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    A la Une: la caravane des migrants alimente la stratégie électoraliste de Trump

    media Un migrant d'Amérique centrale qui fait partie de la caravane des migrants, dans l'attente de pouvoir traverser la frontière entre le Guatemala et le Mexique, le 22 octobre 2018. REUTERS/Edgard Garrido

    Ce sont les stratèges républicains eux-mêmes qui le disent, cités dans un article du Washington Post. La caravane est un « cadeau politique » a déclaré Barry Bennett, un des conseillers de campagne de Donald Trump en 2016. Et d’ajouter « dommage que les migrants ne transportent pas d’héroïne », l’effet mobilisateur serait encore plus fort.

    Autre allié républicain, l’ex-président de la Chambre des Représentants Newt Gingrich qui, lors d’un Facebook Live diffusé hier, assume : « les électeurs sont motivés par la peur et par la haine. Quand je vois 7 000 personnes qui marchent vers la frontière de mon pays et qui demandent avec arrogance qu’on les autorise à entrer, ma première réaction c’est la colère : ils veulent nous envahir ».

    Et sur les réseaux sociaux, les hypothèses complotistes vont bon train : alimentées par le président américain qui a déclaré - sans apporter de preuves - qu’il y aurait dans la caravane des migrants en provenance du Moyen-Orient et des criminels. Il a même insinué que les Honduriens seraient payés pour venir aux États-Unis : « les démocrates aiment les migrants parce qu’ils votent pour eux ».

    Une deuxième caravane ?

    Selon la Jornada Maya, journal guatémaltèque, près d’un millier de Honduriens, hommes, femmes et enfants ont traversé à pied le pont frontalier de Agua Caliente à l’est du Guatemala… et se dirigent désormais vers la frontière mexicaine.

    L’Institut mexicain de la Migration, cité dans El Universal ce matin, estime qu’au total il y aurait 14 000 Honduriens en transit à la frontière entre le Guatemala et le Mexique.

    La fuite diffuse des Honduriens est difficile à chiffrer précisément. Plusieurs caravanes humaines ont traversé le Mexique ces dernières années, mais cet exode hondurien est le plus important. El Espectador rappelle qu’ils fuient une violence endémique au Honduras, une pauvreté massive, 60 % des gens sont sans emploi alors que le prix des produits de base (les œufs, l’essence…) ont explosé ces derniers mois.

    Témoignages dans El Universal recueilli à Tapachula au Mexique : Kinsiller, 20 ans, partie avec sa fille de 2 ans : « on n’avait plus rien à manger. Je vais rejoindre ma tante aux Etats Unis, on a profité du départ de la caravane pour voyager plus en sécurité ».

    Car l’éditorialiste du journal mexicain, Miguel Carbonell, le rappelle : « si les personnes d’Amérique centrale prennent la route collectivement pour traverser le Mexique, c’est pour éviter au maximum d’être les victimes « de l’industrie du séquestre de migrants ». Huit femmes migrantes sur dix seraient victimes de violences sexuelles à leur arrivée au Mexique.

    Réaction diplomatique du Mexique

    La frontière au sud du Mexique est débordée par le phénomène. En réponse aux pressions de Donald Trump qui menace de couper les aides financières destinées au Honduras et à ses voisins, le futur chef de la diplomatie mexicaine, Marcelo Ebrard, a promis que son pays allait investir davantage en Amérique centrale pour tenter d’endiguer l’afflux. Mais surtout, que le Mexique allait « changer considérablement sa politique migratoire » en accordant davantage de visas de travail pour les Centre-Américains.

    Au Nicaragua, coups de pression contre les opposants

    Six mois après le début de la rébellion qui a fait près de 500 morts et des centaines de détenus politiques, le gouvernement Ortega continue, plus discrètement, de faire pression sur les opposants.

    El Nuevo Diario rapporte que depuis hier matin, la police anti-émeute s’est déployée tout autour de l’Université centre-américaine de Managua, alors qu’aucune manifestation n’est prévue sur le site.

    Pression aussi sur le défenseur des droits de l’homme, Alvaro Leiva, une figure du bastion rebelle de Masaya. Son portrait et son histoire à la Une de La Prensa, à qui il raconte pourquoi il s’est enfui au Costa Rica. Apprenant qu’il allait être arrêté sans perspective d’un procès juste, il a demandé l’asile politique dans ce pays voisin, qui reçoit chaque jour 200 demandes d’asile en moyenne de la part des Nicaraguayens.

    Kanye West débourse 73 000 dollars pour une candidate à la mairie de Chicago

    Amara Enyia, candidate peu connue du grand public n’avait jusqu’à maintenant que 67 dollars dans son compte de campagne. C’est la deuxième fois qu’elle se présente à la mairie de Chicago, convoitée par 17 autres prétendants. Problème : Amara Enyia devait plusieurs milliers de dollars d’amende à la Commission électorale de l’Illinois à cause d’une mauvaise gestion de ses comptes de campagne, il y a 4 ans. Une dette qui aurait pu l’empêcher de se présenter cette année… si ce n’avait été pour la générosité du rappeur et producteur américain Kanye West.

    Politiquement, difficile de comprendre ce geste : Kanye West est un ardent supporteur de Donald Trump, alors que Amara Enyia, 35 ans, avocate, activiste et marathonienne d’origine nigériane, défend des idées progressistes, même si elle se présente sans étiquette.

    Le Chicago Tribune avance qu’il n’y a probablement pas de visée politique pour Kanye West, mais simplement un gros coup de pouce amical : Kanye West est ami avec le jeune rapper Chance, qui lui soutient publiquement Amara Enyia : elle incarne, dit-il « le changement » et elle est « réellement engagée auprès des communautés les plus pauvres de la ville ».

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