GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 13 Février
Jeudi 14 Février
Vendredi 15 Février
Samedi 16 Février
Aujourd'hui
Lundi 18 Février
Mardi 19 Février
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • La Suède a annoncé le rappel de son ambassadeur au Guatemala (communiqué)
    • Syrie: Donald Trump demande aux Européens de rapatrier leurs jihadistes prisonniers
    • Opération de déminage à Paris après la découverte d'une bombe de la Seconde Guerre mondiale: près de 1800 personnes évacuées
    Amériques

    Réforme des retraites: une Nicaraguayenne témoigne de la répression policière

    media Manifestation contre le président du Nicaragua, Daniel Ortega, le 25 avril 2018 à Managua, la capitale. INTI OCON / AFP

    La vague de manifestations au Nicaragua contre une réforme des retraites depuis abandonnée, a fait 34 morts en six jours, selon un nouveau bilan communiqué le 25 avril par le Centre nicaraguayen des droits de l'homme (Cenidh).

    Au Nicaragua, 34 personnes sont mortes en moins d'une semaine dans la répression des manifestations contre la réforme des retraites, dont le projet a depuis été abandonné.

    Le dernier bilan pourrait encore s'alourdir. Une douzaine de blessés sont toujours dans un état grave et les ONG locales dénombrent au moins 16 disparus. La majorité des victimes sont des étudiants, à l'origine du mouvement de contestation.

    Les témoignages sont rares, comme celui d'Ana Quiros, directrice du Centre d'information et de consultations médicales (Cisas), qui décrit les brutalités dont elle a été victime de la part de la police.

    « Ils m’ont donné des coups avec une barre de fer sur la tête, dans le dos, sur les bras et les mains, raconte-t-elle. Ils m’ont ouvert la tête en deux endroits et m’ont fracturé la main. Alors que j’étais déjà blessée, ils ont continué à me tabasser et à me jeter des pierres ».

    « Comme au temps de Somoza »

    « Ensuite, j’ai passé plus d’une heure cachée dans un commerce avant de pouvoir sortir et aller à l’hôpital », poursuit Ana Quiros qui estime le nombre de morts à plus de 35 personnes, la plupart tombées sous les balles de la police, et à 300 le nombre de personnes arrêtées ou disparues.

    « Certains ont raconté avoir reçu un traitement inhumain en prison, qu’on leur a rasé la tête comme du temps de Somoza [Anastasio Somoza Debayle, dictateur du Nicaragua de 1967 à 1979] puis qu’on les a abandonnés en sous-vêtements, en pleine rue, n’importe où », raconte encore Ana Quiros.

    Le 24 avril, le président Daniel Ortega, ex-guérillero de 72 ans confronté à une vague de colère sans précédent depuis son arrivée au pouvoir il y a onze ans, a joué l'apaisement en libérant des dizaines d'étudiants arrêtés lors des manifestations et en levant la mesure de censure appliquée à une télévision locale.

    Il a aussi cédé à la pression de la communauté internationale, inquiète du zèle des forces de l'ordre. L'Union européenne, les Etats-Unis et le Vatican ont critiqué la force excessive utilisée par la police. L'ONU a même affirmé soupçonner de possibles « exécutions illégales » et a demandé que des enquêtes soient menées sur ces décès.

    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.