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    Amériques

    Petrocaribe: la création d’une nouvelle commission d’enquête ravive les tensions

    media Des manifestants demandent aux responsables politiques de rendre des comptes pour avoir gaspillé des milliards de dollars provenant du programme pétrolier PetroCaribe, le 17 octobre 2018. REUTERS/Andres Martinez Casares

    Le dossier Petrocaribe continue de faire la Une en Haïti, mais loin d’apaiser la situation, les annonces faites par le gouvernement lundi 22 octobre ravivent en fait les tensions. D’abord parce que certains conseillers révoqués ont déjà retrouvé une position auprès du président et surtout parce que l’idée de créer une commission d’enquête indépendante sur la gestion des fonds Petrocaribe est un flop.

    De notre correspondante à Port-au-Prince,

    Le Premier ministre Jean-Henry Céant avait à peine terminé son point de presse en annonçant la mise sur pied de la commission d’enquête indépendante sur la gestion des fonds Petrocaribe que déjà des groupes censés y participer déclinaient l’invitation. Les organisations de médias ont été les premières à clairement expliquer ne pas vouloir contribuer à cette commission. Ce qui révèle un réel couac dans la stratégie du gouvernement : personne n’avait pris le soin de contacter ces associations avant d’annoncer publiquement leur éventuelle participation à cette initiative.

    Cacophonie…

    Les organisations de défense des droits humains, qui elles aussi sont invitées à participer, n’ont pas non plus mâché leurs mots pour exprimer leur désaccord. Le Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) par exemple a expliqué via un communiqué de presse que cette nouvelle commission « pourrait être interprétée comme un acte d’interférence du pouvoir exécutif dans le traitement d’un dossier par le pouvoir judiciaire ».

    Car il y a bien déjà une affaire Petrocaribe entre les mains de la justice. Depuis janvier, une soixantaine de citoyens ont porté plainte contre les anciens ministres ayant eu en charge la gestion des fonds Petrocaribe. Le juge nommé sur le dossier a d’ailleurs commencé son instruction à la fin du mois de septembre. Mais ce n’est pas la seule procédure en cours et c’est ce qui donne cette impression de cacophonie entre les institutions haïtiennes.

    Pour répondre à la question-clé – où est passé l’argent Petrocaribe ? – il y a ces plaintes déposées par de simples citoyens et la Cour supérieure des comptes qui travaille à l’élaboration d’un rapport sur l’usage de ces fonds. Ce rapport devrait être rendu public en janvier.

    Une nouvelle commission pour quoi faire ?

    La Cour supérieure des comptes a elle commencé son travail après avoir été saisie par des parlementaires. Car pour rappel, le sénat avait mis sur pied deux commissions d’enquête sur cette gestion opaque des fonds Petrocaribe, en 2016 puis 2017. Créer donc une nouvelle commission d’enquête est perçu par beaucoup aujourd’hui comme une perte de temps, d’énergie et d’argent.

    Certains Haïtiens dénoncent ainsi l’initiative lancée par le Premier ministre comme étant une tentative de diversion. C’est le sentiment que partagent beaucoup de jeunes et de moins jeunes haïtiens sur les réseaux sociaux. Né sur Twitter, le mouvement Petrocaribe Challenge est sorti renforcé de la large mobilisation citoyenne du 17 octobre. La semaine dernière, les gens qui ont pris les rues du pays avaient certes répondu à l’appel lancé par les traditionnels groupes de l’opposition, mais beaucoup ont aussi simplement manifesté contre la corruption, sans appeler au départ du président Jovenel Moïse. Ces citoyens-là veulent maintenir la pression sur les autorités afin d’obtenir justice.

    Une nouvelle manifestation est déjà prévue le 18 novembre.

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