GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 14 Septembre
Samedi 15 Septembre
Dimanche 16 Septembre
Lundi 17 Septembre
Aujourd'hui
Mercredi 19 Septembre
Jeudi 20 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Amériques

    Brésil: le favori du 1er tour de la présidentielle poignardé en pleine campagne

    media Jair Bolsonaro, blessé à l'arme blanche le 6 septembre 2018 à Juiz de Fora, en pleine campagne électorale. Raysa LEITE / AFP

    A un mois exactement du premier tour de l’élection présidentielle, stupeur jeudi 6 septembre 2018 au Brésil : le candidat de l’extrême droite Jair Bolsonaro, en tête des intentions de vote au premier tour, a été poignardé en pleine campagne dans la ville de Juiz de Fora, Etat de Minas Gerais. Il a été opéré puis transféré vers un hôpital de Sao Paulo ce vendredi. M. Bolsonaro n'est plus en danger, mais son état de santé reste délicat.

    De notre correspondant au Brésil,

    La campagne présidentielle brésilienne est bouleversée. La plupart des adversaires du député Jair Bolsonaro, de droite comme de gauche, ont fermement condamné l'attentat dont il a été victime jeudi soir, et ont témoigné de leur solidarité.

    L'ancien capitaine de l’armée était en campagne électorale dans la ville de Juiz de Fora, dans l’Etat de Minas Gerais ; il était même porté sur les épaules de ses militants, lorsqu'un homme a brandi un couteau et l'a poignardé dans le ventre.

    Le candidat à la présidence a été grièvement blessé. Il a été opéré dans un hôpital de la ville avant d'être transféré vers un autre établissement à São Paulo ce vendredi. Pour l'heure, Jair Bolsonaro n'est plus en danger mais son état de santé de Jair Bolsonaro reste délicat.

    Quel impact de cet attentat sur l'état de l'opinion à un mois du scrutin ?

    L'assaillant a été immédiatement arrêté et identifié. Selon les premières informations de l'enquête préliminaire, il a milité au sein du parti de gauche PSOL - Partido Socialismo e Liberdade, une scission du PT - et déclare, via son avocat, avoir agi pour des motifs religieux et politiques. Le colistier du député, le général Mourão, avait lui mis en cause le Parti des travailleurs de Lula da Silva.

    L’affaire a bien sûr une répercussion immédiate sur la campagne. Au figuré, M. Bolsonaro était devenu la cible des attaques de la plupart des candidats. La justice empêchant Lula de se présenter, c’est lui qui est en tête dans les sondages.

    Or, toutes les chaînes de télévision diffusent en boucle la scène de l’attentat. On voit le candidat se tordre de douleur après avoir été poignardé. Des images-chocs, qui pourraient attirer la sympathie d'un public qui lui était auparavant hostile.

    Un candidat aussi difficile à remplacer que Lula, mais qui lui reste en course

    Jair Bolsonaro ne pourra participer ni à des réunions publiques, ni à des débats pendant plusieurs jours. A la radio et à la télévision, il ne dispose que de quelques secondes de campagne officielle par jour, son parti n’ayant que huit députés.

    Il va donc devoir compter sur ses militants et sur les réseaux sociaux pour rester visible. Difficile pour autant de suppléer Jair Bolsonaro, personnage polémique qui, dans cette campagne atypique, prêche l’auto-défense et défend le port d’armes.

    Par le passé, le député a été mis en cause plusieurs fois devant les tribunaux pour ses propos contre les Noirs, les femmes et les homosexuels. Avant cette attaque spectaculaire, beaucoup de Brésiliens disaient qu’ils ne voteraient jamais pour lui.

    → À relire : Jair Bolsonaro, l’espoir anti-corruption d’extrême droite


    ■ Bolsonaro poignardé, énième épisode d'une folle campagne

    La veille de l'attaque, Jair Bolsonaro jouait encore au football avec une baudruche à l'effigie du détenu Lula. Taguatinga, le 5 septembre. REUTERS/Adriano Machado

    La première présidentielle post-Dilma Rousseff en avait-elle besoin, après la saga juridique pas tout à fait terminée autour de l'ancien président Lula, en prison depuis avril, après sa condamnation à 12 ans de réclusion pour corruption ?

    Lula da Silva veut toujours briguer un troisième mandat, mais le Tribunal supérieur électoral a invalidé sa candidature. Ses avocats ont lancé plusieurs recours devant le Tribunal suprême fédéral et le dénouement est attendu dans les prochains jours.

    Si l'ancien chef d'Etat de gauche n’arrive pas à ses fins, il sera remplacé par Fernando Haddad, ancien ministre de l’Education et ancien maire de São Paulo, crédité de moins de 10% des intentions de vote, contre 40% environ pour Lula.

    Concernant les autres prétendants, pour l’instant, cela se joue dans un mouchoir de poche entre trois candidats. Ciro Gomes, autre candidat de gauche, pourrait profiter d’un bon report de voix des électeurs de Lula s'il est empêché.

    Les deux autres sont Marina Silva, l’écologiste, et le conservateur Geraldo Alckmin, qui a du mal à décoller dans les sondages. Mais il reste un mois de campagne, et il va falloir surveiller l’impact de l’attentat dans l’opinion publique.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.