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    Amériques

    Les voisins du Venezuela se mobilisent face à la crise migratoire

    media Christian Krüger, directeur du service colombien des migrations (à gauche) et Eduardo Sevilla, haut responsable chargé des migrations au Pérou, lors d'une conférence de presse à Bogota, le 28 août 2018. REUTERS/Luisa Gonzalez

    Alors que le Venezuela se rapproche de la faillite, des vagues de migrants continuent d'affluer dans les pays frontaliers, qui tentent d'initier une politique commune. La Colombie et le Pérou se sont mis d'accord pour s'échanger des informations concernant les migrants accueillis et une réunion régionale a été avancée à début septembre. De son côté, le Brésil mobilise son armée.

    Au Brésil, le président Michel Temer mobilise de nouvelles forces armées dans le nord du pays, à la frontière avec le Venezuela, pour « garantir la sécurité », dix jours après des violences qui ont vu des habitants chasser des migrants vénézuéliens et brûler leurs biens. « Il est question de 500 à 800 personnes par jour. Cela crée des problèmes même pour le programme de vaccination, pour l’organisation. On peut envisager, qui sait, un système de file d’attente, afin que l’on fasse rentrer 100, 150 ou même 200 personnes .»

    Une situation « tragique » selon le président brésilien

    Le président brésilien a ajouté que la situation migratoire était « tragique » et « menaçait l'harmonie de quasiment tout le continent ». « Ce n'est pas seulement le Brésil qui endure ses conséquences, mais le Pérou, l'Equateur, la Colombie et d'autres pays d'Amérique latine », a-t-il déclaré lors d'une allocution télévisée.

    Près de 600 militaires sont déjà déployés à Pacaraima, la ville frontalière qui avait connu ces violences. Selon la presse brésilienne, le décret doit permettre aux 3 000 soldats stationnés dans la région de patrouiller pendant deux semaines sur la frontière et leur donne des pouvoirs de police. Le président Michel Temer a précisé que l’armée était là pour garantir la sécurité des Brésiliens, mais aussi des Vénézuéliens qui fuient la crise économique, politique et sanitaire que connaît leur pays.

    Des déclarations qui ont créé un certain flottement au sein du gouvernement, qui dément avoir l’intention de fermer la frontière, comme l’exige la gouverneure de l’Etat de Roraima, Suely Campos, précise notre correspondant à São Paulo, Martin Bernard. Depuis trois ans, quelque 120 000 Vénézuéliens auraient émigré vers le Brésil en raison de la crise économique dans leur pays.

    Etat du Roraima, Brésil: des femmes migrantes vénézuéliennes sont fouillées par la police à Boa Vista, le 23 août 2018. REUTERS/Nacho Doce

    Le Pérou décrète l'état d'urgence sanitaire

    Face à l'ampleur du phénomène, l'ONU a annoncé qu'elle allait mettre en place une cellule de crise régionale. Selon les Nations unies, plus d’1,6 million de personnes ont quitté le Venezuela depuis 2015, dont près de 90% se trouvent dans les pays de la région. Le Brésil en accueille 60 000, le Pérou 400 000.

    Après avoir durci les conditions de passage de sa frontière pour les Vénézuéliens, Lima décrète l’état d’urgence sanitaire pour soixante jours dans trois districts à sa frontière avec l’Equateur. Les autorités sanitaires avaient dit craindre que les migrants n’amènent des maladies, mais le décret ne précise ni les risques sanitaires encourus ni les mesures prévues pour les contrer.

    Réunion régionale avancée

    Devant l’urgence de la situation, l’Equateur a avancé aux 3 et 4 septembre une réunion régionale sur cette vague migratoire, qui devait initialement se tenir les 17 et 18 septembre. Treize pays dont le Venezuela sont invités, alors que Nicolas Maduro a demandé mardi aux migrants d’« arrêter de laver les toilettes à l’étranger » et de rentrer chez eux, affirmant qu’ils n’avaient rencontré au Pérou que « racisme, mépris, persécution économique et esclavagisme ».

    Pour sa part, le secrétaire général de l'Organisation des Etats américains (OEA), l'Uruguayen Luis Almagro, a appelé les pays de la région à adopter des sanctions contre le gouvernement vénézuélien, qu'il a qualifié de « dictature ». « La priorité pour le Venezuela est que les pays latino-américains appliquent des sanctions, et encore davantage de sanctions de la part de l'Union européenne et des Etats-Unis », a déclaré Luis Almagro à la presse lors d'un forum à Saint-Domingue.

    (et avec AFP)

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