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    Amériques

    A l'ONU, Emmanuel Macron se dresse contre la loi du plus fort

    media A la tribune de l'ONU, Emmanuel Macron a plaidé pour la coopération régionale et internationale, le 25 septembre 2018. REUTERS/Carlo Allegri

    C’est une organisation des Nations unies en plein doute qui a ouvert ce mardi 25 septembre son Assemblée générale annuelle à New York. Après le secrétaire général de l'ONU António Guterres, les présidents Donald Trump et Emmanuel Macron se sont exprimés chacun leur tour.

    Avec nos envoyés spéciaux à New York, Nicolas Falez et Valérie Gas

    Le président américain a profité de son passage à la tribune de l'ONU pour lancer un violent réquisitoire contre le régime iranien. « Les dirigeants iraniens sèment le chaos et la destruction », a d'abord lancé Donald Trump. « Cette dictature a utilisé l'argent pour construire des missiles potentiellement nucléaires, pour durcir la répression interne, pour financer le terrorisme, pour commettre des ravages et des massacres en Syrie et au Yémen. Les Etats-Unis ont lancé une campagne de pression économique pour priver le régime des fonds nécessaire à ses projets sanglants », justifie-t-il après le rétablissement en mai dernier des sanctions visant Téhéran.

    Quelques mois après la sortie des Etats-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien, le président américain appelle les autres pays à faire de même : « Un régime dont le slogan est "Mort à l’Amérique" et qui menace Israël d’annihilation ne peut posséder les moyens de tirer une ogive nucléaire sur n’importe quelle ville du monde. C’est impossible. Nous appelons tous les Etats du monde à isoler le régime iranien tant qu’il poursuivra son agression. »

    De son côté, le président iranien, barbe grise et turban blanc, a qualifié d'« absurde » la position de Donald Trump qui a appelé le monde à « isoler » le régime iranien. Hassan Rohani a accusé les Etats-Unis de vouloir « renverser » le régime de Téhéran. « Il est paradoxal que les Etats-Unis ne cherchent même pas à cacher leur plan visant à renverser le gouvernement même qu'il invite à des pourparlers », a déclaré le président Rohani qui a qualifié de « terrorisme économique » et de « violation du droit au développement » le rétablissement des sanctions américaines qui étranglent l'économie iranienne. Rejetant toute idée de négociation bilatérale avec Washington, Hassan Rohani a estimé en revanche que les négociations pouvaient reprendre à l'ONU. « Pour qu'un dialogue ait lieu, il n'est pas nécessaire que l'on prenne des photos (...) Le dialogue peut être repris dans cette assemblée depuis le même point et par la même personne qui a dénoncé l'accord », a-t-il déclaré.

    Les Etats-Unis ont une conception autoritaire des relations internationales, c'est la loi du plus fort. (...) Ils veulent imposer des choses par le harcèlement ; aucune nation ne saurait être amenée à la table des négociations par la force.
    Hassan Rohani, président iranien 26/09/2018 - par Nicolas Falez Écouter

    Emmanuel Macron plaide en faveur du multilatéralisme

    Le président français plaide en faveur du multilatéralisme, la coopération et le dialogue pour affronter les défis et notamment la crise iranienne.

    Emmanuel Macron a fait dans son discours un diagnostic, celui des dérives et des faiblesses d'un ordre mondial mis en place après 1945. Un ordre mondial dans lequel les inégalités sont, d'après lui, la source des problèmes actuels. Le chef de l'Etat français a essayé de proposer ses solutions pour améliorer la situation.

    Il a pour cela défini trois principes : le respect de la souveraineté des peuples, le renforcement des coopérations régionales et l'amélioration des garanties internationales. Emmanuel Macron l'a redit : il ne croit pas à la loi du plus fort ni au repli, mais à la mise en place de règles collectives. Et de citer toutes les zones en crise – Syrie, Libye, Israël-Palestine – pour montrer que la loi du plus fort n'a rien apporté jusqu'ici et participe au contraire à l'augmentation des violences.

    Le président français a également évoqué la question des migrations en expliquant qu'il ne croyait pas à l'ouverture inconditionnelle ou à la fermeture des frontières. Souveraineté et « en même temps » coopération régionale et internationale : c'est sur ce créneau qu'Emmanuel Macron a placé son discours à l'ONU, en s'engageant à faire de la lutte contre les inégalités la priorité du G7 que la France présidera en 2019.

    Guterres déplore « un monde de plus en plus chaotique »

    Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a déploré un « monde de plus en plus chaotique », à l'ouverture de l'Assemblée générale annuelle de l'organisation, regrettant que « le multilatéralisme soit autant critiqué au moment où il est le plus nécessaire ». « Parmi les pays, la coopération est moins certaine et plus difficile. Les divisions au sein du Conseil de sécurité sont graves », a-t-il déclaré, en donnant le coup d'envoi de six jours de discours des 193 pays formant les Nations unies.

    Evoquons d'abord ce qui constitue une menace directe pour notre existence: les changements climatiques. Nous sommes à un moment charnière, si nous ne changeons pas le cap dans les deux années à venir, nous risquons de perdre le contrôle de la situation. Les changements climatiques vont plus vite que nous, le rythme effréné provoque un SOS retentissant partout dans le monde. Il y a quelques semaines, la plus épaisse et la mieux connue, plus solide banquise du nord du Groenland a commencé à se fissurer pour la première fois. La concentration de dioxyde de carbone dans l'atmosphère n'a jamais été aussi élevé en trois millions d'années et elle ne fait qu'augmenter. Pire, notre action en tant que dirigeants mondiaux n'est pas à la hauteur. Nous devons écouter les éminents scientifiques de la Terre. Nous devons regarder la réalité en face et nous devons être plus ambitieux et faire preuve d'une plus grande urgence.
    Antonio Guterres évoque l'urgence climatique 25/09/2018 - par Nicolas Falez Écouter

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