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    Les équipes de négociations de l'UE et du Royaume-Uni ont conclu un accord sur le cadre de leurs liens post-Brexit, relate le président du Conseil européen. Il s'agit d'un projet de «déclaration politique» devant encore être validé lors d'un sommet dimanche, précise-t-il. Ce texte, qui sera joint au traité de retrait du Royaume-Uni, «établit les paramètres d'un partenariat ambitieux, large, approfondi et flexible» en matière commerciale, de politique étrangère, de défense et de sécurité, selon l'Agence France-Presse qui a pu consulter le document de 26 pages. La période de transition pourra être prolongée jusqu'à deux ans après fin 2020, selon l'accord provisoire. La Première ministre britannique Theresa May annonce qu'elle va s'exprimer devant le Parlement.

    Amériques

    Colombie: Ivan Duque, en tête, et Gustavo Petro s'affronteront au second tour

    media Le candidat Ivan Duque s'exprime après l'annonce des résultats du premier tour de la présidentielle colombienne, le 27 mai 2018. REUTERS/Carlos Garcia Rawlins

    Ivan Duque est arrivé en tête du premier tour de l'élection présidentielle dimanche en Colombie, avec 39,1% des voix. Faute de dépasser les 50%, il devra affronter un second tour le 17 juin. L'ex-guérillero Gustavo Petro est arrivé second avec 25,1%. Le centriste Sergio Fajardo obtient près de 23,7%.

    Dans un pays émergeant de plus d'un demi-siècle de conflit armé et où la droite règne depuis toujours, son champion Ivan Duque, opposé au pacte avec l'ex-rébellion, a devancé Gustavo Petro, ancien maire de gauche de Bogota, détaché des partis traditionnels. Ils s'affronteront au second tour le 17 juin.

    Sur 99,46% des suffrages dépouillés, Ivan Duque, dauphin de l'ex-président Alvaro Uribe (2002-2010), a recueilli 39,11% des voix, suivi par Gustavo Petro, ex-guérillero du M-19 dissout, avec 25,10%. Le centriste Sergio Fajardo s'est placé 3e avec 23,76%, selon ces résultats communiqués par l'autorité électorale.

    L'espoir dans les rangs du parti libéral

    « Je veux un pays de légalité, de lutte contre la corruption, un pays qui respire la sécurité, la liberté d'entreprise », avait déclaré Duque en votant dimanche à Bogota. Ses partisans étaient réunis dimanche après-midi dans un centre de conventions pour suivre les résultats où s'est rendue notre envoyée spéciale Véronique Gaymard. Des militants de son parti affublés de gilets orange à son effigie, hurlaient son nom à chaque annonce de dépouillement des scrutins, jusqu’au résultat final.

    L'enthousiasme des jeunes supporters d'Ivan Duque: un reportage de notre envoyée spéciale aussi à écouter 28/05/2018 - par Véronique Gaymard Écouter

    Santiago a 20 ans et c’est la première fois qu’il votait pour une élection présidentielle. Etudiant en économie, il est fier qu’Ivan Duque soit arrivé en tête du premier tour : « Ivan Duque est un homme jeune, c’est une personne toute neuve en politique, il arrive sans cette expérience de la corruption et de la politique politicienne, Ivan Duque sera le meilleur président que la Colombie aura connu. »

    Pour Cristina Castillo 24 ans, le second tour ne sera pas facile à remporter pour Ivan Duque. « J’étudie les langues étrangères et en même temps je travaille en tant qu’indépendante. C’est pour ça que j’ai été attirée par le programme de Duque, il soutient les entrepreneurs indépendants. On savait que ça allait être serré. Ca va être difficile, on le savait. On pensait qu’il gagnerait au premier tour, mais on était prêts à continuer à travailler dans l’éventualité d’un second tour. »

    Lors de son discours, Ivan Duque a d'ailleurs mis en avant la capacité des 73% de jeunes de moins de 45 ans dont il fait partie à proposer des idées honnêtes et progressistes. 

    Folle ambiance au QG d'Ivan Duque, le 27 mai 2018. Véronique Gaymard / RFI

    Pour Henry Gomez Nieto qui a participé à la campagne d’Ivan Duque, le second tour risque d’être serré, mais cette élection a été l’occasion de montrer au monde que le peuple colombien avait changé.

