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    Amériques

    Présidentielle au Brésil: le pactole du report des voix des électeurs de Lula

    media Fernando Haddad, qui devrait remplacer Lula dans la course à la présidence au nom du Parti des travailleurs, peine à capter l'électorat de l'ancien chef de l'Etat. REUTERS/Rodolfo Buhrer

    Au Brésil, la candidature de Lula à la présidentielle a été invalidée mais son parti affirme vouloir lutter par tous les moyens pour qu’il puisse se présenter. La justice a donné dix jours au Parti des travailleurs pour nommer un remplaçant, qui devrait être le colistier de Lula, Fernando Haddad.

    Avec notre correspondant à Sao Paulo, Martin Bernard

    Fernando Haddad était ce week-end en campagne dans le village natal de Lula et a réaffirmé que l’ancien président demeurait pour l’instant le candidat officiel du Parti des travailleurs.

    Mais lundi, il se rendra à Curitiba pour rencontrer Lula dans sa prison, et définir une stratégie électorale avant le 1er tour du 7 octobre. Et c’est lui, l’ancien ministre de l’Education, qui devrait le remplacer dans la course à la présidence.

    Fernando Haddad est beaucoup moins connu que Lula, les sondages ne le créditent actuellement que de 4 % d’intentions de vote. Il doit maintenant coller de près à l’icône de la gauche brésilienne pour améliorer son score, et avoir une chance de se retrouver au second tour.

     → A (RE)LIRE : Brésil: l’inéligibilité de Lula rebat les cartes de la présidentielle

    Trois autres anciens ministres de Lula sont également candidats, et espèrent pouvoir bénéficier de reports de voix. Parmi eux, c’est l’écologiste Marina Silva qui paraît la mieux placée. Mais même l’ancien banquier Henrique Meirelles, qui dirigea la Banque centrale d’une main de fer pendant huit ans, revendique une proximité avec l’ancien président de gauche...

    Ciro Gomes, candidat à la présidentielle pour le Parti démocratique travailliste (gauche) relativiste tout de même : « Pour l’instant le seul impact est celui de la tristesse. Je pense que ce n’est pas bien, pour aucun brésilien, que ce soit ceux qui détestent Lula ou ceux qui l’adorent. Ce n’est pas une bonne chose, pour aucun pays au monde, d’avoir un leader populaire aussi important que Lula en prison et empêché de faire partie du processus politique. Mais seul le temps nous dira quelles seront les conséquences de tout ça. »

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