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    A la Une : au Nicaragua, grève générale sur fond de répression meurtrière

    media Une femme sert son enfant dans les bras après que celui-ci ait été arrêté lors d’une manifestation contre le gouvernement du président Ortega, le 13 juin 2018 à Managua. REUTERS/Oswaldo Rivas

    Alors que la répression des manifestants a fait près de 150 morts et 1 340 blessés depuis le 19 avril, l’opposition appelle à cesser le travail aujourd’hui. À quelques heures du début de la grève générale, le président Ortega sort du silence : l’ancien guérillero de 72 ans a répondu cette nuit aux évêques catholiques qui, la semaine dernière, lui ont proposé un plan de démocratisation. Les différentes parties se retrouveront demain vendredi au cours d’une réunion de concertation.

    La plupart des journaux depuis deux mois et demi a pris le parti de dénoncer les violences menées par des groupuscules paramilitaires envoyés par le gouvernement. Les journalistes de La Prensa, de Hoy et d’autres quotidiens régionaux sont aussi devenus des cibles. C’est ce que raconte Guillermo Rothschuh dans un éditorial de El Confidencial titré : « Sans la presse, que se passera-t-il ? » Il raconte les menaces subies par les journalistes, le fait qu’ils se fassent tirer dessus, ou que leurs locaux soient saccagés, comme s’est arrivé à la radio Nicaragua, incendiée il y a deux semaines.

    Les porteurs de journaux aussi sont en danger. Ils circulent à travers tout le pays, souvent la nuit, et doivent traverser les 125 barricades quotidiennement sous le feu des snipers. Assaillis, menacés, plusieurs ont été blessés par balle ces derniers mois. « On confond le message et le messager », écrit l’éditorialiste qui anticipe que si la situation continue de se détériorer, les journaux ne pourront plus être livrés et les journalistes auront de plus en plus de mal à couvrir les manifestations : « il faudra alors apprendre à discerner le vrai du faux sur les réseaux sociaux. »

    Argentine : la loi sur le droit à l’avortement passe de peu

    Après 22 h de débats passionnés, les députés argentins ont adopté ce jeudi en première lecture un projet de loi légalisant l’avortement durant les 14 premières semaines de grossesse. Soutenu par la rue, attaqué par l’Église, le texte a été approuvé avec une courte majorité : 129 pour, 125 contre. Le projet doit encore être approuvé par le Sénat, réputé plus conservateur que la Chambre des Députés.

    Mais sur la grande place du Congrès, la foule est en liesse. Des milliers de personnes, « un pays de femmes que l’on reconnaît à leurs foulards verts », crient leur joie, raconte Pagine 12. Le boom de la participation des jeunes de moins de 25 ans à cette mobilisation marque « une rupture générationnelle », une « révolution des filles ».

    Colombie : débat télé annulé entre les deux candidats à la présidence

    À quatre jours de l'élection présidentielle en Colombie, le seul débat prévu à la télévision entre Ivan Duque et Gustavo Petro a été annulé. « Un problème d’agenda », selon un communiqué des huit chaînes régionales, que dément le candidat de la gauche Gustavo Petro dans El Nuevo Siglo : « c’est Ivan Duque qui a refusé par peur de débattre avec moi ».

    « Temor » (« la peur »), c’est le titre de l’éditorialiste de El Espectador ce matin. José Fernando Isaza estime que les deux présidentiables représentent « deux extrêmes », deux propositions radicalement opposées, mais tout aussi inquiétantes. Le candidat de la droite, Duque « est un jeune homme brillant, loin des affaires de corruption » mais ses propositions sont jugées « rétrogrades » : remise en cause la laïcité, menaces sur le droit partiel à l’avortement, volonté de modifier unilatéralement l’accord de paix avec les FARC, risques de changement de la Constitution pour permettre à son mentor, l’ex-président Uribe, de se représenter.

    En face, Gustavo Petro, lui est qualifié d’« illuminé », d’homme qui croit en son « intelligence supérieure », et surtout, dixit l’éditorialiste, qui « considère acceptable le modèle socialiste vénézuélien ». Gustavo Petro est d’ailleurs hostile aux sanctions contre son voisin, le Venezuela, parce qu’il estime qu’elles incitent encore plus à la migration des Vénézuéliens vers la Colombie. Une étude vient justement de sortir sur les chiffres de cette immigration décortiquée par le Miami Herald. En seulement 2 ans, un million de Vénézuéliens ont déménagé en Colombie suite à la crise économique et sociale : 380 000 sont entrés légalement, mais 440 000 Vénézuéliens vivent aujourd’hui sans papiers.

    Brésil : une mère de sept enfants, victime de « stérilisation forcée » ?

    L’affaire a été révélée au grand jour par un professeur de droit... le week-end dernier dans le journal Folha de São Paulo. C’est l’histoire d’une femme de 34 ans du nom de Janaina, toxicomane, enceinte de son 8e enfant, qui a comparu dans une affaire de trafic de drogue en octobre dernier. Le juge en charge de statuer décide qu’elle doit se faire stériliser. Selon lui, elle était consentante, mais selon le professeur qui a révélé l’affaire, elle ne l’était pas. Difficile de savoir qui dit vrai, car de nombreux éléments du dossier sont sous secret judiciaire.

    L’opinion s’est emballée parce que ce cas ravive la controverse autour du contrôle des naissances. Une mesure phare du député d’extrême droite Jair Bolsonaro, qui est l’un des favoris de la présidentielle d’octobre. « Seul le contrôle de la natalité peut nous sauver du chaos », avait-il déclaré.

    États-Unis : le « fuck Trump » de Robert De Niro contesté

    L’évènement avait fait le buzz. C’était dimanche dernier, lors de la cérémonie de remise des Tony Awards. Robert de Niro, sur la scène du Radio City Music Hall, s’apprête à décerner un prix à la légende de rock Bruce Springsteen, et voilà qu’il lève le poing et dit « Je ne dirais qu’une chose… Fuck Trump. » Ovationné par le public, il ajoute : « Ce n’est plus "à bas Trump", c’est "Fuck Trump". »

    Réponse sur Twitter du président américain Donald Trump mardi soir : « Robert de Niro a un QI très bas... peut-être parce que dans ses films, il a reçu trop de coups à la tête de la part de vrais boxeurs. » Pour l’éditorialiste du Washington Post, « le problème, ce n’est pas la vulgarité du propos » mais que ces passes d’armes n’ont « pas de fond, et sont donc inutiles ». Le langage, écrit Christina Emba, « change notre façon de penser. » Ces gros mots, ces insultes « brisent toute possibilité de coopérer. »

    L’éditorialiste du New York Times, lui, estime que ce genre d’invective est une très mauvaise stratégie pour les opposants de Trump : « Voilà comment on perd les élections de mi-mandat et comment on réélit Trump ». S’envoyer des noms d’oiseau, estime Frank Bruni, c’est légitimer la méthode Trump et donner du grain à moudre à ses supporteurs.

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