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    Amériques

    Brésil: les candidats à la présidence s’affrontent une première fois… sans Lula

    media Le candidat d'extrême-droite à la présidentielle Jair Bolsonaro reçoit des conseils de ses conseillers avant le premier débat télévisé pour la chaîne Bandeirantes, à São Paulo, le 9 août 2018. REUTERS/Paulo Whitake

    Les Brésiliens ont suivi dans la nuit de jeudi 9 à vendredi 10 août le premier débat télévisé entre les candidats à la présidentielle d’octobre prochain. Lula, grand favori dans les sondages, a formulé une demande de participation par vidéo-conférence directement de sa cellule. La justice a refusé.

    Avec notre correspondant à São Paulo, Martin Bernard

    Pas de véritable vainqueur pour ce premier débat à huit, un débat-fleuve qui s’est déroulé pendant plus de trois heures. Sans la participation toutefois de l’ancien président Lula, qui purge une peine de 12 ans de prison pour corruption. Ses partisans ont alors organisé un débat parallèle et son colistier, Fernando Haddad, a lu un message de l’ancien président : « Cela s’appelle de la censure. Je suis candidat, car je n’ai commis aucun crime ».

    Devant les caméras de télévision, les candidats ont plutôt joué sur la défensive, à l’image de l’écologiste Marina Silva qui a évité de se prononcer sur la question de l’avortement – un thème actuellement débattu au Brésil et en Argentine.

    à (re)lire: Avortement: où en est l’Amérique latine ?

    Le candidat de l’extrême-droite, Jair Bolsonaro, qui est bien placé dans les sondages, a été pris à partie par son adversaire d’extrême gauche, Guilherme Boulos. « Bolosonaro représente la vieille politique corrompue. Au Brésil, tout le monde sait que vous êtes raciste, machiste, homophobe. »

    Jair Bolosonaro, lui, a toutefois réagi avec une certaine modération durant tout le débat, sans grand écart de langage. En rappelant que lui, ancien capitaine de l’armée, avait choisi un général comme colistier, Antonio Hamilton Mourao (64 ans), issu du PRTB.

    Quant à la corruption, elle n’a été évoquée qu’en filigrane. Mais le thème reviendra sans doute tout au long de la campagne.

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