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    Amériques

    Pour ramener la confiance, le FMI pourrait avancer ses versements à l'Argentine

    media La directrice générale du FMI Christine Lagarde, en compagnie du président de la Nation argentine Mauricio Macri, en mars 2018 à Buenos Aires. Davis FERNANDEZ / POOL / AFP

    Envers et contre les stigmates de l'histoire, l'Argentine de Mauricio Macri continue de faire reposer son avenir proche sur les épaules du FMI. Selon le président, qui s'est exprimé mercredi 29 août 2018 à la télévision, l'institution internationale va avancer ses versements à Buenos Aires pour soutenir le programme économique d'un gouvernement empêtré dans la tourmente monétaire.

    Pour rassurer les marchés, le président argentin mise sur le Fonds monétaire international. Mauricio Macri a affirmé mercredi, peu avant l'ouverture de la Bourse et après s'être entretenu avec Christine Lagarde, que le FMI allait avancer « tous les fonds nécessaires pour garantir l'exécution du programme financier de l'année prochaine ». « Nous avons un accord », a-t-il expliqué lors de sa déclaration.

    Quelques heures plus tard, la directrice générale du Fonds a confirmé que l'organisation était prête à accéder à la demande du dirigeant de centre droit. « J'ai donné instruction au personnel du FMI de travailler de concert avec les autorités argentines pour renforcer le plan soutenu par le Fonds et de réexaminer le calendrier du programme financier », peut-on lire dans son communiqué.

    Le but du président, « reprendre le chemin de la croissance au plus vite »

    Mme Lagarde assure que le FMI va essayer d'œuvrer le plus vite possible, alors qu'une nouvelle dépréciation de la monnaie argentine est survenue mercredi, plongeant de 6,99% pour s'échanger à 34,48 pesos le dollar à la fermeture. Mi-août, pour enrayer la tendance, la Banque centrale argentine (BCRA) a relevé son taux directeur de cinq points, à 45% - l'un des taux les plus élevés au monde.

    Les déclarations de M. Macri et de Mme Lagarde sur une accélération du calendrier de versement des 50 milliards de dollars promis à Buenos Aires visent à rassurer les marchés, qui craignent un défaut de paiement. Les capacités de financement du pays sont en effet minées par la chute ininterrompue de sa monnaie, moins 40% face au dollar depuis le début de l'année 2018.

    La Réserve fédérale des Etats-Unis (Fed) avait alors resserré l'accès au « billet vert ». Et depuis, la hausse des taux d'intérêt argentins n'y a rien fait. Comme un cercle vicieux, la défiance des marchés n'a fait qu'accentuer le plongeon du peso dans un pays toujours en déficit budgétaire, malgré le programme d'austérité du gouvernement - le déficit est passé de 6 à 3,9% du PIB en deux ans.

    Depuis juin, lorsque le FMI a accordé 50 milliards de dollars à l'Argentine, un premier versement de 15 milliards a été effectué. Mais « la semaine dernière, nous avons eu de nouvelles marques de méfiance des marchés, particulièrement concernant notre capacité à consolider un financement pour 2019 », a admis M. Macri, qui espère « reprendre le chemin de la croissance au plus vite ».

    Piège à capitaux, l'Argentine fait toujours peur aux investisseurs extérieurs

    L'objectif reste de rassurer les investisseurs. Problème : ces derniers s'inquiètent toujours pour l'après-2019. Selon Lorenzo Sigaut, du cabinet Ecolatina, les doutes sur un défaut de paiement sont ainsi levés, « mais uniquement jusqu'à la fin du mandat de Macri », soit jusqu'au mois de décembre, l'année prochaine. Et d'ajouter que le ministre de l'Economie aurait dû apporter des clarifications.

    L'Argentine a connu, en juillet, une inflation cumulée de 19,6%. Fin 2018, la hausse des prix est attendue à 30%. La CGT argentine appelle à une grève générale de 24 heures le 25 septembre. Le plan d'austérité du gouvernement prévoit notamment des suppressions de postes de fonctionnaires et une réduction des baisses d'impôts pour les exportations d'huiles et farines de soja.

    → À relire : Paroles d’Argentins, « la culture de la crise » (2014)

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