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    A la Une: début d’une semaine de mobilisation anti-corruption en Haïti

    media Des manifestants demandent aux responsables politiques de rendre des comptes pour avoir prétendument gaspillé des milliards de dollars provenant du programme pétrolier vénézuelien PetroCaribe, le 23 septembre 2018 à Port-au-Prince. HECTOR RETAMAL / AFP

    Il s'agit d'une mobilisation du mouvement citoyen #PetroCaribeChallenge. Sous ce hashtag des internautes haïtiens ont commencé, en août dernier, à demander des comptes à leur classe politique pour savoir où sont passés les fonds issus du programme PetroCaribe. Mis en place en 2006 par l’ancien président vénézuélien Hugo Chavez, ce programme avait permis à plusieurs pays d’Amérique latine et des Caraïbes d’acheter du pétrole vénézuélien à des prix avantageux et de rembourser ces achats sur 25 ans à un taux d’intérêt d’1 %.

    En Haïti, les fonds ainsi générés sur dix ans s’élèvent à 3,8 milliards de dollars. Une somme censée financer des projets économiques et sociaux. Mais les résultats ne sont pas au rendez-vous estiment bon nombre d'Haïtiens. Les rapports parlementaires qui pointent la responsabilité d’une quinzaine d’anciens ministres et de plusieurs entreprises haïtiennes et dominicaines dans la dilapidation de cet argent, sont jusqu’à présent restés lettre morte.

    Le mouvement PetroCaribeChallenge est donc passé de la toile à la rue et s'apprête ce mercredi à devenir national. L'agence Alterpresse fait un bref résumé ce matin : des manifestations sont prévues à Port-au-Prince, mais aussi dans toutes les principales villes de provinces, comme Cap-Haïtien, les Gonaïves, Saint-Marc, Les Cayes, Jérémie, Jacmel ou encore Petit-Goâve.

    Une mobilisation anti-corruption le jour d’anniversaire de l’assassinat de l’un des héros de la révolution haïtienne

    La date du mercredi n'a d’ailleurs pas été choisie au hasard. Ce 17 octobre 2018, les Haïtiens célèbrent le 212ème anniversaire de l'assassinat de Jean Jacques Dessalines, l'un des héros de la révolution haïtienne et père fondateur de la République d'Haïti. Alors y aura-t-il un nouveau soulèvement populaire dans le pays, cette fois contre la corruption endémique ? Beaucoup d’internautes semblent penser que oui, à l'instar d'un avocat de la ville de Miragoane qui souligne sur le site d'information Rezo Nodwes : « On assiste à un mouvement citoyen qui est parti de l'espace virtuel pour laisser passe à l'espace réel dans un temps record » et qui commence à atteindre « la majorité dite silencieuse ».

    Le gouvernement réagit à l'annonce de cette mobilisation anti-corruption de différente manière. Le ministre de la Communication a tenté ce week-end de récupérer le sens de la commémoration de la mort de Dessalines. Pour Eddy Jackson Alexis la date de l'assassinat du père fondateur d'Haïti « doit être un moment de ralliement et d'unité », rapporte le site internet Vant Bèf Info.

    De son côté, le chef de l'Etat a passé son week-end à rendre visite aux policiers dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Lors de cette mini-tournée dans les commissariats, sous-commissariats et unités spécialisées, Jovenel Moïse a promis une amélioration des conditions de travail, rapporte encore Alterpresse. Sur les réseaux sociaux les internautes voient en cette tournée aux policiers le signe de la tension qui règne dans les rangs du gouvernement à l'approche des manifestations anti-corruption.

    Il y a un an, le hastag #MeToo a débuté sa marche triomphale à travers le monde

    « Cela fait un an que le phénomène #MeToo a explosé sur les réseaux sociaux », se souvient aujourd'hui le quotidien USA Today, « mais le débat sur le harcèlement sexuel est encore loin d'être clos ». Une étude du Pew Research Center a découvert que le hashtag #MeToo a été utilisé « plus de 19 millions de fois en un an. Ce qui fait plus de 55 000 utilisations par jour. Et la tendance perdure », souligne le journal.

    Au plus tard depuis l'affaire Brett Kavanaugh, le discours selon lequel il est dangereux d'être un homme à l'ère du #MeToo a gagné en visibilité outre-Atlantique. Le jour où le juge prêtait serment pour entrer à la Cour suprême, la mère de Pieter Hanson écrivait un message sur Twitter dressant un parallèle entre le magistrat, accusé d'une agression sexuelle qu'il nie, et son fils. Sous le hashtag #HimToo (lui aussi), elle a assuré que son fils refusait tout rendez-vous galant par peur d'être injustement accusé d'agression sexuelle. Des propos « corroborés par le président Donald Trump, qui s'est inquiété « d'une époque très anxiogène pour les jeunes hommes en Amérique ». Alors que son fils, Donald Trump Junior, a lui déclaré qu'il se souciait plus pour ces trois garçons que pour ces deux filles », écrit le San Francisco Chronicle.

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