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    Amériques

    Affaire Luchsinger-MacKay au Chili: peines réduites pour les Mapuches

    media Manifestation d'Indiens mapuches devant la Cour de justice de Canete, à 500 kilomètres au sud de Santiago du Chili, pour réclamer la libération de 4 Mapuches en grève de la faim (photo d'archives). AFP/Francesco DEGASPERI

    La Cour suprême du Chili a réduit mercredi 10 octobre la peine de trois membres de communautés indigènes mapuches. La principale ethnie indigène du Chili exige la récupération des terres de leurs ancêtres. Les trois condamnés étaient accusés d'avoir participé à l'incendie criminel d'une maison dans le sud du Chili, région d'origine des Mapuches. L'incendie avait mené à la mort d'un couple de personnes âgées. A l'issue d'un procès jugé inéquitable par Amnesty International, les trois hommes ont demandé l'annulation du jugement et donc de leur condamnation. La Cour suprême a jugé qu'ils n'étaient pas coupables de terrorisme, mais n'a pas annulé le procès pour autant.

    Avec notre correspondante à Santiago, Justine Fontaine

    Pour bien comprendre, il faut revenir en 2013 : à l'époque, un couple de personnes âgées meurt dans l'incendie criminel de leur maison. L'affaire choque une grande partie du Chili. Très rapidement, des Mapuches sont soupçonnés. Car dans cette région du sud du pays, ce peuple indigène demande depuis très longtemps la restitution des terres de ses ancêtres.

    Un premier procès a lieu, puis un deuxième, au cours duquel trois membres de communautés mapuches sont condamnés. La justice qualifie ces faits de « terroristes ». Mais l'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International dénonce alors un procès inéquitable, basé sur un seul témoignage, et sans rapport avec du « terrorisme ».

    Ce mercredi, José et Luis Tralcal, deux des hommes condamnés, espéraient voir annulée leur condamnation à perpétuité, pour pouvoir être jugés de nouveau. La Cour suprême a reconnu qu'il ne s'agissait pas de terrorisme, mais les deux hommes iront quand même en prison. Ils sont condamnés à 18 ans fermes, sans appel possible.

    Au bord des larmes, devant le tribunal, le fils de José Tralcal a déclaré à la presse qu'ils comptaient présenter un recours devant la Cour interaméricaine des droits de l'homme.

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