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    Présidentielle au Brésil: Ciro Gomes, le challenger du centre-gauche

    media Ciro Gomes, candidat à la présidence brésilienne du Parti travailliste démocratique (PDT), lors du débat présidentiel précédant les élections générales du 7 octobre, sur la chaîne de télévision SBT d'Osco, São Paulo, Brésil, le 26 septembre 2018. NELSON ALMEIDA / AFP

    Jusqu’à récemment, Ciro Gomes avait de bonnes chances d’arriver au second tour de l’élection présidentielle au Brésil (prévu le 28 octobre). Dans l’hypothèse d’une absence de Lula, les sondages le plaçaient en deuxième position lors du premier tour (7 octobre 2018) derrière le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro. Mais depuis le retrait officiel de l’ancien président brésilien, devenu inéligible après une condamnation pour corruption, c’est son substitut Fernando Haddad qui monte dans les intentions de vote, dépassant largement le challenger du centre gauche. Mais Ciro Gomes ne s’avoue pas pour autant vaincu.

    A soixante ans, Ciro Gomes est ce qu’on peut appeler un fin connaisseur du paysage politique brésilien. Un domaine que ce fils d’une vielle famille politique de l’Etat de Ceará (nord-est) a bien arpenté du niveau régional au niveau national. Elu député, maire, gouverneur, il a ensuite été nommé ministre des Finances sous le président Itamar Franco en 1994, poste qu’il n’occupera seulement que cent-seize jours. Quelques années plus tard, il fait son entrée au gouvernement de Luiz Inácio Lula da Silva qu’il avait affronté aux élections de 2002 avant de le soutenir au second tour. Sur le plan politique, l’ancien professeur en droit constitutionnel est un vrai caméléon, il a changé sept fois de parti. Aujourd’hui, il est candidat du Parti démocratique travailliste (PDT), situé au centre-gauche de l’échiquier politique brésilien. Une formation dont l’influence au Congrès reste limitée, car elle ne dispose que d’une vingtaine d’élus (dix-neuf députés et deux sénateurs).

    L’homme du Ceará

    Si Ciro Gomes peine à s’imposer au niveau national, tout le monde ou presque le connaît dans la région du nord-est et surtout dans son fief, l’Etat du Ceará, l’un des plus pauvres du Brésil. Mais la ville de Sobral, berceau politique de la famille Gomes, bat tous les records sur plan de l’éducation. Les écoles de cet Etat trustent le haut du classement des meilleures institutions d’enseignement dans le pays. Une donnée que Ciro Gomes ne cesse de mettre en valeur, d’autant que le maire de cette ville « modèle » n’est autre que son frère, Ivo Gomes. Il y a quelques mois, Sobral a de nouveau fait les gros titres de la presse nationale, car malgré une politique d’éducation efficace, la violence a flambé dans cette ville du Ceará, un Etat qui est devenu en 2018 le quatrième Etat le plus violent du pays avec 372 homicides au mois de mai dernier. Une tendance qui ne fait pas les affaires du candidat du PDT.

    Le pire adversaire de Ciro Gomes ? Lui-même !

    De sa désignation en tant que candidat à l’élection présidentielle - il s’agit de sa troisième tentative - Ciro Gomes a promis d’éradiquer les privilèges et la corruption. Il se présente également comme un homme de rassemblement, affirmant vouloir mettre un terme à la « culture de la haine » qui mine le pays. « Cette histoire de PT et anti-PT va tuer le Brésil », a déclaré Ciro Gomes qui, lui-même, est plutôt connu pour ses dérapages verbaux. L’un des plus célèbres d’ailleurs remonte à 2002. Candidat à la présidentielle, il avait déclaré que sa femme jouait un rôle très important dans la campagne, à savoir coucher avec lui. Des propos que Ciro Gomes a qualifiés  plus grande erreur de sa vie » lors d’une interview cette année avec le magazine Istoé. Mais le candidat du PDT a visiblement du mal à maîtriser son langage. Il y a quelques semaines, il n’a par exemple pas hésité à parler de son rival d’extrême droite Jair Bolsonaro - qui caracole toujours dans les sondages - de « petit Hitler des Tropiques ».

    « Je ne suis pas favori mais le scrutin reste ouvert »

    Plus son rival à gauche, Fernando Haddad, monte dans les sondages, et plus Ciro Gomes le prend pour cible. Il dénonce notamment son manque de légitimité, le présentant comme une marionnette de Lula. Les deux hommes se disputent le même électorat, raison pour laquelle ils ont tous deux focalisé leur campagne sur les régions pauvres du Nordeste.

    Par souci de séduire les classes défavorisées, Ciro Gomes a promis, s’il est élu, de ne pas toucher aux acquis sociaux et de créer un fonds d’investissement pour le secteur de la santé. Mais tout en visant l’électeur traditionnel du PT il a plus au moins exclu de former un gouvernement avec les membres du Parti des travailleurs, « un parti qui s’est transformé en une structure de pouvoir détestable et qui a fini par créer Jair Bolsonaro, cette aberration ».

    Lors du débat télévisé du 26 septembre 2018, il s’est présenté aux Brésiliens comme le « Monsieur propre » et leur a demandé de le propulser au second tour. Selon lui, il est le seul à même de battre Bolsonaro et Haddad. Ce que n’indiquent pas les derniers sondages. Fernando Haddad, le candidat du PT, est également donné favori face à Jair Bolsonaro au second tour. Et d’après une enquête Ibope c’est bien lui qui pourrait bénéficier du « vote utile », c’est-à-dire d’un vote pas forcément motivé par des raisons partisanes, mais par la volonté de barrer la route à Jair Bolsonaro.

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