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    Bolivie: manifestations contre la candidature d’Evo Morales à la présidentielle

    media Un manifestant s'est crucifié devant le Tribunal suprême électoral qui a autorisé au président Evo Morales de briguer un 4e mandat, à La Paz, le 5 décembre 2018. REUTERS/David Mercado

    De nouvelles manifestations se sont déroulées mercredi en Bolivie contre Evo Morales, le président. Les rues sont bloquées pour protester contre sa candidature à la prochaine présidentielle, l’an prochain. Une année électorale qui débute au milieu de très vives tensions.

    Avec notre correspondante à La Paz Alice Campaignolle

    Les rues de La Paz et de la plupart des villes du pays sont bloquées par des manifestants qui protestent contre une nouvelle candidature d’Evo Morales à la prochaine présidentielle.

    En octobre 2019 les Boliviens retourneront aux urnes pour élire un nouveau président. Ils avaient, en février 2016, dit « non » lors d’un référendum qui leur demandait si Evo Morales, l’actuel président, pouvait se présenter à un 4e mandat. Eh bien, pourtant le chef de l’Etat se représentera bien. Le Tribunal suprême électoral (TSE) vient d’approuver son inscription pour les primaires. Voilà ce qui a causé cette fois-ci la grogne des citoyens.

    « Une démocratie en danger », « Nous ne voulons pas vivre en dictature ». Voilà ce que l’on entend aujourd’hui dans les rues. Certains mêmes se sont crucifiés, au sol, devant le Tribunal suprême électoral.

    « Cette crucifixion est une méthode pour protester contre la décision du Tribunal électoral qui va à l’encontre et de la Constitution et de notre vote du 21 février 2016 », dit une manifestante.

    Le Mouvement pour le socialisme, le parti d’Evo Morales, fait la sourde oreille. Selon ses militants « le peuple réclame Evo ».

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