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    Amériques

    Canada: la pêche interdite dans plusieurs zones après la mort de baleines noires

    media La baleine franche ou baleine noire de l'Atlantique Nord est l'espèce de cétacés la plus menacée. NOAA United States. National Marine Fisheries Service

    Le sort des baleines noires inquiète grandement le gouvernement canadien qui a décidé d’interdire la pêche dans plusieurs zones. Il ne reste plus que 450 individus de ce type de grand cétacé, qui vit près des côtes canadiennes et américaines à l’Est.

    De notre correspondante à Montréal,

    La baleine noire de l'Atlantique Nord a tendance à s’entortiller dans les câbles utilisés par les pêcheurs pour accrocher leurs casiers. Une douzaine ont ainsi trouvé la mort l’an dernier au début du Golfe du Saint-Laurent. Le ministère des Pêches cherche donc à les protéger.

    Mais les pêcheurs réagissent très mal à cette interdiction. Une partie de la zone où généralement ils pêchent leurs crabes leur est déjà interdite depuis plusieurs semaines, avant même que la saison ne démarre. Cette portion assez importante de la région de l’est du Québec et du Nouveau-Brunswick va demeurer fermée tout au long de l’année 2018. D’autres zones ouvrent et ferment selon la présence ou non de la baleine noire. Lundi 28 mai a par exemple été aperçu l'un de ces cétacés dans un secteur où les pêcheurs de crabes lancent leurs casiers.

    Le ministère des Pêches et des Océans a donc décidé d’y interdire la pêche pendant deux semaines dès ce jeudi. Pour que la zone soit ouverte à nouveau, il faudra qu’aucune de ces baleines n’aille y faire un tour pendant cette période.

    Impacts sur l'économie de la pêche

    Tout cela a de graves conséquences sur la pêche au crabe des neiges qui bat son plein actuellement. Des dizaines de bateaux doivent concentrer leurs efforts dans une zone relativement restreinte. En plus, comble de malheur, le crabe n’est pas vraiment au rendez-vous cette année, si on compare les prises avec celles des années précédentes.

    Les conséquences économiques de cette baisse de la pêche s’avèrent particulièrement difficiles pour les usines de transformation du poisson et des fruits de mer, et leurs ouvriers. Le Nouveau-Brunswick, la Gaspésie, l’Ile-du-Prince-Édouard où se trouve cette industrie vivote économiquement depuis des années. La pêche au crabe, puis au homard, constitue donc une ressource très importante dans ces régions où le taux de chômage est très élevé.

    L’an dernier, les transformateurs ont modernisé leurs installations pour traiter rapidement plus de crabes et pouvoir l’exporter vers le Japon notamment où les consommateurs en raffolent. Cette saison, ils se retrouvent avec moitié de prises à nettoyer, à faire bouillir, à emballer, alors qu’ils ont souvent contracté des prêts pour s’équiper. Leurs ouvriers, eux, voient leurs semaines de travail amputées et vont sans doute toucher seulement une portion de leur salaire habituel qui n’est pas très élevé. D’autant plus qu’ils travaillent seulement une partie de l’année et qu’ils dépendent des allocations chômage le reste du temps.

    Les pêcheurs dénoncent une opération de communication

    Les habitants des Maritimes et de l’est du Québec en veulent surtout au gouvernement canadien. Ils ont l’impression que les dirigeants ont décidé manu militari de l’exclusion des pêcheurs des zones, avant même que les baleines noires n'arrivent sur place. Les bateaux de pêche auraient pu en effet disposer leurs casiers alors que les cétacés se trouvent plus au sud à la fin de l’hiver.

    Aux yeux de plusieurs, tout cela ressemble à une opération de relation publique du Canada qui veut montrer aux États-Unis que la situation de la baleine noire lui tient à cœur. Jusqu’à présent, les autorités canadiennes ont pris peu de mesures par rapport aux Américains. Il semble qu’elles ont décidé cette année de prendre les choses en mains.

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