GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Dimanche 17 Novembre
Lundi 18 Novembre
Mardi 19 Novembre
Mercredi 20 Novembre
Aujourd'hui
Vendredi 22 Novembre
Samedi 23 Novembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • Le modèle économique de Facebook et Google est une «menace» pour les «droits humains», selon Amnesty
    • Séisme de magnitude 6,1 dans le nord-ouest du Laos
    Amériques

    Etats-Unis: Barack Obama de retour dans l’arène politique pour les «midterms»

    media Barack Obama, ancien président des Etats-Unis, prononce un discours de campagne à l'université de l'Illinois, le 7 septembre 2018. REUTERS/John Gress

    L'ancien président américain se lance dans la campagne des élections de mi-mandat. Pas comme candidat, mais pour réveiller l'électorat démocrate. Barack Obama se rend ce samedi 8 septembre en Californie, et prolongera ensuite son appel à la mobilisation dans le reste des Etats-Unis. Vendredi 7 septembre, il a prononcé son premier grand discours politique depuis sa sortie de la Maison Blanche. L'occasion d'étriller son successeur Donald Trump.

    Habituellement aux Etats-Unis, les anciens présidents ne commentent jamais la politique de leur successeur. Mais depuis l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, les traditions de la vie politique tendent à voler en éclats dans ce pays. Ainsi, pour la première fois depuis qu’il a quitté le pouvoir, Barack Obama a publiquement prononcé le nom de Donald Trump dans un discours, le liant aux « heures les plus sombres de l’histoire américaine ».

    Pour ce retour sur la scène nationale, vendredi, Barack Obama avait choisi l'Illinois, son Etat d'adoption. Il y a été accueilli comme une rockstar mais, très vite, c'est l'animal politique qui s'est réveillé. L'ancien président lance un appel à la mobilisation, non sans grandiloquence : « En tant que citoyen, pas en tant qu'ancien président, en tant que citoyen, je suis ici pour délivrer un message simple : vous devez voter car la démocratie en dépend », a-t-il dit.

    « Ce n'est pas comme cela que notre démocratie doit fonctionner »

    « La plus grande menace pour notre démocratie n'est pas Donald Trump », estime l'ex-chef d'Etat, mais plutôt « l'indifférence, le cynisme ». « Dans cette noirceur politique, je vois un réveil des citoyens à travers le pays », prophétise-t-il. « Si vous pensez que les élections n'ont pas d'importance, j'espère que les deux années écoulées ont modifié votre perception (...) Vous devez faire davantage que retweeter des hashtags, vous devez voter. »

    « Au cours des dernières décennies, la politique de la division, du ressentiment et la paranoïa ont malheureusement trouvé asile au sein du Parti républicain, a dénoncé l'ancien homme fort de Washington, cité par notre correspondante à Washington, Anne Corpet. Cela n'a pas commencé avec Donald Trump. Il est un symptôme, pas la cause. Il a juste capitalisé sur le ressentiment que les politiciens ont semé depuis des années. »

    Et M. Obama d'évoquer les attaques menées contre la presse ou l'indépendance de la justice, le déni des réalités, et notamment du réchauffement climatique, l'amitié suspecte de M. Trump avec le président russe, ou encore les alliés qu’il a malmenés. « Les Américains doivent se lever contre les brutes et non les suivre. Les progrès de l'Amérique n'ont pas été accomplis par les discours des dirigeants, mais par les gens qui se sont levés, ont manifesté et sont allés voter. »

    « Qu'est-il arrivé au Parti républicain ? », s'interroge l'ex-chef d'Etat. Evoquant en filigrane la tumultueuse semaine que vient de vivre l'actuel locataire de la Maison Blanche, le démocrate s'inscrit en faux face à l'idée selon laquelle « tout ira bien » parce que des gens se vantent, dans un livre ou dans les colonnes du New York Times, de tempérer le président depuis l'intérieur. « Ce n'est pas comme cela que notre démocratie doit fonctionner », estime-t-il.

    Alors que le journaliste Bob Woodward décrit, dans son dernier ouvrage, un président en permanence « contourné » par une équipe tentant d'éviter le pire, Barack Obama dénigre ces élus qui s'en tiennent à « de vagues déclarations de désapprobation quand le président fait quelque chose de scandaleux ». « Ils ne rendent service à personne en soutenant activement 90% des trucs fous qui viennent de cette Maison Blanche et en disant : "Ne vous inquiétez pas, on évite les 10% restants". »

    « Je suis désolé, j'ai regardé mais je me suis endormi », répond Trump

    Jusqu'ici, M. Obama se consacrait à ses mémoires et à la mise en place d'une fondation. Mais il se rendra en Californie samedi et dans l'Ohio jeudi. Et sa compagne Michèle fera des apparitions à Las Vegas et à Miami fin septembre. S'il fallait encore une preuve que Barack Obama est bel et bien de retour dans l’arène, il a parlé d'économie. « Quand vous entendez combien l'économie se porte bien, rappelons-nous simplement quand cette reprise a commencé », a-t-il souligné.

    En déplacement à Fargo, dans l'Etat du Dakota du Nord, Donald Trump a répondu à son prédécesseur. Avec ironie. « Je suis désolé, j'ai regardé mais je me suis endormi », a lancé le président, avant d'accuser le démocrate d'essayer de s'attribuer les mérites « des choses incroyables qui se passent dans ce pays en ce moment ». L'enjeu des « midterms » : les 435 sièges de la Chambre des représentants, un tiers du Sénat et les postes de gouverneur dans 36 Etats.

    ► À relire : Le New York Times publie une tribune explosive d'un « résistant »

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.