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    Migrants vénézuéliens au Brésil: la ville de Pacaraima toujours sous tension

    media La jeune réfugiée vénézuélienne Joanna et son fils Bruno posent, le 16 août, près de leurs matelas et divers objets brûlés par les habitants de Pacaraima. REUTERS/Nacho Doce

    Alors que la petite ville frontière de Pacaraima continue de vivre sous tension après les attaques contre les réfugiés vénézuéliens le samedi 18 août, le gouvernement tente de trouver des solutions pour pacifier la situation. Sur place, les mesures ne convainquent pas vraiment une partie de la population qui continue de rejeter les migrants.

    Avec notre envoyé spécial à Pacaraima,  Jean-Mathieu Albertini

    « Les créatures du gouvernement », « les voyous », « les vagabonds ». Les noms que les habitants de Pacaraima donnent aux réfugiés vénézuéliens ne manquent pas et ne sont pas souvent flatteurs. Mais pour le Colonel Zanatta, les tensions devraient s'amenuiser grâce à une meilleure organisation de l'armée dans l'accueil des migrants.

    « La population était surtout préoccupée par le grand nombre de personnes qui habitaient dans la rue », explique-t-il. « Du coup, on est en train de monter un refuge, qui devrait être prêt courant septembre et qui pourra accueillir jusqu'à 500 personnes, justement pour éviter ces situations : soit de dormir dans la rue de la ville comme c'était le cas avant les événements, soit de devoir retourner dormir au Venezuela dans des conditions précaires. »

    L'optimisme du colonel contraste avec le fatalisme du père Jesus Lopez qui distribue des petits déjeuners gratuits aux réfugiés. Dans la ville, il est copieusement détesté par une partie de la population, qui multiplie les fausses rumeurs à son sujet. A cause de son action envers les Vénézuéliens, il a reçu des menaces et la police lui conseille de minimiser ses déplacements.

    Pour le prêtre, les tensions entre Brésiliens et réfugiés ne sont pas près de s'arrêter : « Cette colère, cette xénophobie ne va pas s'arrêter du jour au lendemain. Les habitants peuvent faire des manifestations, jeter des petits pétards dans les rues, mais les migrants vont continuer de revenir. Sinon pourquoi il y a toujours autant de monde à mon petit-déjeuner ? Les Vénézuéliens ont peur oui, mais la faim est plus forte », lance le père Jesus Lopèz.

    S’il ne perd pas espoir, il appelle cependant les pouvoirs publics à prendre leur responsabilité et à s'occuper véritablement du problème à la frontière.


    ■ Le témoignage d’un réfugié vénézuélien après l’attaque

    José Missel Maita a tout perdu lorsque les habitants de Pacaraima ont attaqué les migrants qui campaient dans les rues de la ville. Il était à Pacaraima depuis 3 mois et raconte pour RFI sa trajectoire et son désespoir alors qu'il essaye de vendre des cigarettes à l'unité pour pouvoir s'acheter quelque chose à manger :

    « On a plus rien, on a perdu tout ce qu'on avait aporté du Venezuela, ils l'ont brûlé. Beaucoup d'entre nous n'ont plus d'habit, rien, on n'a plus que la foi en Dieu pour avancer. Et ces gens qui sont venus marcher sur les Vénézuéliens avec des bouts de bois, des machettes, des haches, des pierres et de l'essence, ils étaient tellement nombreux, plus de 800 personnes. On ne s'attendait pas à ça. Parce qu'en réalité, tous ceux qui habitent à Pacaraima, essayent de travailler ici pour essayer de gagner de l'argent et continuer à avancer parce qu'ici on sait qu'il n'y a pas de travail. »

    « On a peur », poursuit-il. « On doit revenir dormir au Venezuela et on passe la journée ici pour essayer de trouver de quoi manger. Parce qu'ils ne nous permettent pas de rester ici, s'ils te trouvent la nuit, ils te passent à tabac. Et quant au Venezuela, on n’y retournera pas tant qu’on n’aura pas suffisamment travaillé, pour pouvoir envoyer quelque chose à nos enfants, à nos épouses et à nos familles. Parce qu'on sait la situation dans laquelle se trouve le Venezuela aujourd'hui. »

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