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    Brésil: les principaux défis du nouveau président Bolsonaro

    media Le président brésilien Jair Bolsonaro lors d'une conférence de presse avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, à Rio de Janeiro le 29 décembre 2018. Leo CORREA / POOL / AFP

    Un nouveau chapitre s’ouvre au Brésil : mardi 1er janvier 2019, Jair Bolsonaro prend ses fonctions de président. C’est la première fois depuis le retour à la démocratie, dans les années 1980, que le Brésil sera gouverné par un président d’extrême droite. Homophobe, raciste et misogyne, l’ancien militaire provoque à la fois le rejet et l’admiration. Alors que ses opposants craignent pour la survie de la démocratie, ses partisans espèrent que le nouveau président mettra un terme à l’insécurité et à la corruption.

    Jair Bolsonaro doit d’abord satisfaire les attentes de ses électeurs. Donc, respecter les engagements pris durant sa campagne. « Ce nouveau gouvernement sera jugé sur sa capacité de résoudre les trois grandes causes qui ont permis l’élection de Jair Bolsonaro, explique le politologue Alfredo Valladão, spécialiste du Brésil. D’abord l’immense crise économique, peut-être la plus dure que le pays n’ait jamais connue, puis une corruption généralisée et surtout la violence urbaine. Au cours des derniers dix ans, il y a eu 550 000 Brésiliens tués. Soit presque le double de la Syrie. »

    M. Bolsonaro aura-t-il une majorité pour son programme ?

    Pour combattre la violence, Jair Bolsonaro souhaite faciliter le port d’armes pour tous les citoyens, entre autres. Pour en finir avec la corruption, il compte sur l’ancien juge Sergio Moro – celui qui a mis l’ancien président Lula en prison et qui sera son ministre de la Justice. Et quant à la relance de l’économie, Bolsonaro a mis en place une équipe libérale sous l’égide du « Chicago Boy » Paulo Guedes.

    Reste à savoir s’il aura une majorité pour appliquer ces décisions. D’après Alfredo Valladão, il pourra rassembler des majorités pour gouverner, mais ce seront des majorités instables.

    « Il y a 30 partis au Congrès. Et le PSL, le parti de Jair Bolsonaro, n’a que 11% des sièges. Tout comme le Parti des travailleurs, analyse-t-il. Je crois que pour chaque initiative, pour chaque vote, il faudra créer des majorités. Et il sera obligé de négocier avec chaque député. Environ la moitié des députés ont été élus pour la première fois et ils ne seront pas très disciplinés au sein de petits partis, qui ne pèsent pas lourd. » Selon le spécialiste, ce sera une « négociation ».

    Si M. Bolsonaro a modéré son discours, beaucoup craignent toujours une dérive autoritaire

    L’opposition de gauche et les militants des droits de l’homme craignent une dérive autoritaire au Brésil. Ils citent de nombreux propos violents que Jair Bolsonaro a tenus par le passé. Par exemple, il disait qu’il préférait voir son fils « mort » plutôt qu’homosexuel. Mais force est de constater que depuis son élection le 28 octobre dernier, il a modéré son discours. Il a déclaré lors d’une cérémonie devant le Tribunal supérieur électoral (TSE) : « À partir du 1er janvier, je serai le président de 210 millions de Brésiliens. Je gouvernerai au bénéfice de tous, sans distinction d'origine sociale, de race, de sexe, d'âge ou de religion. »

    Des propos qui ne rassurent pas pour autant Frei Betto, frère dominicain engagé à gauche, auparavant emprisonné sous la dictature. « Je pense qu’il est un danger pour la démocratie, car les institutions ont déjà démontré leurs faiblesses. Jair Bolsonaro a commis une série de crimes pendant la campagne présidentielle : il a fait l’apologie de la torture. Il a offensé les Afro-Brésiliens et les indigènes. Et la justice n’a pas du tout réagi. Elle s’est au contraire montrée complice de ce comportement », a-t-il expliqué. Il a ajouté qu’il comptait entrer en « résistance ».

    Une première affaire de corruption ?

    Ce qui est sûr, c’est que l’image du « Monsieur propre » que Jair Bolsonaro met en avant est désormais écornée par une première affaire, qui concerne directement son fils. Les autorités ont relevé des mouvements suspects de près de 1,2 million de reais (environ 270 000 euros), sur le compte d'un des collaborateurs de ce dernier.

    Par conséquent, y a-t-il un risque que les promesses de réformes soient vite oubliées ou bloquées ? « Oui, explique Alfredo Valladão, Je crains que, finalement, rien ne se fasse et qu’on passe encore quatre ans dans l’immobilité, à descendre dans le trou. Mais il y a un proverbe qui dit que le Brésil est trop grand pour tomber dans le trou ». Selon le politologue, le nouveau président bénéficiera d’un état de grâce qui ne dépassera pas les six mois. Sans quoi, il pourrait se retrouver dans un bourbier d’intérêts particuliers qui empêcheraient toute réforme.

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