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    Amériques

    Venezuela: la crise migratoire met à mal la coopération régionale

    media Des milliers de Vénézuéliens sont partis sur les routes de Colombie, d'Equateur (photo) ou du Pérou pour fuir la crise économique qui secoue leur pays. REUTERS/Andres Rojas

    L’effondrement économique au Venezuela a tourné à la crise humanitaire. Selon l’ONU, 2,3 millions de Vénézuéliens ont migré en deux ans. Près d’un million sont installés dans la seule Colombie. A titre de comparaison, 1,8 million de migrants sont entrés dans toute l’Union européenne en quatre ans.

    Avec notre envoyée spéciale à la frontière équato-colombienne, Marie-Eve Detoeuf

    Les pays sud-américains semblent pris de court par cette vague migratoire inédite. Depuis le 18 août, l’Equateur exige un passeport aux Vénézuéliens. Cette décision unilatérale contredit les accords régionaux en vigueur. Quito n’a même pas pris la peine d’en informer la Colombie qui reçoit le gros des migrants vénézuéliens.

    A son tour, le Pérou entend interdire l’accès de son territoire aux Vénézuéliens sans passeport à partir du 25 août prochain.

    Pour faire face au défi migratoire, tous les pays concernés prônent pourtant les vertus de la coopération régionale. L’ONU et l’Organisation des Etats américains (OEA) aussi. Mais le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterrez, reste étrangement discret sur la question. Et le secrétaire général de l’OEA, Luis Almagro, veut lui rétablir la démocratie au Venezuela et donc obtenir le départ du président Nicolas Maduro. C’est là un objectif politique qui fait oublier l’urgence de la question humanitaire.

    L’intégration régionale est mise en échec. Et les migrants vénézuéliens - coincés à la frontière entre la Colombie et l’Equateur - en font les frais.

    Des migrants plus précaires

    Une situation d’autant plus dramatique que le profil social des migrants a changé au cours des derniers mois. « Avant, c'était des gens diplômés qui arrivaient, explique Giovanna Tipan, responsable de la mobilité à la préfecture de Rumichaca. En plus, ils avaient un peu d'économies qui leur permettaient de vivre le temps de s'installer. C’était moins difficile pour eux de trouver du travail et de s'intégrer. Maintenant, c'est différent. Les gens qui arrivent sont dans une situation extrêmement précaire. Et on sait qu'elle deviendra encore plus précaire dans leur pays d'arrivée, que ce soit en Equateur ou au Pérou ou n'importe où. »

    A défaut d’une prise en charge institutionnelle dans les pays voisins du Venezuela, la solidarité entre exilés s'organise. « Ce qui est intéressant, c'est de voir comment, alors que ces gens sont tellement vulnérables, ils sont aussi très solidaires. Ils s'organisent pour laisser passer d'abord les femmes, et les enfants, et partager avec les gens qui sont le plus dans le besoin », poursuit Giovanna Tipan.

    Ce que confirme Antony, qui a quitté Caracas il y a une semaine : « Moi je ne connaissais personne au départ. Mais je me suis fait des vrais amis. Tout le monde s'entraide. S'il y a des gens qui n'ont rien à manger ou s'il leur manque quelque chose, d'autres vont partager. Je fais maintenant le voyage avec deux filles qui sont devenues comme mes soeurs. »

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