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    Amériques

    A la Une: l’appel à l’unité de Donald Trump

    media Des colis piégés ont été adressés à CNN et à plusieurs personnalités démocrates, dont Barack Obama et Hilary Clinton. Donald Trump a dénoncé des actes de «violence politique». REUTERS/Jonathan Ernst

    Le président américain a dénoncé des actes de « violence politique » suite aux colis piégés adressés à CNN et à plusieurs personnalités démocrates, dont Barack Obama et Hilary Clinton. Les médias américains commentent ce soudain changement de ton.

    Un dessin dans le Washington Post : on y voit Donald Trump, la bouche grande ouverte en train de hurler « nous devons nous unir » alors que sa chevelure s’embrase en forme de flamme. En clair, et c’est la légende de ce dessin : « son comportement en dit plus long que ses mots ».

    Et l’éditorialiste du journal de lister et de citer au cas par cas les propos du président américain depuis son élection à l’encontre des différentes personnes visées hier par des colis suspects : les journalistes de CNN, l’ancien directeur de la CIA John Brennan, le millionnaire démocrate George Soros, le procureur général Maxine Waters, et bien sûr, Hillary Clinton et Barack Obama. Le journal rappelle qu’il y a seulement quelques jours, lors d’un meeting au Texas, Donald Trump se moquait encore du slogan d’Hilary Clinton pendant sa campagne : « rester ensemble, quel stupide slogan », a-t-il dit. Une mauvaise citation, le slogan des démocrates était « plus fort ensemble », une idée proche de l’unité appelée de ses vœux par le président américain hier. « Si seulement il le pensait vraiment », écrit l’éditorialiste.

    Sur ABC News, hier soir, pendant le talk-show télé le plus suivi des États-Unis, « The View », la très populaire actrice afro-américaine Whoopi Goldberg s’est insurgée : « Dans notre pays, quand on se réveille le matin, on a le droit de dire ce qu’on pense sans risquer de recevoir chez soi une bombe ! On ne peut pas tolérer en tant qu’Américains d’avoir peur d’avoir une opinion. »

    Argentine : le budget d’austérité adopté hier par le Parlement

    L’objectif est de se conformer à l’accord conclu avec le FMI : parvenir à un déficit budgétaire zéro, alors que le pays est en pleine récession. Un vote qui a été émaillé de violences tout autour du Palais du Congrès. Beaucoup de photos dans les pages de tous les journaux argentins ce matin : des poubelles en feu, des manifestants qui lancent des pierres sur les forces de l’ordre, qui leur répondent à coup de gaz lacrymogène.

    Selon le quotidien Clarin qui soutient le président Mauricio Macri, les violences seraient dues à la forte présence parmi les manifestants de « groupes anarchistes et d’extrême gauche et à des syndicalistes radicaux ». Et le journal s’interroge : « le gouvernement savait que les choses allaient dégénérer, alors pourquoi n’a-t-il pas anticipé ? » Peut-être, dixit l’éditorialiste d’El Dia, parce que « la violence dessert le droit légitime de protester ».

    « Journée de fureur » à l’extérieur du Parlement, titre le quotidien Diario Uno qui raconte aussi les insultes, et comment le débat a viré à la foire d’empoigne à l’intérieur de l’Hémicycle. « Oui à la patrie, non pour devenir une Colonie » ont scandé les députés d’opposition. Une figurine à taille humaine de Christine Lagarde, directrice du FMI, a même fait son apparition dans les bancs.

    Honduras : Qui est le moteur de la caravane de migrants ?

    Dans la presse américaine, on s’interroge ces derniers jours sur le rôle d’un homme, Bartolo Fuentes, hondurien, présenté comme l’organisateur de la caravane de 7 000 personnes qui fait route vers les États-Unis.

    Militant des droits de l’homme, proche des mouvements d’opposition de gauche, il s’est engagé ces dernières années pour aider au rapatriement de cadavres de ces compatriotes, morts sur la route de l’exil.

    Il raconte sur UNE TV, une télé hondurienne, que son idée de faire converger différentes petites caravanes disséminées à travers le territoire en une grande marche, était initialement pensée comme un acte d’opposition au président Juan Orlando Hernandez, une manière de montrer les conséquences de sa politique, qui nie sinon accentue selon lui, la pauvreté et de la violence dans le pays. Une manière aussi de faire voyager les candidats à l’exil de manière groupée, et donc plus sûre. « Les organisateurs ne pensaient pas déclencher une tempête d’envergure internationale », analyse le New York Times.

    Bartolo Fuentes a été renvoyé du Guatemala vers son pays, le Honduras, alors qu’il accompagnait la caravane la semaine dernière.

    Colombie : audition de l’ex-otage des FARC, Ingrid Betancourt

    À Bogota, la Justice spéciale sur la paix mise en place par l’accord de paix de 2016 poursuit ses travaux. Mercredi les magistrats ont auditionné l’ex-otage Ingrid Betancourt. La Franco-Colombienne, aujourd’hui âgée de 57 ans, a passé 6 ans, 4 mois et 9 jours en captivité - de 2002 à 2008 - aux mains de la guérilla des FARC. Guérilla qui est aujourd’hui démobilisée.

    D’un côté sept magistrats. De l’autre un écran. Ingrid Betancourt qui vit à Paris a témoigné à distance. L’émotion était là. « Je vous demande de vous connecter à ma mémoire parce que le récit que je fais aujourd’hui est celui de ma descente aux enfers ».

    Pendant deux heures, l’ancien otage a raconté la peur, l’humiliation, les insomnies, les vexations subies et les coups. Tout cela, Ingrid l’avait déjà dit et écrit. Mais dix ans après sa libération, elle pleure encore en racontant son calvaire. « J’accuse les FARC de torture psychologique sur moi et ma famille ».

    Ingrid Betancourt qui a soutenu le processus de paix avec les FARC est-elle prête à oublier ? « Après tant d’années et après tant d’efforts pour pardonner, il y a des choses faites par des individus avec lesquelles je ne pourrais jamais me réconcilier ». Mais cette catholique veut croire que les êtres humains peuvent changer. Une des magistrates dans la salle peine elle aussi à retenir ses larmes : « C’est pour ce tribunal très important que vous avez accepté de parler ici, en contribuant ainsi à que se sache toute la vérité sur l’horreur, pour que plus jamais elle ne se reproduise ».

    Des extraits de l’audition retransmis sur les sites de la presse colombienne, qui ont fait des dizaines de milliers de vue.

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