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    Trump ne bouge pas sur le mur, le bras de fer budgétaire se poursuit

    media Le président américain Donald Trump à la Maison Blanche à Washington, le 2 janvier. REUTERS/Jim Young

    Au 12e jour du « shutdown », les discussions ont de nouveau été stériles mercredi à Washington. Donald Trump s'est montré inflexible sur le mur qu'il veut édifier à la frontière avec le Mexique, ses adversaires démocrates ont réaffirmé leur refus catégorique de le financer.

    « Cela pourrait durer longtemps », a lancé à propos de la paralysie partielle de l'administration fédérale le président américain, qui a convié les responsables des deux bords à une nouvelle rencontre vendredi.

    A la veille de la mise en place du nouveau Congrès - le 116e de l'Histoire - où les démocrates contrôleront désormais la Chambre des représentants, les deux camps ont continué à se renvoyer la balle sans bouger d'un iota.

    A l'issue d'une réunion à la Maison Blanche, Chuck Schumer, chef des sénateurs démocrates, a déploré que le président et les élus républicains prennent les Américains « en otage ».

    Débat complexe sur l'immigration

    Donald Trump réclame plus de 5 milliards de dollars pour édifier son mur afin de lutter contre l'immigration clandestine. Ses adversaires politiques s'y opposent, jugeant que le « magnifique mur » vanté par le magnat de l'immobilier n'est en aucun cas une réponse adaptée au débat complexe sur l'immigration.

    Concrètement, les démocrates présenteront jeudi à la Chambre des représentants un texte que l'équipe Trump a par avance rejeté. Nancy Pelosi, prochaine speaker démocrate de la Chambre des représentants, a en effet proposé d'adopter les budgets de la plupart des administrations jusqu'au 30 septembre tout en ne finançant que jusqu'au 8 février le budget sensible du département de la Sécurité intérieure, qui supervise notamment la sécurité des frontières.

    Mais Sarah Sanders, porte-parole de l'exécutif américain, a d'ores et déjà averti que cette démarche était vouée à l'échec car « elle ne garantit pas la sécurité aux frontières » et « place les besoins d'autres pays au-dessus » de ceux des citoyens américains. Les républicains ont toujours le contrôle du Sénat mais toute loi budgétaire devant être adoptée par 60 voix sur 100 à la chambre haute, ils ne peuvent se passer des démocrates.

    Le «shutdown» coûte plus d'un milliard de dollars par semaine

    Depuis 12 jours, un quart de l'administration fédérale est au chômage technique. La fermeture partielle affecte de nombreux ministères, seuls ceux de la Défense et de la Santé ne sont pas concernés. Dans tout le pays, les musées et les parcs nationaux sont fermés, dans les prisons, les gardiens sont en sous-effectifs, les tribunaux tournent au ralenti, et la police des frontières ne peut répondre aux plus de 2 000 demandes d'asile quotidiennes.

    Sur les 4 millions de fonctionnaires américains, 800 000 d'entre eux sont directement concernés. Parmi eux,  380 000 ont été mis en congé sans solde et les 420 000 restants sont tenus de travailler sans être payés. Pour leur venir en aide l'agence en charge des fonctionnaires demande à leurs propriétaires et à leurs banques d'alléger leurs loyers ou leurs remboursements de prêts le temps que durera le « shutdown ».

    Ce bras de fer entre la présidence et le Congrès qui entraîne la paralysie d'une partie de l'activité économique représente un coût. L'agence Standar and Poor's  évalue l'impact sur la productivité à 1,2 milliard de dollars par semaine.


    Nouveau congrès sur fond de «shutdown»

    Le nouveau congrès américain, issu des élections de mi-mandat entre en fonction ce jeudi, alors que se poursuit la paralysie de l’administration fédérale faute de budget. Les démocrates qui prennent le contrôle de la Chambre des représentants comptent bien batailler contre la Maison Blanche et le Sénat. A la chambre, la nouvelle promotion d’élus multiplie les premières.

    Avec notre correspondante à Washington,   Anne Corpet

    C’est une chambre des représentants plus diverse et plus féminine qui va faire sa rentrée. Cent vingt-six femmes y siégeront désormais, un record, même si les hommes continuent d’occuper les trois quarts des fauteuils. La chambre comptera beaucoup plus d’élus issus des minorités : plusieurs Etats envoient pour la première fois des femmes noires pour les représenter.

    Deux Etats, le Kansas et le Nouveau Mexique ont élu pour la première fois des Amérindiennes à la chambre et deux femmes de confession musulmane siégeront aussi pour la première fois au Congrès. L’une est d’origine somalienne et a fui la guerre civile, l’autre est américano-palestinienne. L’Hispanique Alexandria Ocasio Cortez, ancrée à gauche et très active sur Twitter, sera, à 29 ans, la plus jeune du Congrès.

    Autre nouveauté, cette fois dans les rangs républicains, avec l’arrivée du frère du vice-président Mike Pence: Greg Pence disputait son premier scrutin sur un programme très conservateur et occupera le siège autrefois détenu par son cadet.

    Enfin à noter au Sénat, l’arrivée de Mitt Romney, ancien candidat à la présidence, et qui se présente d’emblée comme le visage de l’opposition républicaine à Donald Trump. Dans une tribune publiée à la veille de la rentrée, il a déclaré que le président n’était pas à la hauteur de la fonction.

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