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    Amériques

    Chili: malgré une légalisation partielle, l'avortement reste difficile d'accès

    media Une militante pro-avortement lors d'une manifestation devant le ministère de la Santé du Chili, le 26 mars 2018 à Santiago, la capitale. CLAUDIO REYES / AFP

    Au Chili, malgré la dépénalisation partielle de l'avortement, les femmes éprouvent toujours des difficultés à accéder à ce droit. Après plus de trente ans d'interdiction totale, le pays avait pourtant autorisé, l'an dernier, les interruptions de grossesse dans trois cas seulement : viol ou danger pour la vie du foetus ou de la mère. Mais la loi s'applique difficilement et le nouveau gouvernement mené par le président de droite Sebastian Piñera a rendu plus facile l'objection de conscience pour les médecins.

    Avec notre correspondante à Santiago, Justine Fontaine

    Au Chili, le débat sur l'interruption volontaire de grossesse a été ravivé ces derniers jours. Une jeune femme a accusé publiquement l'équipe d'un petit hôpital de province d'avoir refusé de la laisser avorter dans de bonnes conditions et de l'avoir mal informée. Sa grossesse ne pouvait arriver à terme. Elle a fini par faire une fausse couche seule dans une chambre d'hôpital.

    La direction parle d'un malentendu avec la patiente et soutient que la loi a été appliquée correctement. Pour les ONG et l’opposition, ce cas ne fait que confirmer les craintes concernant l’accès effectif au droit à l’avortement. Les députés ont même interpellé le ministre de la Santé pendant plus de trois heures ce 2 mai au Parlement. Ils reprochent notamment au gouvernement d’avoir modifié le décret d’application de la loi, deux semaines seulement après l’arrivée au pouvoir du président de droite Sebastian Piñera.

    Avec ce nouveau décret, les médecins peuvent désormais se déclarer objecteurs de conscience à la dernière minute, le jour même où se présente une femme qui souhaite interrompre sa grossesse. Auparavant, le médecin devait le notifier à l’avance pour éviter d'allonger la procédure et de dépasser le délai légal imposé en cas de grossesse issue d'un viol.

    De plus, les cliniques privées peuvent maintenant refuser que des avortements soient pratiqués dans leur institution, y compris si elles ont à leur charge des patients couverts par l'assistance publique et qu’elles reçoivent ainsi des fonds de l'Etat pour les soigner.

    Une centaine de kilomètres pour avorter

    Pour l’opposition, ces changements sont contraires à l’esprit de la loi. Mais le ministre assure que sans ce nouveau décret, certaines cliniques auraient probablement mis fin à leur partenariat avec l'assistance publique au préjudice des patients.

    L’argument ne convainc pas vraiment les associations qui défendent le droit à l’avortement. Elles s'inquiètent d'autant plus qu'avant même le nouveau décret, 100 % des gynécologues se sont déclarés objecteurs de conscience dans deux hôpitaux du pays, dans des départements ruraux.

    Par exemple, à Puerto Aysén, en Patagonie, les femmes risquent donc de devoir faire plus d'une centaine de kilomètres pour pouvoir avorter. Un voyage très compliqué à effectuer en hiver, à cause des conditions climatiques extrêmes dans la région.

    Les ONG aimeraient que dans ces hôpitaux, l’Etat s'assure qu'au moins un médecin qui accepte de réaliser des avortements soit présent. En attendant, elles se concentrent sur deux priorités : la formation du personnel médical et l’information des patientes. Le sujet de l'avortement reste largement tabou au Chili.

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