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    Amériques

    A la Une: passation de pouvoir à Cuba

    media Le premier discours officiel du nouveau président cubain, Miguel Diaz-Canel (G) à l'Assemblée nationale à la Havane, le premier vice-président, Salvador Valdes Mesa (C) et vice-président, Ramiro Valdez, le 19 avril 2018. ©Marcelino VAZQUEZ/ACN/AFP

    L'organe officiel cubain, Granma, a beau qualifier ce matin la désignation des nouveaux dirigeants de l'île de « processus d'émancipation qui continue », les journaux du reste du continent américain ne se font guère d'illusion :

    « Rien ne change », prédit le quotidien colombien El Pais qui renvoie au déroulement de ce processus, par vote à l'unanimité : la preuve si besoin est, selon le journal, « qu'une petite faction continue de décider du destin de millions de personnes. Et que faut-il attendre de ce nouveau président, ce Miguel Diaz-Canel, dont la déclaration la plus osée était de se dire favorable à un ''socialisme prospère est durable " ?Cuba ne changera pas. L'île restera une prison, avec à sa tête un régime totalitaire et intransigeant ».

    De son côté le quotidien conservateur Excelsior du Mexique écrit : « La fin des Castro, la décadence du président vénézuélien Maduro, l'emprisonnement de Lula, les chutes des ex-présidents argentin et équatorien Cristina Kirchner et Rafael Correa pourraient bel et bien être les signes de la fin de règne continentale de cette gauche populiste qui a moralement et économiquement détruit une bonne partie de l'Amérique latine ».

    Un journal local de l'Etat de Vermont aux Etats-Unis affiche tout de même un optimisme prudent. « Quoi qu'on en dise, la fin de l'ère Castro est une occasion de changement et Miguel Diaz-Canel a toutes les raisons de s'en saisir  », estime le Burlington Times. « La première réforme urgente concernant la monnaie cubaine ouvrira peut-être la voie à d'autres, comme le droit des paysans à posséder leur propres terres ou encore l'élargissement des autorisations pour la création d'entreprises privées », propose le quotidien local. « Certes, une réintroduction de la notion de libertés individuelles affaiblirait sans doute le contrôle du parti communiste. Mais, conclut le Burlington Times, les Cubains savent de toute façon que les solutions à leurs problèmes ne sont pas à chercher dans la mémoire éternelle de la révolution castriste, mais du côté du nouveau gouvernement du président Diaz-Canel ».

    L’Equateur renonce à accueillir les pourparlers de paix entre le gouvernement de Bogota et la dernière guérilla colombienne, l'ELN.

    « L'Equateur durcit le ton », constate le journal Expreso. « La violence liée au narcotrafic dans la zone frontalière entre l'Équateur et la Colombie, qui a déjà coûté la vie à sept personnes, sans parler des deux nouveaux otages, cette violence donc a reçu deux réponses fermes de la part du président Lenin Moreno : l'une est diplomatique, l'autre militaire ».

    « C'est un véritable revirement politique du gouvernement équatorien », s'exclame l'éditorialiste d'El Universo.

    Le chef de l'Etat a en effet annoncé hier, raconte Expreso, que son pays n'était plus disposé ni à accueillir les pourparlers entre le gouvernement colombien et l'ELN, ni à en être le garant. Et ceci, « jusqu'à ce que la guérilla cesse ses activités terroristes ». Si « Lenin Moreno qualifie l'ELN de guérilla, il n'en est pas de même pour le groupe dissident des FARC qui a revendiqué l'enlèvement et l'assassinat des journalistes équatoriens la semaine dernière, ainsi que la nouvelle prise d'otage d'un jeune couple d'Equatoriens cette semaine. Ce groupe, autour de son chef, Guacho, n'est constitué que de 'simples criminels' qu'il convient donc de combattre et ceci par tous les moyens », cite Expreso.

    Lenin Moreno a par ailleurs prévenu que le gouvernement équatorien ne cèderait pas au chantage. Bien au contraire Quito a décidé d'accentuer les opérations militaires conjointes avec la Colombie dans la zone frontalière pour retrouver Guacho, constate Expreso. Face à ce changement de ton du gouvernement, la société civile organise cette après-midi une grande marche dans la capitale. « Les organisateurs invitent les Equatoriens à s'unir et à faire entendre leurs voix pour que l'Equateur reste un pays de paix », souligne El Comercio.

    Le Venezuela et l'Espagne vont normaliser leurs relations diplomatiques

    Pour commencer, les ambassadeurs des deux pays doivent regagner dans les prochains jours respectivement Caracas et Madrid, explique El Universal. Le journal rappelle que le gouvernement de Nicolas Maduro avait expulsé en janvier l'ambassadeur d'Espagne après des sanctions imposée par l'Union européenne à sept hauts-fonctionnaires vénézuéliens. Une mesure encouragée, selon le président, par l'Espagne. Madrid avait répliqué par une mesure similaire. Mais, constate El Espectador aujourd'hui, contrairement à d'autres dirigeants européens, le gouvernement espagnol s'est abstenu de dire qu'il ne reconnaitrait pas le résultat de l'élection présidentielle vénézuélienne du 20 mai. C'est probablement cette réserve affichée qui a été favorablement accueillie par le gouvernement de Nicolas Maduro, estime le journal.

    Le discours d’Emmanuel Macron à la Une de la presse américaine

    Une fois n'est pas coutume, le président français fait la Une des deux principaux journaux aux Etats-Unis aujourd'hui. Le Washington Post et le New York Times consacrent en effet tous les deux leurs éditoriaux au discours qu'Emmanuel Macron a tenu mardi devant le Parlement européen.

    « Il n'y a pas si longtemps, le discours du président français n'aurait pas été nécessaire », explique le New York Times. « Mais par les temps qui courent, Emmanuel Macron sonne presque comme un prophète. Il met en garde contre une fascination accrue pour les idées antidémocratiques et anti-libérales.

    Et il n'y a aucun doute : il ne s'adressait pas seulement aux Européens mais également à nous, les Américains », croit savoir le quotidien.

    « Il s'adressait même au monde entier  », renchérit l'éditorialiste du Washington Post. « C'est vrai : le nationalisme et l'autoritarisme sont de retour. La démocratie est menacée. Les Etats-Unis, traditionnel bastion de la liberté, a éteint la lumière, au moins pour un certain temps. Monsieur Macron a donc comblé un vide. Et son intervention est non seulement nécessaire mais plus que bienvenue », conclut le journal.

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