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    A Paradise, ville dévastée par le feu, Trump exprime sa «tristesse»

    media Donald Trump au milieu des ruines dans un camp de mobile-homes à Paradise, en Californie, entouré par le gouverneur de l'Etat, Gavin Newsom (g), et Brock Long, chef de l’Agence fédérale des situations d'urgence, le 17 novembre. REUTERS/Leah Millis

    Fumée épaisse, maisons en ruines, voitures calcinées : un spectacle de désolation attendait samedi Donald Trump à son arrivée à Paradise, petite ville presque totalement rasée par l'incendie le plus meurtrier de l'histoire de la Californie.

    Le visage grave sous sa casquette camouflage USA, le président américain, qui ne portait pas de masque malgré l'épaisse fumée qui enveloppe toujours la région, a constaté l'ampleur des dégâts aux côtés de la maire de Paradise, Jody Jones.

    « C'est très triste à voir », a-t-il déclaré après avoir passé une vingtaine de minutes dans un camp de mobile-homes, où seul un drapeau américain apportait une touche de couleur au milieu des cendres. « En ce qui concerne le nombre de morts, personne ne sait véritablement à ce stade, il y beaucoup de personnes portées disparues », a-t-il ajouté.

    Le « Camp Fire » a ravagé près de 60 000 hectares dans le nord de la Californie. L'incendie a fait 76 morts et plus de 1 000 personnes sont encore portées manquantes. Interrogé sur le fait de savoir si cette visite avait fait évoluer sa position sur le changement climatique, le président américain a répondu: « Non, non, j'ai un avis tranché. Je veux un super climat et nous allons l'avoir ».

    Le 45e président des Etats-Unis a plusieurs fois ouvertement mis en doute, au mépris du consensus scientifique, l'impact des activités humaines sur le changement climatique en cours.

    Dans le sud de l'Etat, près de Los Angeles, le « Woolsey Fire » a brûlé près de 40 000 hectares, dont une partie de la célèbre station balnéaire de Malibu, prisée des stars. Il a fait au moins trois morts. Près de 9 000 pompiers sont déployés sur les deux brasiers, qui ont entraîné l'évacuation de dizaines de milliers d'habitants, dont beaucoup n'ont pas encore été autorisés à regagner leurs foyers. L'essentiel des opérations de recherche des personnes disparues a lieu à Paradise, où vivaient de nombreux retraités qui n'ont pas réussi à fuir à temps.

    Dès les premiers jours de l'incendie meurtrier, Donald Trump a dénoncé la mauvaise gestion des forêts par les autorités du Golden State, oubliant que celles-ci sont en majorité sous le contrôle de l'Etat fédéral. Il a aussi menacé de couper les fonds fédéraux, alors que le Congrès a consacré un budget de 2 milliards de dollars à la lutte contre les incendies pour l'exercice budgétaire 2018.

    Samedi, juste avant son départ, il a de nouveau enfoncé le clou: « Il nous faudra de la gestion différente, je dis cela depuis longtemps ». Le réchauffement climatique a « peut-être un peu contribué » à la progression fulgurante des flammes, mais « le plus gros problème, c'est la gestion », avait-il expliqué la veille sur Fox News.


    Reportage : réactions dans un abri de Chico près de Paradise

    Avec notre envoyé spécial à Chico, Eric de Salve

    Devant l’écran installé dans son abri, Glay, retraité sinistré de Paradise, fulmine en écoutant Donald Trump en direct. Au milieu des cendres du feu le plus meurtrier de l’Etat, le président américain conseille aux Californiens de prendre exemple sur la Finlande, un pays qui selon lui n’a aucun problème d'incendies parce qu’il ratisse ses forêts. « Ici on est aux Etats-Unis, dit Glay. A Paradise ! Pas en Finlande ! Il ne comprend rien à l’écologie. Il croit encore que le réchauffement climatique n’existe pas. Et il dit que tout ça c’est de notre faute parce que nous ne nous occupons pas bien de nos forêts ! Il pense comme un enfant de 8 ans. »

    La Californie, Etat le plus anti-Trump des Etats-Unis. Pourtant, ce nord-californien pauvre et rural, dévasté par les feux, a largement voté pour lui en 2016. Cricket, institutrice, vit dans sa voiture depuis que sa maison de Paradise a brulé et cette visite de Donald Trump la réconforte : « Je suis contente qu’il soit ici. J’espère qu’il va comprendre les besoins des habitants de Paradise. Nous essayons de ne pas nous effondrer, mais nous n’avons même plus d’endroit où dormir. »

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