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    Amériques

    Haïti: une élue et actrice victime de violences conjugales prend la parole

    media L'actrice et maire haïtienne Nice Simon a décidé de dénoncer publiquement les violences dont elle a été victime, le 3 octobre 2018. HECTOR RETAMAL / AFP

    En Haïti, les violences conjugales sont encore largement répandues. Plus d'un tiers de femmes déclarent officiellement en être victimes, mais beaucoup préfèrent garder le silence par peur des représailles ou de ne pas obtenir justice. Une situation qui pourrait changer. Une élue a dénoncé publiquement les coups qu'elle a reçus de son conjoint.

    Avec notre correspondante à Port-au-PrinceAmélie Baron

    Nice Simon a commencé sa conférence de presse mercredi avec la volonté de « ne plus se taire et parler au nom de toutes les femmes » qui n'ont pas la tribune qu'est la sienne.

    Dans la soirée, lundi, elle a une nouvelle fois été frappée par son conjoint. Les photos de son visage et de son corps couverts de bleus ont largement circulé sur les réseaux sociaux. La maire de la ville de Tabarre, qui est également une actrice célèbre, a cette fois pris la décision de dénoncer ouvertement ces violences.

    « On dit toujours que les problèmes d'une femme sont les problèmes de toutes les femmes, mais aujourd'hui je peux dire que les problèmes d'une femme concernent toutes les femmes et tous les hommes. »

    « Il me donnait des coups de pieds et des coups de poing »

    L'élue de 40 ans a décrit en détail les coups que lui a infligés son conjoint. « Il m'a pris à la gorge, il me tenait, me poussait, m'étouffait et me donnait des gifles et des coups de poings à la tête. Quand j'ai senti que vraiment, j'allais mourir, quand il me frappait, j'ai réussi à lui mordre le pouce. Il m'a lâché, mais il est revenu et, alors que j'étais au sol, il me donnait des coups de pieds et des coups de poing. »

    Afin d'illustrer son propos, Nice Simon n’a pas hésité à montrer son dos couvert de bleus. Après cette conférence de presse, la maire de Tabarre est allée porter plainte. Un mandat d'arrêt a été émis à l'encontre de son conjoint, qui reste pour le moment introuvable.

    En Haïti, 17% des femmes et 11% des hommes estiment encore qu'il est justifié qu'un homme batte sa partenaire, selon une étude publiée en juillet 2018 par le ministère de la Santé et des organisations internationales.

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