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    Amériques

    Nicaragua: grève nationale de 24 heures avant une reprise du dialogue

    media Armés de frondes et de mortiers artisanaux face aux fusils des policiers anti-émeutes, les manifestants bloquent les axes routiers à Managua, le 12 juin 2018. REUTERS/Oswaldo Rivas

    Au Nicaragua, l'opposition au président Daniel Ortega appelle à une grève nationale de 24 heures ce jeudi 14 juin. Depuis bientôt deux mois, le pays est déjà à moitié paralysé par les manifestations durement réprimées par le régime: près de 150 morts depuis le 19 avril. L'opposition, dite Alliance citoyenne pour la justice et la démocratie, regroupe des étudiants, des chefs d'entreprises, des paysans, et des représentants de la société civile qui exigent que Daniel Ortega lâche le pouvoir. Ce dernier aurait répondu aux propositions des évêques qui tentent une médiation avec l'opposition. Ils ont convoqué les deux camps pour une réunion vendredi 15 juin.

    Managua ainsi que d'autres villes du Nicaragua vont vivre ce jeudi une journée de grève générale. Une mobilisation à l'appel de l'opposition pour dénoncer les violences subies lors des manifestations contre le président Ortega. Plus de 150 personnes ont déjà perdu la vie.

    « Nous avons appelé à une grève nationale qui consiste tout simplement à ce que personne n'aille travailler, que les entreprises restent fermées. Nous coordonnons les différentes mouvements à travers le pays pour tenir les barricades et empêcher le passage des véhicules de transport. On bloque ainsi le commerce national et international. C'est un moyen de pression assez fort pour affecter l'économie du pays.

    Le but c'est d'en finir avec le régime de Daniel Ortega. Sans doute, le gouvernement va faire pression pour que les fonctionnaires de l'Etat aillent travailler, pour faire croire que tout va bien. Mais on sait très bien que rien ne va plus », explique Edwin Carcache, porte-parole de la coordination universitaire «Movimiento estudiantil 19 abril», le mouvement étudiant qui bloque les principales universités du pays.

     

    Ceux qui ont appelé à une grève de 24 heures ce sont les entreprises du secteur privé. Mais nous les paysans et les étudiants nous sommes en grève depuis près de deux mois. Et logiquement nous n’arrêterons pas notre mouvement tant que le gouvernement ne quittera pas le pouvoir. Nous ne retirerons pas les barricades parce qu’elles nous servent de tranchées pour éviter qu’on se fasse tuer par les gens du gouvernement. D’une certaine manière ces barricades sont notre seul moyen de défense. Parce que dès que le terrain est dégagé les autorités nous tirent dessus et nous tuent. Aujourd’hui nous avons cent-trente et une barricades réparties dans tous les départements. Nous ne laisserons rien passer mis à part logiquement tout ce qui concerne les urgences, s’il y a des malades, des ambulances, mais rien de plus… et pour l’instant la seule réponse que l’on ait obtenue de la part du gouvernement, c’est la répression du peuple
    Medardo Mairena, un des leaders du mouvement paysan 14/06/2018 - par RFI Écouter

    Le Nicaragua, une économie fragile et fragilisée

    Les  blocages de nombreux axes routiers désorganisent l'approvisionnement du pays et minent l'économie du pays: le coût pourrait atteindre plus de 900 millions de dollars si le conflit se prolongeait, selon la Fondation nicaraguayenne pour le développement social et économique (FUNIDES). «Le Nicaragua est dans une situation de crise qui s'apparente à un état d'urgence ! On en est à 56 jours de protestations, c'est trop. Le peuple est fatigué,  fatigué d'être maltraité par ce gouvernement. Ou plutôt devrait-on dire.. cet ex-gouvernement,  vu qu'il n'a plus aucun moyen de gouverner ! C'est l'occasion pour les gens de s'unir.  Bien sûr, 24 heures, c'est symbolique. Mais c'est une manière de dire au gouvernement qu'il y a une alternative sinon on ira vers la grève générale à durée indéterminée», confirme Edwin Carcache.

    Vers le dialogue ?

    La perspective d'une grève générale a été saluée par l'archevêché de Managua qui l'a qualifiée «d'expression d'unité nationale et de protestation pacifique en réponse à la grave crise politique». L'église catholique médiatrice dans ce conflit demande au gouvernement de rétablir le dialogue avec les opposants. Mercredi, les évêques ont annoncé avoir « reçu une réponse du président de la République ». Une réunion de concertation aura lieu vendredi 15 juin.

    La réponse apportée par l'ancien guérillero de 72 ans, à la tête du pays depuis 2007, après un premier passage de 1979 à 1990, sera donc présentée à l'opposition.

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