne, elle n’aura aucune chance de remporter l’élection.

    Le départ des militaires américains engagés dans le conflit syrien remis en cause ?

    C’est ce qu’explique ce matin le New York Times. Quelques jours après les déclarations du président Donald Trump qui affirmait qu’il comptait retirer les forces américaines de ce conflit, l’armée syrienne a bombardé une banlieue de Damas avec des armes chimiques. Un fait suffisamment grave pour que le président revoie sa stratégie estime le quotidien. Trump est désormais pris en étau entre sa volonté d’appliquer sa politique « America First » qui impliquerait donc de faire rentrer à la maison les soldats américains et celle, comme il l’a défini, qui vise à punir les mauvais dirigeants, en l’occurrence Bachar el-Assad. Le quotidien attend donc un positionnement plus clair de la Maison Blanche sur le dossier syrien. Surtout que certaines critiques commencent à se faire entendre comme celles du sénateur John McCain qui estime que l’annonce du retrait des troupes américaines par Donald Trump a certainement encouragé le régime syrien à procéder à de telles frappes.

    La guerre contre l’immigration de Donald Trump pourrait avoir des conséquences sur l’emploi

    C’est notamment le sujet de l’éditorial du jour du Washington Post. Selon le quotidien les employeurs américains, tous secteurs confondus, estiment que si d’aventure cette guerre contre l’immigration devait durer, elle pourrait se traduire en véritable crise de l’emploi. Certains Etats américains n’arrivent plus à trouver de main-d’œuvre, c’est le cas notamment du Wisconsin, explique le quotidien, qui a financé une campagne d’un million de dollars pour séduire de potentiels candidats. Une campagne qui vise la région de Chicago où le taux de chômage est supérieur à la moyenne nationale avec un peu plus de 5%, contre 4% sur l’ensemble du territoire. Comment en est-on arrivé là s’interroge le quotidien ? La raison est simple : le vieillissement de la population et un déficit de naissance qui a atteint un record historique dernièrement selon le Washington Post. Le quotidien cite des experts qui estiment que même si le président revenait sur sa politique anti-immigration, cela ne permettrait pas de rétablir la balance, mais cela permettrait tout de même d’éviter une crise. Retarder l’âge du départ en retraite ne serait pas non plus une bonne solution selon ces experts qui estiment que cela aurait un impact négatif sur la productivité, une productivité déjà en baisse selon eux. Quant à une politique migratoire sélective, l’immigration choisie, elle ne permettrait pas de pourvoir des postes peu ou pas qualifiés, c’est-à-dire la majorité des postes qui sont actuellement vacants.

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