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    Chili: large mobilisation dans les universités contre les violences sexistes

    media Des étudiantes de la conservatrice «université catholique» du Chili, à Santiago, manifestent contre les violences faites aux femmes, le 25 mai 2018. REUTERS/Ivan Alvarado

    Les étudiantes chiliennes organisent une nouvelle manifestation ce vendredi 1er juin, après plus d’un mois d'une mobilisation historique contre les violences sexistes et sexuelles à l’université. Cette fois-ci, elles se sont donné rendez-vous à Valparaiso, troisième ville du pays et siège du congrès chilien, pour interpeller le président de droite Sebastian Piñera, qui prononce aujourd’hui son discours annuel devant les parlementaires. Près de 30 universités et lycées sont paralysés par ce mouvement féministe.

    De notre correspondante à Santiago du Chili,

    Tout est parti de Valdivia, dans le sud du Chili, quand les étudiantes ont appris qu'un professeur de l'université allait simplement être muté après une accusation de harcèlement sexuel de la part d'une employée de l'établissement. La faculté de droit de l'université du Chili, à Santiago, a suivi. Cette fois-ci, l'affaire concernait un influent professeur et ancien président du tribunal constitutionnel. Les étudiantes ont décidé d'occuper leur faculté quand elles ont appris qu'il allait simplement être sanctionné pour faute administrative, alors qu'une étudiante l'accusait de harcèlement sexuel.

    Le mouvement a ensuite rapidement pris de l'ampleur. Et la parole s'est libérée dans des assemblées étudiantes réservées aux femmes, où elles pouvaient raconter les cas de sexisme et de violence qu'elles avaient vécus. Cela a permis une forte prise de conscience au sein des universités.

    Une première

    C'est la première fois qu'un mouvement féministe d'une telle ampleur a lieu au Chili et qu'il occupe complètement le débat public pendant plusieurs semaines. Les manifestations convoquées récemment ont réuni plus de 30 000 personnes dans la capitale et les étudiantes ont même pris possession pendant plusieurs jours de la très conservatrice et emblématique université catholique de Santiago, ce qui n'était pas arrivé depuis plus de trente ans. En Argentine par exemple, un pays voisin, le mouvement féministe est fort depuis plusieurs années déjà, mais au Chili il n'avait encore jamais pris une telle importance.

    Les mouvements féministes au Chili réclament d'abord des sanctions effectives en cas de harcèlement ou d'agressions sexuelles à l'université et une meilleure protection des victimes. Ensuite, davantage d’auteures femmes dans les bibliographies, plus de parité parmi les enseignants-chercheurs, ou encore une formation obligatoire pour les professeurs et les élèves concernant les problématiques de genre.

    Les revendications vont même au-delà du cadre de l'université, puisque les étudiantes exigent aussi une loi contre les violences sexuelles et sexistes.

    Propositions du gouvernement

    Le président de droite Sebastian Piñera a demandé au Parlement d'examiner en urgence plusieurs textes de loi relatifs aux droits des femmes. Il a aussi annoncé l'inscription de l'égalité hommes-femmes dans la Constitution. Une réaction bien différente de celle qu'il avait eue face au mouvement pour la gratuité de l'université lors de son premier mandat en 2011.

    Pourtant, ces réponses n'ont pas convaincu les étudiantes pour l'instant : certaines demandent la démission de plusieurs ministres, à commencer par celui de l'éducation, qui selon elles minimise la gravité des violences sexistes au Chili. Et la manifestation de ce vendredi a notamment pour but de rappeler l'opposition du mouvement féministe au gouvernement en place, majoritairement composé d'hommes de plus de 50 ans.

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