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    Amériques

    A la Une: la volte-face du procureur général péruvien

    media Les procureurs Rafael Vela (G) et Jose Domingo Perez destitués par le procureur général Pedro Chavarry ont finalement retrouvé leurs fonctions, ce mercredi 3 janvier 2019. ©ERNESTO BENAVIDES/AFP

    Sous pression de toutes parts, le procureur général Pedro Chavarry est revenu sur sa décision de destituer deux procureurs spéciaux en charge d’enquêtes sur le scandale de corruption Odebrecht. Les deux hommes limogés le 31 décembre ont finalement retrouvé leurs fonctions ce mercredi.

    Certains journaux se rangent aujourd’hui avec vigueur du côté des manifestants qui réclament la démission du procureur général. A l'instar de Peru21 qui écrit : « Pedro Chavarry n'a pas la sagesse de renoncer à son poste. Au contraire, il s'accroche au pouvoir et s'enfonce dans la boue. Le bureau du procureur doit retrouver la confiance des citoyens. Et pour cela la démission du procureur de la Nation devient urgente. Comme souvent dans notre histoire, le pouvoir de changer les choses appartient encore une fois à la rue ».

    Dans ce contexte, certains éditorialistes saluent l'action du président péruvien Martin Viscarra de saisir le Congrès. Le quotidien El Commercio estime par exemple que « dans une situation où une institution si importante que le Ministère public se montre incapable d'accomplir ses fonctions, il est fondamental que les autorités élues veillent à ce que l'intérêt des citoyens soit respecté ».

    Mais ce n'est pas l'avis de tout le monde. Le journal Expreso réclame, au contraire, la destitution du président Viscarra pour sa « tentative de main mise politique » sur la justice « dont l'indépendance est inscrite dans la Constitution ».

    Aux États-Unis, les nouveaux élus font aujourd'hui leur rentrée au Congrès à Washington.

    Toute la presse outre-Atlantique parle de celle qui va reprendre la tête de la Chambre des représentants: Nancy Pelosi, « cette icône du pouvoir féminin » comme la qualifie le New York Times. Car, comme le rappelle Françoise Coste, maître de conférences à l'université de Toulouse, Nancy Pelosi ne sera pas à son premier essai sur le poste de speaker de la Chambre.

    « Elle a déjà été speaker de 2007 à 2011, et donc durant les deux dernières années de George W. Bush et les deux premières années de Barack Obama. C’était la première fois qu’une femme était présidente de la Chambre des représentants. Et elle s’est révélée très fine tacticienne. C’est en partie à elle que l’on doit le passage d’Obamacare, puisque c’est elle qui avait tenu les troupes démocrates pour soutenir cette réforme du système de santé. Pour les années à venir, son principal problème sera sans doute d’ordre personnel : elle est plutôt âgée, elle a 78 ans. Et on sent que ça piaffe derrière elle dans les rangs des démocrates. Et donc elle a promis qu’au bout de quatre ans maximum elle passera la main ».

    Mais son âge n'a pas que des désavantages, estime le New York Times. « A l'ère de #MeToo, Nancy Pelosi, mère de cinq enfants et neuf fois grand-mère, incarnera l'opposition à un président qui a gagné son entrée à la Maison Blanche en dénigrant les femmes et après avoir acheté le silence d'une ancienne playmate et d'une actrice porno ».

    Les quatre années qui attendent Nancy Pelosi ne seront pourtant pas faciles. C'est en tout cas l’analyse du Washington Post. Le journal parle d'un « chapitre à l'issue imprévisible » qui s'ouvre pour la présidente de la Chambre. Une femme, constate le journal, « qui respecte la fonction présidentielle mais pas l'homme qui l'occupe actuellement ». Dans une tribune, publiée par USA Today, Nancy Pelosi elle-même promet que la nouvelle majorité démocrate à la Chambre « restaurera la transparence, les principes éthiques et l'unité ».

    Mike Pompeo en visite éclair en Colombie

    Le secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo, était en Colombie hier, où il a rencontré le président Ivan Duque. « L'un des sujets prioritaires de leur entretien de 40 minutes a été la crise au Venezuela », fait savoir Semana. « Lors d'une déclaration commune à la presse, les deux hommes ont affirmé leur volonté d'isoler diplomatiquement le régime de Nicolas Maduro et de restaurer l'ordre constitutionnel dans ce pays », poursuit le journal. « Ivan Duque a appelé les pays latino-américains qui partagent les valeurs démocratiques à ne pas reconnaître la légitimité du gouvernement vénézuélien. Nicolas Maduro doit en effet prêter serment le 10 janvier prochain pour un deuxième mandat, après une élection largement contestée par la plupart de la communauté internationale ».

    Mais la première préoccupation des Américains reste encore et toujours la lutte anti-drogue. Le quotidien El Espectador rappelle que les États-Unis soutiennent depuis des décennies les pays latino-américains pour éradiquer les narco-cultures. « Et parmi toutes les Nations qui bénéficient de ce soutien, la Colombie est celle qui a reçu le plus de moyens financiers au 21e siècle. Cet argent », poursuit le journal, « est investi dans l'achat d'armement, dans des entraînements des unités spéciales anti-drogue, dans des opérations et les renseignements. Pourtant l'efficacité de cet appui demeure plus que questionnable. En 2017 », rappelle le quotidien, « la Colombie a enregistré une augmentation record de la superficie des narco-cultures et notamment celle des plantations de coca. L'ONU les estime à 171 000 hectares ce qui fait de la Colombie toujours le premier producteur mondial de la cocaïne ».

    Face à cette augmentation des narco-cultures, Mike Pompeo a exprimé la préoccupation de l'administration américaine. Il a cependant promis que Washington et Bogota ne baisseront pas les bras. Le secrétaire d'État américain et le président colombien ont annoncé vouloir réduire de moitié la superficie des plantations d'ici 2023, rapporte El Espectador.

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