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    Amériques

    Au Chili, 11 condamnations pour exécutions sommaires pendant la dictature

    media Mars 2002, le président chilien Ricardo Lagos fait de Juan Emilio Cheyre le chef des armées. AFP PHOTO STR / AFP

    Onze ex-militaires chiliens ont été condamnés vendredi 9 novembre 2018, en première instance, pour des crimes commis sous la dictature Pinochet, en 1973. Quinze opposants au régime militaire avaient été exécutés sans jugement, dans le nord du pays. Entre 1973 et 1990, la dictature de Pinochet a fait plus de 3 200 morts et disparus.

    Avec notre correspondante à Santiago du Chili,  Justine Fontaine

    Parmi les militaires condamnés, on trouve pour la première fois un ancien commandant en chef de l'armée, jugé coupable d'avoir dissimulé  ces exécutions, effectuées lors d'une opération de grande ampleur connue sous le nom de « caravane de la mort ». Il s'agit de Juan Emilio Cheyre, qui à l'époque était officier d'un régiment de La Serena, dans le nord du pays.

    En octobre 1973, quelques semaines après le coup d'Etat militaire contre le président socialiste Salvador Allende, 15 opposants sont exécutés dans cette ville, sans jugement préalable. Juan Emilio Cheyre et son supérieur hiérarchique dissimulent ensuite les faits, en envoyant à la presse de fausses informations. Ils affirment qu'il s'agissait d'« extrémistes » jugés par les tribunaux militaires.

    Juan Emilio Cheyre, plus haut poste de l'armée chilienne sous la démocratie

    La justice a considéré ce vendredi que les opposants avaient été exécutés uniquement pour des raisons idéologiques, et a condamné Juan Emilio Cheyre à trois ans de liberté surveillée, une peine réduite car le juge n'a pas pu déterminer s'il avait participé aux assassinats. Les autres accusés ont écopé de peines allant jusqu'à 15 ans de prison.

    C'est la première fois qu'un ancien commandant en chef de l'armée est condamné dans ce type de dossier. Car malgré son implication dans cette affaire, Juan Emilio Cheyre a ensuite occupé le plus haut poste de l'armée chilienne, après le retour à la démocratie. Le dictateur Augusto Pinochet, qui a commandité les assassinats, est mort en 2006 sans jamais avoir été jugé pour ces crimes.

    ► Écouter sur RFI : Comment la dictature est tombée par les urnes (Grand Reportage)

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