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    Caravane des migrants: gagner les Etats-Unis par tous les moyens

    media Des migrants centre-américains traversent la rivière Suchiate qui les sépare du Mexique, le 20 octobre 2018. REUTERS/Edgard Garrido

    La caravane des migrants honduriens est toujours bloquée sur le pont qui sépare le Guatemala du Mexique. Après leur tentative vendredi de passer en force la frontière, ils sont toujours des milliers à être dans l’attente de pouvoir entrer au Mexique qui a rouvert sa frontière ce samedi. Cependant, certains d’entre eux ont déjà réussi à passer de manière illégale.

    Entassés sur ce pont où ils ont passé une première nuit dans des conditions précaires, des milliers de migrants honduriens ont attendu toute la journée de samedi dans l’espoir de pouvoir entrer au Mexique. Mais en vain. Car les autorités n’ont permis le passage de la frontière qu’au compte-gouttes, relate notre correspondant à Mexico, Patrick John Buffe.

    Divisées en petits groupes, quelque deux cents personnes, en priorité des femmes et des enfants, ont ainsi pu pénétrer sur le territoire mexicain.

    Lieu d'hébergement

    L'ambassadeur du Mexique au Guatemala, Luis Manuel Lopez, a précisé à l'Agence France-Presse que ces migrants allaient être enregistrés par les services migratoires mexicains, puis emmenés dans un lieu d'hébergement à Tapachula, à quelque 40 km de Ciudad Hidalgo, dans le centre du Mexique.

    Les autres ont dû rester sur ce pont, où leur ont été distribués un peu de nourriture et de l’eau. Face à l’incertitude ou au désespoir, plusieurs centaines d’entre eux ont commencé à perdre patience.

    Ils se sont alors rendus sur les berges guatémaltèques du Suchiate, le fleuve qui sépare les deux pays. De là, ils ont traversé illégalement au Mexique, sur des radeaux de fortune qui assurent habituellement le passage entre les deux rives.

    Un migrant centre-américain après sa traversée du fleuve Suchiate, séparant le Guatemala du Mexique. Le 20 octobre 2018. REUTERS/Edgard Garrido

    De très nombreux migrants ont ainsi réussi à se rendre à Ciudad Hidalgo. C’est dans cette ville frontière, située à l’extrémité du pont, qu’ils attendent l’arrivée des autres membres de la caravane qu’ils incitent à traverser le fleuve. Car ils veulent reprendre au plus vite leur route vers les Etats-Unis.

    Des motivations politiques ?

    Le président hondurien Juan Orlando Hernandez s'est entretenu de la situation, samedi au Guatemala, avec son homologue Jimmy Morales, ainsi qu'avec le président mexicain Enrique Peña Nieto par téléphone.

    Cette caravane a « des motivations politiques » a critiqué Morales devant la presse. À côté de lui, son homologue hondurien a déploré « l'utilisation politique du malheur des gens ».

    Nous voulons dire à tous ceux qui prennent part à cette caravane de ne pas être dupes, de prendre soin de leur vie, de réfléchir et de prendre conscience du risque énorme, du danger auquel ils sont exposés.
    Juan Orlando Hernandez Président du Honduras 21/10/2018 - par RFI Écouter

    Les gens « s'en vont par nécessité », a justifié l'ex-député hondurien Bartolo Fuentes du parti Liberté et Refondation (gauche), qui a admis avoir encouragé cette caravane.

    « Je vais envoyer nos militaires »

    Quelques milliers de kilomètres plus au nord, aux Etats-Unis, les républicains font leur miel de cette caravane dont la progression alimente les discours anti-migrants des plus conservateurs. C'est notament le cas du président américain, qui a encore fait un tabac lors d'un meeting vendredi en Arizona, Etat frontalier avec le Mexique, raconte notre correspondant aux Etats-Unis, Grégoire Pourtier.

    « Je crois que ce sont des mauvaises personnes qui ont initié cette caravane, a lancé Donald Trump à ses partisans. Plus important, ou peut-être presque tout aussi important, vous avez des gens très très méchants au sein même de la caravane, vous avez des criminels très durs... Mais je vais boucler la frontière avant qu'ils puissent entrer dans ce pays. Et je vais envoyer nos militaires, pas nos réservistes, mais bien nos militaires. »

    Malgré des méthodes dénoncées par les associations de défense des droits de l'homme, et même contestées en interne à la Maison Blanche, le président joue encore et toujours la carte de la peur et de l'extrémisme à deux semaines des élections de mi-mandat.

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