    « Ca va être encore plus difficile de l’emporter. Parce que le peuple colombien a mûri, aussi bien celui qui vit ici sur le sol colombien comme celui qui vit à l’étranger. Désormais les gens pensent avant de voter, ils analysent les propositions, ils savent à qui ils vont confier leur voix. Les gens ici en Colombie ne se laissent plus intimider comme avant. Maintenant dans toutes les familles, le père, la mère, les enfants, tout le monde s’exprime sur la politique. A tous les coins de rue on parle politique, dans les universités, partout… Ce n’est plus comme avant où les gens tentaient de changer les choses par la violence.

    Donc que va-t-il se passer ? s'interroge Gomez Nieto. « Et bien si les électeurs sont aussi déterminés, je pense qu’on se retrouve dans un moment d’incertitude pour Duque. Je ne me risquerai même pas à m’avancer en disant qu’on pourrait gagner ! Moi je crois en la victoire d’Ivan Duque au second tour. »

    La gauche au second tour en Colombie: une première

    Gustavo Petro a appelé pour sa part à « un présent et un avenir » sans haine, ni vengeance. Un candidat de gauche au deuxième tour des élections : c'est une première en Colombie. Les sympathisants de Gustavo Petro qui sont venus célébrer sa victoire dans une salle de spectacle du centre de Bogota se veulent optimistes, comme Jorge Cardenas, 60 ans. « Je suis heureux, explique t-il à notre correspondante, Marie-Eve Detœuf. Aujourd'hui le peuple a voté intelligemment. La gauche et les secteurs démocratiques, qui se soucient du sort des secteurs vulnérables de Colombie, sortent renforcés de ce scrutin. Gustavo Petro sera élu président ! »

    Pour l'emporter, Gustavo Petro aura besoin des voix de Sergio Fajardo, qui a été maire de Medellin et gouverneur. Sergio Fajardo a fait une campagne au centre, sur le thème de l'anti-corruption et il a crée la surprise puisqu'il talonne Gustavo Petro. Le candidat de gauche que ses détracteurs disent sectaire a donc joué l'ouverture. « Nous ne pensons pas tous et toutes pareil. Il y a des visions différentes de la société et de l'Etat. Et moi je trouve cela important. Nous sommes différents et notre diversité est notre plus grande richesse. »

    Gustavo Petro et ses électeurs veulent une grande alliance pour la paix et contre l'injustice sociale. Le candidat de gauche l'a emporté dans plusieurs départements fortement touchés par la pauvreté, la violence et le chômage où ses propositions d’ordre social, économique et environnemental ont pris racine.

    Un candidat de gauche au 2e tour de la présidentielle en Colombie, c'est une première: dimanche 27 mai, Gustavo Petro s'est qualifié avec 25% des voix. REUTERS/Henry Romero

    Le centre de Fajardo arbitre ?

    Désormais, les regards sont tournés vers ce probable faiseur de roi du second tour. Le mathématicien et professeur d'université Sergio Fajardo, candidat centriste, arrive à la troisième place avec un score élevé de 23,7% des voix. Le report de ses suffrages déterminera le nom du prochain président colombien mais Sergio Fajardo  n’a pas encore donné de consigne de vote. Et il pourrait ne pas en donner.

    Certains estiment que parmi ses électeurs, une partie penchera vers Ivan Duque - qui pourrait récupérer certaines des voix de l'ex-vice président Germán Vargas Lleras [éliminé avec 7% des suffrages] mais pas toutes -, d’autres voteront blanc, certains apporteront encore leur soutien à Gustavo Petro dont le programme est solide sur le plan social, mais dont l'autoritarisme dérange.

    En tous cas, cette élection présidentielle s’est déroulée dans le calme et le taux d’abstention de 47% est l’un des plus bas jamais enregistré pour un premier tour. Beaucoup de Colombiens étaient fiers de montrer que la vie politique ne se règle pas toujours par la violence. La paix, encore relative dans certaines zones du pays, a permis une élection plus sereine.

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