GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Dimanche 12 Août
Lundi 13 Août
Mardi 14 Août
Mercredi 15 Août
Aujourd'hui
Vendredi 17 Août
Samedi 18 Août
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • Prêtres pédophiles aux Etats-Unis: le pape se dit «du côté des victimes» (Vatican)
    • Le Canadien Benjamin Smith, numéro 2 d'Air Canada, nommé directeur général d'Air France-KLM (direction)
    • Washington menace Ankara de nouvelles sanctions si le pasteur Brunson n'est pas libéré
    Amériques

    Pyongyang et Washington se couvrent de louanges suite au sommet de Singapour

    media Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo et John Kelly, chef de cabinet de la Maison-Blanche, devant la vidéo présentée par le président Donald Trump au leader nord-coréen Kim Jong-un à la conférence de presse du sommet à Singapour, le 12 juin 2018. REUTERS/Jonathan Ernst

    Lors du sommet historique entre Donald Trump et Kim Jong-un à Singapour mardi 12 juin, les deux parties ont signé un accord, mais qui est très limité : promesses vagues de dénucléarisation, pas de calendrier, pas de mesures concrètes. Mercredi 13 juin au matin, la presse officielle nord-coréenne revient largement sur la rencontre et annonce que Kim Jong-un a accepté l’invitation de Donald Trump de se rendre à Washington.

    Kim Jong-un a invité Donald Trump à se rendre à Pyongyang et a accepté l’invitation américaine à un sommet à Washington, proclame mercredi 13 juin matin l’agence officielle du régime. Celle-ci voit dans ces invitations réciproques « une occasion importante pour une amélioration des relations », nous fait part notre correspondant à Séoul, Frédéric Ojardias.

    Le Quotidien nord-coréen des Travailleurs publie de nombreuses photos de la rencontre de Singapour, permettant ainsi aux Nord-Coréens de découvrir ces images étonnantes où leur dirigeant sympathise avec le traditionnel ennemi impérialiste. C’est une « nouvelle histoire dans les relations avec les États-Unis », proclame le journal.

    Le temps des négociations, les exercices militaires dans la région sont suspendus

    Pyongyang salue aussi la suspension - tant que les pourparlers continuent - des exercices militaires massifs organisés régulièrement par les États-Unis et la Corée du Sud. Cela fait des années que le régime exigeait leur annulation. En réaction à la rencontre, le ministre japonais de la Défense a en revanche qualifié que ces manœuvres entre les États-Unis et la Corée du Sud, ainsi que la présence de troupes américaines dans ce pays, « jouent un rôle vital » pour la sécurité régionale, selon l'AFP.

    La Corée du Nord souligne enfin que Kim et Trump sont tombés d’accord pour une approche « par étapes » pour parvenir à la paix et à la dénucléarisation – c’était l’approche favorisée par le régime, qui présente ainsi le sommet de Singapour comme une éclatante victoire pour son « Leader suprême ».

    Dans son avion, Donald Trump assure le service après-vente sur Twitter

    Après le sommet, Donald Trump est en vol pour Washington et profite de son long vol de retour pour tweeter avec frénésie et faire la promotion de l’accord obtenu, nous rapporte notre envoyée spéciale à Singapour, Anne Corpet.

    Comme souvent, l’hôte de la Maison-Blanche se félicite sans retenue de son action et assure le service après-vente. « Le monde a reculé d’un grand pas face à une potentielle catastrophe nucléaire ! Plus de tirs de missiles, de tests ou de recherche nucléaire », écrit Donald Trump, qui évoque de grands progrès sur la dénucléarisation de la Corée du Nord.

    Le président américain répète qu’il s’est bien entendu avec le dirigeant nord-coréen. « Kim Jong-un veut de grandes choses pour son pays », assure-t-il.

    Les démocrates et éditorialistes reprochent le peu d’avancées

    Et Donald Trump a mis en ligne la vidéo qu’il a montrée mardi 12 juin à son interlocuteur : un petit film édifiant, digne des meilleurs produits de propagande. « Est-ce que l’histoire peut être changée ? Est-ce que ce dirigeant va choisir de faire progresser son pays et faire partie d’un monde nouveau, être le héros de son peuple ?, se demande la vidéo. Le président Donald Trump et le dirigeant Kim Jong-un se retrouvent pour refaire l’histoire. Le futur reste à écrire. »

    Dans son avion vers la base Andrew, le président américain répond aussi aux critiques qui commencent à se faire entendre aux États-Unis. Car les démocrates et les éditorialistes américains constatent que peu d’avancées concrètes ont été obtenues.

    Ce à quoi Trump leur répond : « Il y a un an, les experts et têtes pensantes me suppliaient de le rencontrer et de ne pas faire la guerre. Maintenant que j’ai établi une bonne relation avec Kim Jong-un, les mêmes haineux s’écrient que je n’aurais pas dû le rencontrer. » Un petit couplet contre les élites de Washington qui plaira surement à son électorat.

     

    Les alliés de Washington inquiets sur l’arrêt éventuel des exercices militaires

    L’on ignore pour le moment quand la décision de Donald Trump d’arrêter les exercices militaires dans la région prendra effet, nous indique notre envoyé spécial à Singapour, Vincent Souriau. C'est une décision qui a pris tout le monde par surprise, y compris ses propres troupes, car le Pentagone et le commandement des forces américaines en Corée du Sud ont fait savoir qu’ils n’en étaient pas au courant.

    Des tanks nord-américains et sud-coréens tirent à munition réelle lors d'un exercice militaire commun près de la zone démilitarisée séparant les deux Corées, à Pocheon, en Corée du Sud, le 21 avril 2017. REUTERS/Kim Hong-Ji/File Photo

    Mais de quels exercices s’agit-il ? Quand la Corée du Nord parle de provocation, elle se réfère généralement aux énormes mouvements qui ont lieu deux fois par an à la frontière entre les deux Corées qui ont un déploiement militaire important. Ce sont sans doute ces entraînements dont il est question, qui comptent des bombardiers, des porte-avions, des troupes au sol, des sous-marins, soit une démonstration de force des États-Unis et de la Corée du Sud.

    Tout comme le Japon, les alliés des États-Unis s’inquiètent de savoir si les Américains vont arrêter tous leurs entraînements militaires. Parce qu’il n’y a pas que ces exercices géants : il y a une coopération très étroite et très ancienne avec la Corée du Sud, tout comme avec le Japon, à plus petite échelle. Comme des officiers qui partent se former aux États-Unis ou encore de l’échange de matériel.

    « Si les États-Unis arrêtent ces exercices, cela peut créer un symbole politique, une perception pour les pays asiatiques que les États-Unis sous le président Trump se retirent de l’Asie de l’Est, analyse Michael Kovrig, de l’International Crisis Group. Quel pays rêve d’augmenter sa capacité, son influence et sa présence militaire ? La Chine. On tombe maintenant dans une question de balance de pouvoirs et compétition stratégique entre la Chine et les États-Unis. »

    Le prochain exercice de grande ampleur est prévu pour août.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.