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    Amériques

    A la Une: le Nicaragua et les hommes en bleu de Masaya

    media Une voiture de patrouille dans les rues de Masala, le 17 juillet 2018. ©REUTERS/Oswaldo Rivas

    A Masaya, la ville rebelle reprise mardi par les forces progouvernementales, des groupes d'hommes vêtus de chemises bleues continuent de patrouiller dans les rues. Ces hommes cagoulés sèment la terreur, explique El Nuevo Diario. Une femme de 42 ans témoigne. Elle soutient que mardi, lorsque l'opération a été lancée à Masaya, elle a été « battue, ligotée, bâillonnée et torturée avec un scalpel pour la forcer à [donner des noms], à identifier les personnes qui se trouvaient autour de la barricade au coin de sa rue ». Des jambes, lacérées, en gardent les stigmates. « J'ai encore peur, poursuit-elle, parce que la nuit, ils passent devant la maison et j'ai peur qu'ils viennent encore me chercher ». Elle soutient aussi que ces hommes sont repartis avec une cocotte-minute, l'un des équipements les plus précieux de son foyer.

    « Une haine jamais vue auparavant »

    El Nuevo Diario soutient que de nombreux autres vols ont été commis par ces milices privées. Une grand-mère de 78 ans raconte comment des hommes cagoulés ont dévalisé sa maison, lui dérobant notamment 15 jours de vivres. « Ils sont arrivés, dit-elle, avec une haine qu'à mon âge, je n'avais jamais vue auparavant ». En entrant dans les maisons, ils cherchaient aussi des blessés, assure un autre habitant de Masaya, terrorisé. Depuis, « Beaucoup ont choisi de garder leurs portes fermées », écrit El Nuevo Diario, car « le quartier est toujours contrôlé par des civils armés ». « Sur la place principale de Monimbó, au moins 50 hommes à capuche, vêtus de bleu et de drapeaux sandinistes, arborent leurs armes, rapporte le quotidien nicaraguayen. Ils entourent également l'église de la paroisse de San Sebastián. (...) Il reste des dizaines de camionnettes avec des hommes armés, d'où ils font le tour de la ville en criant des slogans en faveur du gouvernement »

    Triste anniversaire

    Le Nicaragua célèbre, ce jeudi 19 juillet, le 39e anniversaire de la fin de la dictature des Somoza. Mais cet anniversaire est éclipsé par la crise, à l'image de la Une du journal La Prensa : « 19 avril - 19 juillet: le Nicaragua résiste à 3 mois de terreur ortéguiste ». La Prensa revient sur la chronologie des évènements et note que « le nombre de morts durant cette répression a atteint le nombre d'homicides annuels ». « C'est un bien triste 19 juillet », consent El Nuevo Siglo en Colombie. « En 1979, une poignée de jeunes ont pris les armes pour renverser le gouvernement. Un nom de famille a symbolisé cette victoire: les Ortega, Daniel notamment, celui qui aujourd'hui est un nouveau Somoza, mais de gauche ».

    La presse du continent revient aussi, ce jeudi, sur l’arrestation du ravisseur présumé de trois membres d'un journal équatorien. Ces derniers avaient ensuite été assassinés par des rebelles dissidents de l'ancienne guérilla des FARC. Gustavo Angulo - surnommé Cherry - a été arrêté lors d'une opération à La Guayacana, dans le sud-ouest de la Colombie. Il s’agit d’une zone instable, frontalière de l'Équateur. « Cherry fait apparemment partie du groupe que commande celui connu sous le nom de « Guacho » et sera présenté dans les prochaines heures à un juge », explique La Vanguardia. Il a en fait été « envoyé en prison pour des infractions liées à la drogue », avant que le ministère public ne décide d'ouvrir une nouvelle enquête à son encontre. Selon El Espectador, Cherry pourrait aussi être responsable de l'enlèvement de deux jeunes Équatoriens [assassinés en captivité] et avoir participé au meurtre de trois « enquêteurs locaux du Corps d’enquêtes techniques (CTI) ».

    Colombie : réorganisation des ex-FARC dissidents

    L’Équateur s'inquiète pour sa part de l'activité de ces ex-guérilleros, non loin de la frontière. Selon El Comercio, « ces dissidents se réorganisent, juste en face de la province de Sucumbios » - et pas seulement en face de celle d'Esmeraldas. Selon ce quotidien, « les dissidents se sont scindés en trois nouvelles structures illégales autodésignées », qui « réactivent le trafic de drogue dans la province de Putumayo en Colombie, par le biais d'alliances et d'accords ».

    Au Canada, c'est un remaniement qui fait la Une. Pourtant, consent le Globe and Mail, « les remaniements ministériels sont souvent beaucoup de bruit pour rien ». Ils sont « une façon pour les gouvernements de récompenser les députés d'arrière-plan loyaux et de voler la Une des médias pendant quelque temps. Mais ils peuvent aussi donner des indications sur la façon dont un gouvernement voit les défis auxquels le pays est confronté et les défis politiques auxquels son parti est confronté ». « Le jeu de chaises musicales de mercredi à Ottawa nous a donné un peu des deux », juge le journal anglophone, qui note « la nomination de Jim Carr à un nouveau poste de Diversification du commerce international, créé dans le but de réduire la dépendance économique [du Canada] à l'égard des États-Unis sous le président Trump ».

    Canada : un ministre chargé de l’immigration irrégulière ?

    Le Devoir souligne pour sa part que Justin Trudeau prépare les législatives de 2019, avec surtout la province de l’Ontario en ligne de mire, car « la prochaine élection risque fort de s’y jouer ». Résultat : « trois des cinq nouveaux ministres nommés mercredi y sont députés ». C’est en Ontario qu’a été élu un Premier ministre conservateur, Doug Ford, qui « s’oppose farouchement au plan canadien sur le changement climatique » ou « critique vertement Ottawa pour sa gestion de la migration irrégulière ».

    Justement, le Globe and Mail s'inquiète d’un portefeuille « au nom un peu lourd » : « le ministère de la Sécurité frontalière et de la Réduction du crime organisé ». Il a été attribué à l'ancien chef de la police de Toronto, Bill Blair. Ce ministre sera chargé, entre autres, de « l'immigration irrégulière ». Cette question est « devenue un sujet de prédilection des conservateurs » ; le journal y voit donc une manœuvre « politique grossière ». Pourquoi mélanger répression des gangs et traitement des demandes d'asile ? s'interroge-t-il. Le long traitement des demandes au Canada « est un problème administratif délicat et potentiellement coûteux que le gouvernement devrait prendre au sérieux », juge le journal. « Espérons que M. Blair comprenne cela et considère son nouveau titre autrement que comme la vilaine vitrine qu'il semble être ».

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