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    Amériques

    Chili: l'Araucanie de nouveau en ébullition après la mort d'un jeune Mapuche

    media Manifestation le 19 novembre 2018 pour demander la démission du ministre de l'Intérieur Andres Chadwick après la mort d'un jeune Mapuche le 14 novembre dernier. La police est mise en cause. Martin BERNETTI / AFP

    Une école et plusieurs maisons ont été incendiées dans la nuit de dimanche à lundi dans le sud du Chili, sans faire de blessés. Des incendies qui viennent s’ajouter à d’autres faits de violences matérielles, et manifestations ces derniers jours en réaction à la mort d’un indigène mapuche mercredi. Le jeune homme a été tué par balle en marge d'une opération des forces spéciales de la police, dans le sud du pays. Dans cette région, la plus pauvre du Chili, la principale ethnie indigène du pays demande la restitution de nombreuses terres leur ayant appartenu dans le passé. C'est dans ce contexte que ces forces spéciales sont déployées dans la région.

    de notre correspondante à Santiago,

    Les forces spéciales disent avoir agi dans le cadre d'un échange de coups de feu, après un vol de voitures. Mais la famille du jeune Mapuche parle d'une exécution extrajudiciaire. Les faits ont eu lieu dans la région rurale d'Araucanie, historiquement habitée par le peuple indigène mapuche, qui représente environ 9% de la population du Chili.

    Mercredi 14 novembre dans l'après-midi, les forces de l’ordre se lancent à la poursuite de plusieurs individus, après un vol de voitures. De nombreux coups de feu sont tirés. Camilo Catrillanca, un jeune Mapuche de 24 ans, reçoit une balle dans la nuque. Selon sa famille, il rentrait chez lui sur son tracteur après avoir travaillé dans les champs. Le ministre de la Justice a déclaré que le jeune homme n’avait semble-t-il «aucun lien avec le vol des véhicules», et la police n’a pas retrouvé d’arme sur lui ou près de son tracteur.

    Camilo Catrillanca militait pour que l'Etat chilien restitue à sa communauté des terres qui appartenaient à ses ancêtres. Ce dimanche, le ministère de l’intérieur a indiqué qu’un policier qui a participé à l’opération avait effacé la vidéo prise au moment des faits. L’homme et trois de ses collègues ont été mis à pied, et deux chefs régionaux des forces de l’ordre ont démissionné.

    Vives réactions après la mort du jeune Mapuche

    Une dizaine d’incendies criminels ont été recensés et des manifestations ont eu lieu ces derniers jours dans plusieurs villes du pays, et même des concerts de casseroles à Santiago hier lundi et avant-hier soir, en signe de protestation. L'affaire fait encore la Une des journaux, et les politiques de tous bords ont réagi.
    Le sénateur mapuche de centre-gauche Francisco Huenchumilla a déclaré que le gouvernement avait une « responsabilité politique » dans la mort du jeune homme. Il pointe notamment du doigt la création cette année d'un commando spécialisé au sein des forces de l'ordre chiliennes.

    Un commando qui s’est entraîné auprès de l’armée colombienne, habituée à la lutte contre les Farc et autres groupes armés liés au trafic de drogue. Une réalité loin de celle du Chili, ce qui fait dire à l'opposition de gauche que le gouvernement n'a fait qu'envenimer les choses, en militarisant la région pour répondre à un conflit qui est avant tout social selon eux. Ils rappellent aussi que plusieurs autres jeunes Mapuches ont été tués par la police dans le passé, alors qu’ils occupaient des terres revendiquées par leur communauté.

    Une affaire qui fragilise le gouvernement

    Dans un premier temps, le ministre de l’Intérieur a dit soutenir les forces de l’ordre et leur droit à se défendre si elles sont attaquées. Le président de droite Sebastian Piñera a souhaité que toute la lumière soit faite sur la mort de Camilo Catrillanca, et affirmé que le gouvernement «ne tolérera pas que la police sorte du cadre de la loi».

    Cette affaire fragilise le gouvernement, qui avait lancé en septembre un grand plan pour la région, avec, entre autres mesures, 8 milliards de dollars d’investissements publics d’ici à 2026, et la reconnaissance des peuples indigènes dans la Constitution.

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