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    [Reportage] Droit à l'IVG en Argentine: les femmes prêtes à remonter au front

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    Militants favorables à la légalisation de l'avortement à Buenos Aires en juin 2018. Fuente: Reuters.

    Il y a un mois, le Sénat rejetait un texte de loi proposant d’autoriser l’interruption volontaire de grossesse. Un coup dur pour le mouvement féministe qui n’avait jamais été aussi loin auparavant. Et même s’ils ne sont pas forcément tous d’accord sur la démarche à suivre, les partisans de la légalisation de l’avortement en Argentine restent mobilisés.

    Reportage de notre correspondante à Buenos Aires, Aude Villiers-Moriamé

    Au parc de Palermo, dans le nord de Buenos Aires, des étudiants partagent un maté, la traditionnelle infusion argentine. Certains, assis dans l’herbe, portent noué à leur sac à dos l’emblématique foulard vert, symbole de la lutte pour l’avortement légal.

    Irina Russo, 18 ans, ne se résigne pas à l’enlever. « Quand tu marches dans la rue et que tu vois une autre femme qui porte aussi le foulard, tu te sens accompagnée, tu sens qu’il y a d’autres personnes qui luttent pour la même chose que toi. C’est ce qu’on appelle la “sororité”, cette union entre les femmes. Le féminisme nous unit et en particulier la lutte pour l’avortement. Le foulard vert a permis à beaucoup de filles de s’investir dans le féminisme et nous a faire prendre conscience qu’au-delà de l’avortement, il y a tellement de droits des femmes qui ne sont pas respectés. C’est ça qui me donne la force de continuer à me battre ».

    Référendum ou débat législatif ?

    Avec le foulard vert, Irina et ses amies veulent sensibiliser la société argentine, jusqu’à ce que la proposition de loi pour légaliser l’avortement soit de nouveau présentée devant le Congrès. Certaines militantes féministes voudraient cependant aller plus vite, par exemple en réclamant l’organisation d’un référendum sur la question.

    Vanina Biasi, membre du parti ouvrier, pense qu’il faut suivre le modèle de l’Irlande, qui a légalisé l’IVG cette année après un plébiscite national. « On a bien vu que la démocratie indirecte, celle qui s’exprime à travers les législateurs, ne parvient pas à nous garantir nos droits. Le Congrès n’écoute pas le peuple qu’il est sensé représenter, il écoute plutôt une puissante institution comme l’Eglise. Aujourd’hui, on propose donc de faire appel à un instrument qui n’a encore jamais été utilisé en Argentine : la consultation populaire. On estime que comme ce régime ne nous accorde pas nos droits fondamentaux, nous devons les conquérir nous-mêmes ».

    Une option qui ne convainc pas tout le monde. « Le débat doit se faire au Congrès, estimeVictoria Tesorierot, membre des Catholiques pour le droit à décider, une association de femmes catholiques qui défendent le droit à l’avortement. Une consultation populaire est dangereuse, on ne peut pas prendre le risque de perdre. Même si nous pourrions gagner, je pense que les droits ne se plébiscitent pas. Non, nous ne sommes pas d’accord avec l’idée d’un référendum ».

    Quitter l'Eglise, un acte politique après le vote du Sénat

    Pour de nombreuses militantes, c’est en questionnant le rôle de l’Eglise en Argentine que l’avortement aura une chance d’être légalisé. Le pays d’origine du pape François a une longue tradition catholique. Et beaucoup estiment que le vote du Sénat a été motivé par des orientations religieuses. En réaction, ces dernières semaines, plusieurs milliers d’Argentins ont fait leur «apostasie», c’est-à-dire ont quitté l'Église catholique.

    « L’Eglise s’immisce dans des débats de société qui n’ont rien à voir avec le dogme, des questions d’éducation et de santé par exemple, s'indigneMaria José Albaya, qui fait partie de la coalition argentine pour un Etat laïc. Et je pense que beaucoup de personnes l’ont vu très clairement à travers la pression qu’a exercé l’Eglise durant les débats sur l’avortement. Ce qui s’est passé au Sénat est lamentable. J’ai l’impression qu’il y a beaucoup d’indignation aujourd’hui : beaucoup de personnes sont venues nous voir en disant “je suis croyant, je me considère encore catholique, mais je veux quitter l’Eglise parce que je ne peux pas croire ce qu’il s’est passé au Sénat" ».

    L'IVG, un thème qui devrait s'imposer en 2019

    En 2019, les Argentins vont participer à des élections présidentielle et législatives. Avec un calendrier si chargé, le texte de loi pour légaliser l’avortement a peu de chances de repasser devant le Congrès avant 2020. Les associations espèrent toutefois faire du droit à l’IVG un thème central de campagne.

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