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    Le glyphosate de Monsanto sur le banc des accusés aux quatre coins du monde

    media Le glyphosate, présent dans le Round Up de Monsanto, est le pesticide le plus utilisé au monde par les agriculteurs. PHILIPPE HUGUEN / AFP

    Au lendemain de la condamnation historique de Monsanto dans un procès intenté par un jardinier aux Etats-Unis, la question de l'interdiction du glyphosate est plus que jamais d'actualité. Tour d'horizon des restrictions de cette substance de base du Roundup, mise en cause dans de nombreux scandales.

    C'est le désherbant le plus utilisé au monde. Mais partout où il est présent, le Roundup fait polémique. En cause, sa substance de base, le glyphosate, présent également dans d'autres marques de Monsanto qui appartient désormais au géant allemand de la chimie Bayer. Une substance classée « cancérigène probable » depuis 2015 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce qui lui vaut des attaques partout dans le monde, même si elles n'aboutissent que très rarement.

    Etats-Unis

    Monsanto a été condamné vendredi 10 août par un tribunal de San Francisco. Le géant de l'agrochimie devra payer 290 millions de dollars de dommages pour ne pas avoir informé de la dangerosité de son herbicide Roundup à l'origine du cancer de Dewayne Johnson. Des milliers de procédures contre Monsanto sont en cours aux Etats-Unis, à des degrés divers d'avancement.

    Europe

    Après deux ans de débat particulièrement houleux, fin 2017, les Etats membres de l'Union européenne (UE) ont renouvelé pour 5 ans la licence du glyphosate. La Commission européenne met en avant le feu vert de ses agences scientifiques, l'Efsa (sécurité des aliments) et l'Echa (produits chimiques), qui n'ont pas classé la substance comme cancérigène. Néanmoins, l'indépendance de l'Efsa a été mise en doute par des révélations de journaux selon lesquels son rapport comporterait des passages copiés/collés d'un document déposé en 2012 par Monsanto.

    France

    Le gouvernement français a promis en mai que le glyphosate serait interdit « dans ses principaux usages » d'ici 2021, et « pour tous les usages » d'ici cinq ans. Néanmoins, malgré les pressions jusque dans la majorité à l'Assemblée nationale, la sortie du glyphosate d'ici 2021 n'a pas encore été inscrite dans le projet de loi du ministre de l'Agriculture Stéphane Travert. Le Parlement a suivi l'exécutif, qui souhaite qu'une solution soit d'abord trouvée pour les agriculteurs.

    Brésil

    La première puissance économique et agricole d'Amérique latine utilise largement les désherbants au glyphosate, notamment dans les plantations de soja. Début août, une juge de Brasilia a ordonné la suspension pour 30 jours de l'enregistrement auprès des autorités de tout nouveau produit à base de glyphosate, afin que l'agence brésilienne de veille sanitaire procède à leur « réévaluation toxicologique ». Le gouvernement brésilien entend déposer un recours pour tenter d'annuler cette décision avant la prochaine récolte.

    Argentine

    Troisième producteur mondial de soja, derrière les Etats-Unis et le Brésil, l'Argentine consomme des quantités massives de glyphosate. Dans certaines plaines fertiles de la Pampa, le conflit est quotidien entre des habitants préoccupés et les producteurs agricoles, pour qui le produit est indispensable. Sans législation nationale, les maires ont émis des arrêtés municipaux pour encadrer la fumigation. Ces règles sont généralement contestées par les producteurs, ce qui accentue le conflit.

    Salvador

    Le Parlement avait voté en septembre 2013 le retrait du marché de 53 produits agrochimiques, dont des désherbants et des pesticides. Une décision partiellement annulée par le président de l'époque Mauricio Funes. Il avait demandé que sur ces 53 produits, 11 pesticides ne soient pas retirés, au motif qu'ils étaient très utilisés et qu'ils n'étaient pas interdits au niveau international. Un comité technique avait alors été mis en place et la situation n'a guère évolué en cinq ans. Le glyphosate est toujours vendu au Salvador.

    Sri Lanka

    Le gouvernement sri-lankais a interdit les importations de glyphosate en octobre 2015, suite à la campagne menée par un moine bouddhiste. Des organisations agricoles ont critiqué le gouvernement pour ne pas avoir mené d'autres recherches scientifiques, affirmant que l'interdiction leur avait coûté la perte de 10% des 300 millions de kilos de thé produits annuellement. En juillet dernier, le gouvernement a réautorisé les importations, mais restreint l'utilisation du glyphosate aux plantations de thé et de caoutchouc.

    A (re)lire → Le glyphosate en cinq questions

    (Avec AFP)

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