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    Présidentielle en Colombie: Petro contre Duque, deux visions de la paix

    media Des militaires évacuent des corps après un accrochage entre l'armée colombienne et des «dissidents des FARC» dans le Caqueta, le 28 mai 2018. Colombia Defense Ministry/Handout via REUTERS TV

    Dimanche 17 juin, les Colombiens connaîtront le nom de leur nouveau président. Le second tour de scrutin oppose un candidat de droite, Iván Duque le favori, au candidat de gauche Gustavo Petro, une première. S'ils s'opposent sur l'économie, c'est surtout le processus de paix négocié avec les FARC en 2016 qui structure le débat d'entre-deux tours. M. Duque souhaite en effet revenir dessus.

    Avec notre envoyée spéciale à Cúcuta,  Lucile Gimberg

    La Colombie vit sa première élection présidentielle depuis la signature de la paix en 2016 avec la guérilla des FARC, et le deuxième tour tend désormais à la répétition du référendum qui avait été organisé à l'époque.

    Le conservateur Iván Duque a promis qu'il ne réduira pas en miettes l'accord signé avec les FARC fin 2016, mais il veut y apporter des modifications. Et surtout, il est soutenu par le puissant ex-président Álvaro Uribe, féroce détracteur du pacte de La Havane.

    A Cúcuta, ville frontalière par laquelle arrivent de nombreux Vénézuéliens fuyant la crise dans leur pays, José défend la guerre qu'a menée en son temps Álvaro Uribe contre la guérilla.

    « Quand M. Uribe est devenu président, dit-il, ici, on ne pouvait pas voyager vers un village en bus, parce que la guérilla nous braquait. Et si tu n'avais pas d'argent à donner, ils te tuaient. Alors oui, quand M. Uribe est arrivé au pouvoir, il y a eu des inconvénients, des exécutions extrajudiciaires, des affrontements... Mais au moins, le gouvernement a montré ses muscles pour défendre les gens bien. »

    Le conflit n'est pas complètement terminé

    La paix n'a pas changé grand-chose à la violence que vivent au quotidien la ville de Cúcuta et le Catatumbo tout autour. Après le désarmement des FARC, il reste d'autres guérillas - l'ELN, l'EPL, les dissidents des FARC -, mais aussi les bandes criminelles et le trafic de drogues...

    Jorge, rappeur engagé, votera pour le candidat de gauche Gustavo Petro. Pour défendre la paix avant tout, explique-t-il : « Aujourd'hui, l'hôpital militaire est quasiment vide, il y a eu une impressionnante diminution des morts au combat, des deux côtés... Alors oui, la paix est un sujet crucial. »

    Pour consolider la paix, M. Petro veut mettre en place des réformes structurelles et s'attaquer aux racines de la violence : réforme agraire, santé et éducation pour tous. Mais la réorganisation de nouveaux groupes armés et le manque de mise en œuvre des accords de paix sur le terrain constituent un enjeu fort de la campagne.

    En somme, le conflit n'est pas totalement terminé, rappelle le chercheur Yann Basset, de l'université El Rosario de Bogota.

    Aujourd'hui, le conflit n'a pas vraiment disparu en Colombie, mais il a été relégué un petit peu aux marges, aux zones les plus éloignées du centre du pays, sur la côte Pacifique notamment, ou dans le sud du pays, ou à la frontière vénézuélienne. Il a même pu prendre des proportions un peu plus importantes, puisque les problématiques qui affectaient des zones importantes du pays comme le trafic de drogue s'est déplacé vers ces zones-là et des groupes armés subsistent ou se réorganisent. Donc il y a toujours des opérations militaires et c'est une des principales préoccupations pour l'avenir

    Yann Basset, professeur de science politique de l'université du Rosario, Bogota 17/06/2018 - par Véronique Gaymard Écouter

    Une insécurité qui perdure donc pour la population, notamment en zone rurale. Ce sont les mêmes pratiques depuis 60 ou 70 ans rappelle Christoph Harnisch, directeur de la délégation du CICR en Colombie, le Comité International de la Croix Rouge. « C’est encore pire qu’avant parce que les points de repère ont complètement changé». Il faudrait une « politique de sécurisation beaucoup plus décidée» et une présence plus forte de l'Etat. « L’Etat, seul, peut jouer ce rôle. Et c’est malheureusement quelque chose qui se fait très lentement».

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