GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 12 Juillet
Samedi 13 Juillet
Dimanche 14 Juillet
Lundi 15 Juillet
Aujourd'hui
Mercredi 17 Juillet
Jeudi 18 Juillet
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Amériques

    Wilbur Ross, le «vautour» architecte du protectionnisme américain

    media Le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, lors d'une visite en Chine le 9 novembre 2017. REUTERS/Thomas Peter

    Après deux mois d'exemption, l'administration américaine impose à partir de ce 1er juin des droits de douane de 25% sur l'acier et de 10% sur l'aluminium exportés vers les Etats-Unis par ses partenaires commerciaux dont l'Union européenne, le Canada et le Mexique. L'architecte de cette mesure est Wilbur Ross, le secrétaire au Commerce américain. Partisan de la ligne dure des Etats-Unis sur le commerce, il cherche à réduire le fameux déficit commercial américain dénoncé par le président Donald Trump au risque de déclencher une offensive inédite dans l'histoire économique récente.

    Diplômé de l'université de Yale et de la Harvard Business School, Wilbur Ross est un élément clé de l'administration Trump. Surnommé le roi de la faillite, en raison de ses rachats d'entreprises sidérurgiques en faillite qu'il a restructurés à coups notamment de licenciements, Ross se tourne vers d'autres secteurs comme le textile, le charbon et les pièces détachées des automobiles. L’homme est décrit parfois comme « un vautour », tant ses méthodes de restructuration sont drastiques.

    Le fameux déficit commercial américain

    C’est lors de la campagne présidentielle de 2016 que cet investisseur taciturne de 81 ans participe à l'élaboration du programme de Donald Trump sur les échanges commerciaux. Il commence par dénoncer Alena, l'accord de libre-échange avec le Mexique et le Canada, et le statut d'économie de marché octroyé à la Chine par l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Ce sont ces deux événements qui ont contribué à détruire massivement les emplois aux Etats-Unis, martèle Wilbur Ross qui se dit défenseur des classes inférieures et moyennes américaines.

    Le secrétaire au Commerce américain prône la vision protectionniste des échanges commerciaux mondiaux avec laquelle le reste du monde n’est pas forcément d’accord. Christine Lagarde, la chef du Fonds monétaire international, a critiqué en marge de la réunion des grands argentiers du G7 au Canada, une forme « de remise en cause de la manière dont le monde fonctionne » depuis des décennies, basée sur le principe de la confiance et de la coopération.

    Vers un déséquilibre du système commercial mondial

    C'est au nom de la sécurité nationale et pour rétablir l'équilibre commercial entre les Etats-Unis et leurs partenaires commerciaux que la décision a été prise de taxer l'acier et l'aluminium. La Chine s’est vu imposer unilatéralement ces mesures en mars dernier. Aujourd’hui, après deux mois d’exemption, c’est au tour de l’Union européenne, du Canada et du Mexique de subir le même sort. Selon le secrétaire au Commerce américain, depuis que cette mesure a été évoquée en début de l'année, une vingtaine d'usines ont été créées aux Etats-Unis.

    S'il est difficile de vérifier le véritable impact de cette stratégie, Wilbur Ross persiste et signe. La Maison Blanche vient d'ouvrir une nouvelle enquête. Cette fois-ci, elle visera les importations de voitures. Si l’enquête devait aboutir à des mesures similaires que celles imposées sur l’acier et l’aluminium cela signifierait « la disparition du système commercial multilatéral actuel », ont averti dans un communiqué conjoint Cecilia Malmström, la Commissaire européenne au Commerce, et Hiroshige Seko, son homologue japonais.


    En visite en Chine pour désamorcer la guerre commerciale avec Pékin

    Après Steven Mnuchin, le secrétaire au Trésor, envoyé à Pékin début mai, c'est au tour de Wilbur Ross, de mener les tractations avec le régime communiste. Il arrive samedi 2 juin en Chine pour une visite de trois jours.

    Depuis des mois, les Etats-Unis dénoncent leur colossal déficit par rapport à la Chine qui a dépassé l'an dernier 375 milliards de dollars et les pratiques commerciales « déloyales » de Pékin. Début mars, la Chine a été frappée par la hausse des taxes douanières sur les exportations d'acier et de l'aluminium. Le sort que subissent aujourd'hui les autres partenaires américains. En retour, Pékin a déclenché des mesures punitives contre certains produits américains, tels que les fruits et la viande de porc.

    Malgré ces mesures les discussions se poursuivent. La coopération entre les deux pays est la seule option possible, déclarent les deux premières économies de la planète.

    La Chine a fait un geste de conciliation. Premier marché automobile mondial, le pays a décidé de réduire à 15 % ses droits de douane sur les automobiles importées sur son territoire à compter du 1er juillet. Un argument qui pesera sans doute dans les discussions avec les Américains.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.