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    Nicaragua: les origines de la crise meurtrière

    media Daniel Ortega et Rosario Murillo à Managua, le 7 juillet 2018. REUTERS/Oswaldo Rivas

    Le Nicaragua fête jeudi 19 juillet le 39e anniversaire de la révolution sandiniste de 1979, alors que le pays traverse une crise sans précédent. Depuis le 18 avril, le conflit entre opposants et partisans du président Daniel Ortega a fait au moins 280 morts selon l'ONU. Dans le pays le plus pauvre d’Amérique centrale, la contestation a été fortement réprimée ces derniers jours. Mardi 17 juillet, les paramilitaires et la police ont pris le contrôle de la ville rebelle de Masaya, à une trentaine de kilomètres de la capitale. A l'origine, il y a trois mois, c’est une réforme des retraites qui a mis le feu aux poudres.

    Le 18 avril, les Nicaraguayens sont dans la rue. Ils manifestent contre une réforme des retraites qui prévoit d'augmenter les cotisations des salariés et de diminuer de 5% les pensions. Malgré le rapide abandon de cette mesure, la protestation se transforme en rejet du pouvoir en place et les manifestants réclament le départ du président Daniel Ortega.

    Cet ancien « héros » de la révolution sandiniste s'accroche au pouvoir. A la tête du pays de 1979 à 1990, il a repris la présidence en 2007. Dès mi-avril, cette année, les manifestations, emmenées par les étudiants, sont durement réprimées.

    Le 30 mai, lors d'une marche pacifique en soutien aux parents des jeunes décédés, des groupes paramilitaires pro-Ortega tirent dans la foule, à Managua. Bilan : 18 morts.

    Plusieurs acteurs rejoignent la contestation : le patronat, les organisations rurales... L'Eglise catholique propose une médiation, mais devient vite, elle aussi, la cible des forces pro-gouvernementales.

    Au mois de juin, la ville de Masaya se transforme en bastion des insurgés jusqu'à ce que les autorités en reprennent le contrôle par la force mardi. Le gouvernement se félicite d'avoir fait échouer une tentative de coup d'Etat, menée par ceux qu'il appelle des « terroristes ».

    Ce qui apparaît, c'est une union très forte pour dire qu'il n'y a pas de projet politique et social possible au Nicaragua sans le départ du couple Ortega-Murillo...

    Delphine Lacombe, chercheur au CNRS, analyse la composition de l'opposition 18/07/2018 - par Marie Normand Écouter


    Ortega-Murillo : le couple infernal

    Le 19 juillet 1979, Daniel Ortega est devenu un héros, symbole de l'insurrection qui a mis fin à la dictature des Somoza, famille au pouvoir depuis près de 45 ans. 39 ans plus tard, le président s'accroche au pouvoir avec son épouse Rosario Murillo. Le couple fait donc face depuis 3 mois à un mouvement de contestation sans précédent, qu'il est parvenu à réprimer ces derniers jours. L'opposition promet de continuer la lutte contre le tandem Ortega-Murillo, accusé de dérive autoritaire.

    C'est en 1978 que Daniel Ortega et Rosario Murillo se rencontrent. Tous deux sont membres du Front sandiniste de libération nationale. Ils ne se quitteront plus. Si Daniel Ortega prend la tête du pays, son épouse devient très vite omniprésente, et pas seulement en tant que première dame. Depuis le retour de son mari au pouvoir en 2007, la poétesse prend en main la communication du gouvernement, puis son agenda, avant de s'attribuer enfin la vice-présidence.

    Connue pour ses tenues bariolées et ses imposantes bagues aux doigts, Rosario Murillo est surnommée « la diablesse » ou « la sorcière » par ses détracteurs.

    Tous les jours, elle s'exprime sur les ondes des médias officiels à midi. Elle pilote les programmes sociaux et sa politique clientéliste lui assure de nombreux soutiens dans les couches populaires.

    A côté, Daniel Ortega paraît, lui, presque effacé. Le président est décrit comme un homme politique froid, pragmatique et méfiant. En 1998, lorsqu'il est accusé de viol par l'une de ses belles-filles, la première dame choisit de soutenir son mari.

    Le couple gouverne reclus dans une sorte de bunker à Managua. Il a élevé en tout 10 enfants placés, petit à petit, à différents postes stratégiques, des médias aux affaires. De quoi rappeler de mauvais souvenirs à un pays déjà trop habitué aux dynasties politiques.

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