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    Jean-Eric Branaa: «L’affaire des colis piégés va bénéficier à Donald Trump»

    media Un policier en faction devant la résidence d'Hillary Clinton, le 24 octobre 2018. REUTERS/Mike Segar

    Des colis piégés adressés en vague à des personnalités démocrates, notamment à l'ancien président Barack Obama et à l'ancienne secrétaire d'Etat Hillary Clinton, ont été interceptés mercredi aux Etats-Unis, où Donald Trump a dénoncé des actes inacceptables de violence politique. Pour Jean-Eric Branaa, chercheur à l’IRIS et spécialiste des Etats-Unis, en pleine campagne pour les élections à mi-mandat, cette affaire va profiter en premier à l’actuel président, Donald Trump.

    RFI : Jean-Eric Branaa, vous êtes maître de conférences à l’université de Paris II, chercheur à l’IRIS et spécialiste des Etats-Unis. Cette affaire de colis piégés, quelle conséquence pourrait-elle avoir sur les élections de mi-mandat aux Etats-Unis ?

    Jean Eric Brana : Tout le monde se doute qu’à douze jours des élections il va y avoir des conséquences. En réalité, on sait que lorsqu’il y a une affaire sécuritaire, c’est celui qui détient les clés de la sécurité qui l’emporte. Donc tout porte à croire que c’est en réalité Donald Trump qui va en bénéficier. Et lui-même semble en être persuadé, puisque dès hier (mercredi) il a pris de la hauteur. Il est devenu présidentiel et cela on ne l’attendait vraiment pas.

    Cette rupture qu’il y a eu dans le Wisconsin est une vraie surprise: il n’a attaqué personne hier soir, si ce n’est dénoncer encore une fois l’attitude des médias, qui, à son avis en font trop, s’emballent trop rapidement et exacerbent les passions. Là-dessus, on peut dire que depuis hier soir Donald Trump a tout juste une fin campagne pour pouvoir, effectivement, être celui qui va bénéficier principalement de tout ce qui est en train d’arriver.

    Vous parlez de rupture. Donald Trump a-t-il intérêt, selon vous, à se servir de cet événement dans sa campagne ?

    Justement, c’est là où est la rupture. Il ne s’en est pas servi. Il n’a quasiment pas dit un mot sur cette affaire. En tout cas, il a temporisé. Il a même dit un moment : « Vous avez vu ? Je deviens très sage », laissant aux démocrates le loisir, l’opportunité ou l’envie, de dénoncer ce qu’ils ont fait. On a entendu Andrew Cuomo, Hillary Clinton... En réalité, ils sont dans le mauvais rôle... alors que tout le monde a compris qu’il s’agit très certainement d’un cinglé qui envoie des bombes un peu partout. Qu’il soit animé par la rhétorique de Donald Trump, cela ne fait certainement aucun doute aussi. Mais pour autant, faut-il incriminer le président ? C’est la question que se poseront les électeurs au moment d’aller mettre leur bulletin de vote.

    Donald Trump demande donc aux médias de stopper les hostilités, la cible démocrate est clairement définie. D’après vous, est-ce que l’on peut s’attendre à encore plus de tensions quand même au sein de la société américaine ?

    Oui, je le pense et je pense qu’effectivement, après ces élections du 6 novembre et encore plus si la Chambre des représentants tombe comme c’est prévu, les tensions vont augmenter. Je crois même qu’on peut s’attendre à un « impeachment » (mise en accusation) du président et deux années très difficiles jusqu'à des élections qui seront encore plus difficiles en 2020.

    On avait connu 2016 dans le caniveau, 2018 est encore pire et 2020 devrait être l’horreur, certainement, au niveau électoral aux Etats-Unis.

    à (ré)écouter notre série: USA 2018: les élections de mi-mandat

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