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    Brésil: la polémique enfle après l’incendie qui a ravagé le Musée national

    media Il ne reste plus rien de l'intérieur du musée. REUTERS/Ricardo Moraes

    Au Brésil, une manifestation d'étudiants s'est formée ce lundi devant le Musée national de Rio de Janeiro, joyau de la culture brésilienne ravagé la nuit dernière par un grave incendie qualifié de « tragédie pour la culture ». Si aucune victime n’est à déplorer, le bâtiment parti en fumée abritait dans ses centaines de salles des collections et des archives uniques et de grande valeur. La polémique enfle sur le manque de moyens dans l'entretien du bâtiment.

    Après une nuit à regarder les informations et les flammes détruire le musée national, des étudiants de toute la ville se sont réunis pour dénoncer le manque de moyens et d’entretien de cette institution culturelle. Il y a des étudiants en archéologie, mais aussi en lettres et en biologie. Ils manifestent tous contre ce qu’ils appellent « un crime contre l’histoire du Brésil et du monde entier », rapporte notre correspondante à Rio de Janeiro, Sarah Cozzolino.

    Manque criant de moyens

    Les manifestants dénoncent le manque criant de moyens dans l’entretien de ce musée. « Ce qui s’est produit hier n’est pas un accident, c’est un crime, un crime planifié par le naufrage de l’éducation publique et de la science dans ce pays. Plus jamais ça ». Le ministre de la Culture Sergio Sa Leitao a reconnu que « la tragédie aurait pu être évitée » et que « les problèmes s'étaient accumulés au fil du temps » pour l'établissement. Il a indiqué que le musée avait déjà dû été fermé en 2015 et en 2016 « faute de ressources pour son entretien ».

    En août 1995, le bâtiment avait aussi subi d'importants dégâts après des orages qui avaient endommagé le département d'archéologie, et notamment des momies égyptiennes de plus de 3 000 ans. Les dégâts avaient également été importants dans le secteur des paléovertébrés, certaines parties d'un squelette de tyrannosaure s'étant dissoutes dans l'eau.

    Coupes budgétaires

    Cela ne fait pas moins de quatorze ans que le service du patrimoine avait demandé des travaux de restauration, sans succès. De plus, le musée dépend de l’université fédérale de Rio, mais les sommes transférées par le ministère de l’Education ont été divisées par deux en cinq ans. D’un côté, les universitaires dénoncent les coupes budgétaires, en raison de la crise économique, de l’autre, la procureur de la République dénonce les nominations politiques à la tête de l’université et la mauvaise gestion, indique notre autre correspondant au Brésil, Martin Bernard.

    De nombreuses alertes qui n’ont pas empêché ce gigantesque incendie. Les étudiants dénoncent aussi les pompiers qui ont dû utiliser l’eau du lac devant le musée. Le feu, d'origine encore inconnue, a gagné rapidement les centaines de salles détruisant tout sur son passage. Des images aériennes montrent d’immenses flammes qui ravagent le majestueux bâtiment d’une superficie de 13 000 m² pendant des heures.

    Polémique sur les secours

    Le personnel n’a malheureusement pas pu sauver les objets conservés qui sont quasiment tous perdus. C’est plus de 20 millions d’objets qui datent de milliers d’années. Le musée hébergeait notamment les plus anciens fossiles humains découverts au Brésil.

    L’autre polémique concerne la lenteur des secours, poursuit notre correspondant au Brésil, Martin Bernard. Les pompiers affirment ainsi que les bouches à incendies à proximité du musée étaient à sec, ce que dément toutefois la compagnie d’eau de Rio.

    Mais si les étudiants se sont réunis, ce n'est non pas pour une « marche funèbre » comme ils disent, mais ils sont tous prêts pour que le musée survive.

    Après plus de trois heures et demie de lutte, les pompiers n'avaient toujours pas réussi à contenir l'incendie. Rio de Janeiro, le 2 septembre 2018. REUTERS/Ricardo Moraes


    «Une perte irréparable pour la culture brésilienne et pour la culture mondiale»

    Les causes de l'incendie restent pour l'instant inconnues. L'institution fondée en 1818 était considérée comme l'une des plus importantes du continent américain. Pour Marcelo Araujo, président de l'Institut brésilien des musées, c'est une terrible tragédie.

    « C'est un coup terrible, dit-il, toutes les collections qui étaient à l'intérieur du musée, tout est détruit. C'est une perte irréparable et irrécupérable pour la culture brésilienne et je dirais même pour la culture mondiale. L'accès au bâtiment a été interdit, mais les premières évaluations indiquent que si le bâtiment est resté debout, en revanche tout semble indiquer que ce qui était à l'intérieur a été complètement détruit. On espère après cette tragédie que la société brésilienne reconnaisse davantage l'importance de la préservation du patrimoine culturel. Et qu'on ait des politiques plus efficaces, plus solides, et davantage de soutiens pour développer nos actions. Bien entendu le musée suivait toutes les procédures de sécurité, c'est un immense malheur pour la préservation des biens culturels. Nous étions vigilants sur la formation des équipes, on se préparait même à un grand projet de restauration du musée, c'est donc une fatalité, une immense tragédie ».

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