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    Argentine: le vote de la loi avortement face à la pression du pape et de la rue

    media Les pro-avortement manifestent devant la Confédération générale du travail (CGT) à Buenos Aires, le 10 juillet 2018. REUTERS/Martin Acosta

    En Argentine, le Sénat doit se prononcer ce mercredi 8 aout sur un projet de loi autorisant l’avortement voté le 14 juin par la Chambre des députés. Si la loi est adoptée, l’Argentine sera le troisième pays latino-américain, après Cuba et l’Uruguay, à légaliser l’interruption volontaire de la grossesse. Mais malgré la mobilisation de la société en faveur de l’avortement, le vote de la loi n’est pas acquis.

    De notre correspondant à Buenos Aires,

    Selon les dernières déclarations connues des sénateurs, et même si un petit nombre d’entre eux ne s’est pas encore prononcé, le projet de loi devrait être rejeté à une courte majorité. Il faut dire qu’au Sénat, toutes les provinces du pays sont représentées à égalité. Les 800 000 habitants de la province de Salta, par exemple, y pèsent autant que les 18 millions de Buenos Aires. Cela favorise le vote des districts les moins peuplés, qui sont aussi les plus conservateurs. Et tous les sénateurs ont été soumis au cours des dernières semaines aux pressions de l’église catholique, particulièrement influente dans ces provinces.

    Depuis les évêques jusqu’aux derniers curés de villages, tous les ecclésiastiques se sont mobilisés contre l’IVG, menaçant ceux qui voteraient en faveur du projet de loi d’être excommuniés, mais aussi d’être sanctionnés par les électeurs lors du renouvellement de leur mandat. Et c’est en pensant à leur réélection, indépendamment de leur position personnelle sur le sujet, que certains sénateurs ont fini par se prononcer pour le rejet du projet de loi. Si tel est le cas, ce mercredi, ce sera une victoire pour le pape François, qui s’est directement impliqué dans la bataille et a ouvertement dirigé l’action de l’Eglise contre la légalisation de l’avortement.

    Des manifestants anti-avortement à l'Obélisque de Buenos Aires, le 4 août 2018. REUTERS/Agustin Marcarian

    La pression du pape François

    C‘est sans doute logique, compte tenu de la position traditionnelle de l’église catholique sur cette question, sauf que le pape, sans renier la position de l’Eglise qu’il dirige, s’est montré beaucoup plus discret en d’autres circonstances, y compris tout récemment dans le cas de l’Irlande qui a légalisé l’avortement via un référendum. En Argentine, il est intervenu ouvertement dans le débat, parce que c’est son pays, et sans doute pour défendre le dernier accord non écrit liant l’Eglise catholique à l’État. Un accord que l’ancienne présidente Cristina Kirchner, catholique pratiquante, n’a pas voulu rompre, et que son successeur Mauricio Macri a mis en cause en autorisant que le projet de loi sur l’IVG soit débattu. De fait, François, péroniste comme Kirchner, a déclaré la guerre au libéral Macri qui, tout en étant personnellement défavorable à la légalisation de l’avortement, a voulu que le Parlement se saisisse de la question à la demande du puissant mouvement féministe argentin.

    La légalisation de l’avortement sera sans doute rejetée ce mercredi. L’espoir des partisans de l’IVG repose sur la mobilisation populaire. Lors du débat à la Chambre des députés, 500 000 personnes, des femmes en majorité, ont manifesté devant le Congrès en arborant le foulard vert de la Campagne pour l’avortement libre, sûr et gratuit. On attend encore plus de monde ce mercredi. De quoi faire peut-être réfléchir certains sénateurs qui savent que, à terme, et compte tenu de l’évolution de la société, la légalisation de l’avortement sera une réalité en Argentine.

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